SEPARES A LA NAISSANCE (7)

Alors ? Plagiat ou coïncidence ? A vous de juger !

(Merci à christian L. de Hardforce qui a tenu à garder l'anonymat) Et dorénavant, on vous donne les dates des titres pour vous aider !


LYNYRD SKYNYRD (1973)
Vs.
SCORPIONS (1979)



SCORPIONS @ Brest (Penfeld) - 07•04•2012 [photo report]

En complément du live-report publié ci-dessous, voici quelques souvenirs visuels de cette soirée en compagnie des SCORPIONS ! (A vous de les reclasser dans l'ordre chronologique ! Have fun with Hardforce !)





























SCORPIONS @ Brest (Penfeld) - 07•04•2012 [live report]


30 ans qu'ils n'étaient pas venus dans la cité du Ponant ! Les désormais VRP du metal teuton qui n'en finissent pas de dire adieu faisaient étape à BREST samedi 07 avril, dans le même hangar (que certains appellent également Parc des expositions) qui les avait accueillis en 1982, à l'époque glorieuse de « Blackout ». Il y a fort à parier que nombre de quadras et quinquas présents ce soir étaient là à leur adolescence. SCORPIONS traverse la France dans toutes les diagonales depuis bientôt deux ans, et leur devise semble être « Si tu ne viens pas à nous, SCORPIONS viendra à toi ! ». Le pari s'avère jusqu'à présent globalement gagnant, même si l'âge est là et que la santé des membres du groupe leur joue parfois des tours. Alors qu'ils sont passés depuis moins d'un an dans de nombreux recoins du grand ouest (Hellfest et Vieilles Charrues 2011, Nantes) et notamment dans les jours mêmes qui précèdent cette soirée (hier à Rennes, en début de semaine à Caen, le 1er à Nantes), le concert s'il n'affiche pas complet rassemble malgré tout environ 6000 personnes selon les organisateurs (et autant selon la police).

Par leur hard-rock teinté AC/DC, les narbonnais d'ELECTRIC DUCKS sont parfaits pour chauffer une salle restée majoritairement bloquée au début des années 80, et s'en sortent avec brio. La salle se remplit, les héros du jour sont attendus.

Vers 21 heures, les lumières s'éteignent et la foule exulte !

Aller voir SCORPIONS en concert, c'est un peu comme le repas dominical que l'on va prendre chez sa vieille maman. On y va avec plaisir, on sait ce qu'on va manger, et l'on sait également qu'elle va nous ressortir de vieux albums photo pour nous remémorer de bons moments. Mais on sait aussi que maman n'est pas toujours en forme. Qu'elle faiblit parfois, et que dans ces moments elle est alors capable d'oublier d'assaisonner le rôti, de cramer les pommes de terre, et même d'oublier le fromage. Mais c'est maman et on l'aime. On lui pardonne tout. Et on passe de si bons moments ensemble. Et puis elle est tellement souriante.

Les SCORPIONS étaient souriants à BREST. Mais ils ont foiré l’assaisonnement et oublié le fromage.

Samedi soir, nous avons vu le SCORPIONS de « Send me an angel », mais pas celui de « Dynamite ».

Mais les fans étaient ravis. Klaus Meine a chanté juste, malgré quelques difficultés à tenir la note. Rudolf Schenker a beaucoup couru la bouche ouverte. Matthias Jabs a été parfait, même si ce n'est pas le plus merveilleux des solistes. Pawel Maciwoda a joué besogneux et concentré. James Kottak, et bien,... James Kottak !

Le concert démarre sur les chapeaux de roue avec « Sting in the tail », « Make it real » et « Is there anybody there ». Rudolf et Matthias courent dans tous les sens, et notamment sur cette avancée d'une dizaine de mètres qui les mène au cœur de la foule. Le son est clair et puissant. Les sourires sont sur les visages, tant des spectateurs que du groupe. Et le groupe poursuit sa setlist habituelle, « The zoo », « Coast to coast », « Loving you sunday morning ».

A ce stade du concert, le fan endurci est quelque peu mitigé. Certes les morceaux joués sont piochés dans les albums mythiques de la deuxième vie de SCORPIONS, « Lovedrive » et « Animal Magnetism », mais où sont justement les « Lovedrive », « Another piece of meat », « Can't get enough »,.... les morceaux les plus relevés de ces albums ? On se dit que ça va venir.

Que nenni ! Le groupe se pose alors pour nous livrer un quart d'heure de repos après ce début tonitruant. Jugez plutôt : « The best is yet to come », « Send me an angel », « Holiday » puis « In Trance ».... La ménagère de plus de cinquante ans est au bord des larmes. Le rocker rebelle est K.O. debout. Mais ils sont si sympa les SCORPIONS.

Le groupe, légèrement assoupi après un tel concentré de mièvrerie (car « In trance » sans Uli Roth, ça le fait quand même moins), tente de se reprendre progressivement en lançant un « Raised on rock » issu du dernier album et clone de « Rock you like a hurricane » convaincant, suivi d'un « Tease me, please me » entrainant à souhait. Le fan averti sait que c'est à ce moment que le groupe balance un « Dynamite » des familles. Or, stupéfaction, le groupe quitte la scène et laisse James Kottak se lancer dans son solo de batterie, cette dernière ornée pour l'occasion d'un magnifique gwen-a-du lancé par le public. Ce solo, techniquement, n'a rien de renversant, si ce n'est que sa batterie surélevée se trouve sur une plateforme mouvante suspendue à des chaînes, mais la vidéo qui l'accompagne, diffusée sur les trois écrans géants en fond de scène, est d'un humour ravageur, James Kottak se retrouvant dans des scènes issues des différentes pochettes du groupe (« Humanity Hour 1 », « Fly to the rainbow », « Lovedrive », « Animal Magnetism », « Love at first sting », « Blackout », « Crazy world », « Pure instinct »). Le groupe revient alors sur scène et interprète un « Blackout » un peu poussif, mais qui a le mérite de réveiller l'assistance. On se dit alors qu'il a profité du solo de batterie pour reprendre ses forces.


Que nenni ! Tout le monde s'éclipse à nouveau pour laisser Matthias Jabs seul à l'extrémité de l'avancée pour un solo de guitare que l'on qualifiera de....peu intéressant (par charité).


A l'issue de ce solo, le groupe au complet revient interpréter un « Big city nights » et.....c'est fini !

On attend alors le premier rappel avec les titres qui ont assuré auprès du grand public français la popularité de SCORPIONS, à savoir « Still loving you » et « Wind of change ». Le groupe interprète ceux-ci de manière convaincante. Et l'on surprend même Matthias Jabs à prendre un plaisir non feint à jouer ce dernier morceau, ce qui fait quelque part chaud au cœur, quand on sait qu'il a dû le jouer un nombre incalculable de fois et que ce n'est pas vraiment ce qu'ils ont fait de mieux. Autour de nous, les visages sont épanouis et l'on sent l'importance que ces morceaux revêtent pour une tranche d'âge qui a baigné dans les mélodies de ce groupe. La popularité de SCORPIONS est indéniable. Et indiscutable. Ces types là ont touché les gens à un moment. Et leur public leur est acquis. Ils font partie des grands.

Les premières notes de « Rock you like a hurricane » résonnent alors dans la halle de Penfeld, et le public est visiblement aux anges, reprenant en choeur les paroles. Le groupe se retire en remerciant Brest et la France ! Le public lui fait une longue ovation, car il sait que le groupe revient invariablement chaque soir dire un dernier adieu avec « When the smoke is going down ».

Que nenni ! Les lumières se rallument. Le show est fini. Pas de dernier rappel.

Quand on pense qu'il y a cinq ans, pour la tournée « Humanity Hour 1 », SCORPIONS jouait près de 2h30 et bénéficiait de la participation sur scène d'Uli Jon Roth, puisant allègrement dans son répertoire des années 70, pour un show faisant la part belle aux morceaux les plus rapides.... Le groupe naviguait alors encore dans les eaux territoriales du metal. Times, they are a-changin' !


Ce weekend, maman n'avait pas trop la forme. Mais elle était contente de nous voir. Elle a tout fait pour nous faire plaisir malgré sa fatigue. On lui pardonne tout à maman. Mais à chaque fois qu'on la voit, elle nous rappelle inconsciemment que le temps passe, et qu'on ne peut pas éternellement être et avoir été.

Remerciements à Olivier Garnier (Replica)



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