22-01-2012
PYG @ Ploemeur (l'Oceanis) - 21•01•2012 [live report]
C'est sur ses terres, à PLOEMEUR dans le Morbihan, que le Projet Yvan Guillevic (PYG) donne ce samedi son premier concert pour défendre "End of the World", son premier album sorti il y a un peu plus de six mois (chronique ici).
Si le groupe est rompu à la scène, ses membres oeuvrant pour la plupart dans EMPTY SPACES, populaire tribute band au Floyd, ainsi que dans le BBB, tribute band à Gary Moore, Yvan GUILLEVIC nous apprend à notre arrivée que les événements se sont ligués contre PYG durant les répétitions. En effet, c'est toute la section rythmique du groupe qui est absente ce soir ! Bernard Clémence (basse), bien que présent, porte un plâtre au bras droit, alors que le batteur Julien Oukidja est depuis 48h au fond de son lit terrassé par une forte fièvre ! C'est donc dans une configuration inédite que le groupe se présente ce soir, avec Florent Tabouret à la basse, et Patrick Boileau à la batterie. Ce dernier, recruté 48h plus tôt sur les conseils de Pat O'May, a donc appris plus d'une quinzaine de titres en deux jours. On imagine fort bien la tension montant dans les minutes précédant le concert, alors que CIRCUS VOLTAIRE, jeune quatuor vannetais, chauffe la salle avec ses compositions teintées grunge et la fougue de la jeunesse.
Courte pause, et les quelques centaines de spectateurs présents se massent devant la scène pour fêter l'arrivée des héros de la soirée. PYG est en terrain de connaissance et le public lui est acquis. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Car PYG est composé de professionnels ultra-performants, tous mus par la même passion, et soudés autour d'Yvan et son projet. Les conditions sont idéales. Yvan n'est pas homme à supporter l'approximation. Le groupe a travaillé dur et ça s'entend. Dès les premières mesures de "Prisoners of a world", avec un son puissant et cristallin, des lumières sophistiquées, des sourires sur le visage des musiciens, il ne fait aucun doute que la soirée va être somptueuse.
Si l'album "End of the World'" avait séduit par ses sonorités et influences 80's assumées, la production manquait d'un peu de niaque et de guitares rythmiques, et les parties de chants étaient un poil trop appliquées pour les oreilles de votre serviteur. Ces trois légères "déceptions' sont balayées sur scène de manière époustouflante ! La présence d'un second guitariste en la personne de John Chaussepied, et l'énergie et le talent de Morgan Marlet et Nelly Le Quilliec qui se partagent le chant, transcendent l'ensemble. Ce sont ces deux derniers qui impressionnent le plus, se révélant de véritables contrepoids à la guitare d'Yvan, toujours aussi inspirée et ébouriffante.
Baigné dans les synthés atmosphériques de Jean-Noël Rozé, sorte de man in black surplombant la scène, le groupe déroule avec une conviction évidente l'intégralité de "End of the World", dans des ambiances tour à tour Floydiennes ou Queensrÿchiennes, sous des lights élaborées.
Deux podiums de part et d'autre de l'avant de la scène accueillent à tour de rôle les deux guitaristes et les deux chanteurs.
La mise en scène est réglée comme du papier à rock-music, et seul Yvan Guillevic peine à s'écarter de la batterie distillant par des gestes occultes quelques savantes indications à son batteur d'un jour. Sept musiciens, ça meuble !
Deux podiums de part et d'autre de l'avant de la scène accueillent à tour de rôle les deux guitaristes et les deux chanteurs.
La mise en scène est réglée comme du papier à rock-music, et seul Yvan Guillevic peine à s'écarter de la batterie distillant par des gestes occultes quelques savantes indications à son batteur d'un jour. Sept musiciens, ça meuble !
La soirée passe à vitesse grand V et l'épreuve du live magnifie les morceaux. Le groupe est en cours d'écriture du second album, et trois nouveaux titres sont livrés au cours du set. Un premier nappé de synthés au refrain accrocheur ("We live, we die"), un second au gros son rock sur lequel plane l'ombre de Billy Idol ("Hey Woman !"), et enfin la ballade qui manquait à l'arsenal de PYG, s'étirant en un long solo que n'aurait probablement pas renié Gary Moore.
Nelly et Morgan mettent le feu, se soutenant vocalement l'un l'autre, ou s'affirmant en solo alternativement dans des prouesses vertigineuses, avec une puissance et une justesse qui forcent le respect et l'admiration. Bluffant !
Alors que l'intégralité des morceaux de PYG a été joué, Pink Floyd toujours tapi en embuscade, le groupe se lance dans une longue version majestueuse de "Comfortably Numb".
Le public est sous le choc. Le groupe aussi, heureux de ce pari gagné, et sort de scène radieux et ravi.....avant de se rendre compte qu'il a oublié de jouer "New hope", le dernier morceau de "End of the world" !
Il revient donc sur scène quelques secondes après l'avoir désertée et alors même que la poussière n'a pas eu le temps de se déposer au sol,.... et termine en beauté cette soirée en enchaînant à ce nouvel espoir, une version classieuse de "Another brick in the wall pt 2".
Le public est sous le choc. Le groupe aussi, heureux de ce pari gagné, et sort de scène radieux et ravi.....avant de se rendre compte qu'il a oublié de jouer "New hope", le dernier morceau de "End of the world" !
Il revient donc sur scène quelques secondes après l'avoir désertée et alors même que la poussière n'a pas eu le temps de se déposer au sol,.... et termine en beauté cette soirée en enchaînant à ce nouvel espoir, une version classieuse de "Another brick in the wall pt 2".
Quelle excellente soirée, avec un groupe qui pourtant n'a fait qu'un album et commis aucun tube ! Une tournée devrait suivre dans les prochains mois, un peu partout en France.
Nous ne saurions trop vous recommander de suivre l'affaire de près, tant ce mélange de métal et rock mélodique estampillé 80's, la guitare envoutante, le chant mixte puissant, le professionnalisme efficace et la passion contagieuse de PYG vous procureront deux heures de bonheur !
A Ploemeur, samedi, la fête était totale.
(et un grand merci à Alain Boccou qui nous a fourni ces quelques témoignages photographiques pris sur le vif)
(et un grand merci à Alain Boccou qui nous a fourni ces quelques témoignages photographiques pris sur le vif)




























































