31-03-2012
LETZ ZEP @ Toulouse (Casino - Théâtre Barrière) - 06•02•2012 [live-report] par Phil Dynamo et David Torres
Ce soir, nous sommes loin des revues à plumes... C’est grosses guitares au Casino-Théâtre Barrière. En tournée avec une dizaine de dates en France, LETZ ZEP fait escale dans la ville rose.LETZ ZEP ? Y sont pas morts ceux-là ? Non, non. C’est pas Led Zep, mais LETZ ZEP. Une bonne occasion d’aller écouter la musique du dirigeable avec, sur le papier, le meilleur "tribute band" du groupe de Page et Plant. Ils ont même été invités par les vrais à jouer lors de la sortie de "Mothership" en 2007.
Robert Plant a dit d’eux, et en particulier de Billy Kulke, le chanteur : "J’y suis allé, je me suis vu.".
Autant dire que c’est avec beaucoup de curiosité et pas trop d’à priori que nous sommes allés nous asseoir dans les fauteuils en presque cuir de la grande salle du Casino, juste à hauteur de la scène, après avoir foulé une épaisse moquette.
Le public ? Pas très metal. Plutôt le genre de personnes ayant écouté ça dans leur jeunesse et qui se font une soirée revival, les pétards en moins.

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
La salle est pleine, tous les fauteuils ont trouvé preneurs, les spectateurs sont accompagnés par des ouvreuses. Pas très rock’n’roll tout ça.
Les lustres remontent, les lumières s’éteignent et LETZ ZEP entre en scène. C’est parti !
Une intro de bûcheron à la batterie, c’est "Rock And Roll" qui ouvre les hostilités. Putain, ça ressemble vraiment à l'original ! Le son est très bon, tous les instruments se distinguent. Billy Kulke, longs cheveux blonds frisottants s’approche du micro : "Its’ been a long time since i rock and rolled...", punaise, on s’y croirait. Non seulement, le chanteur ressemble à Robert Plant : jeans, chemise et gros bracelet au poignet compris, mais il chante comme lui. Incroyable.
A ses côtés, Andy Gray et sa Les Paul, envoie les riffs de Jimmy Page. On se pince. Ils continuent avec "Heartbreaker" et "Misty Mountain Hop", nickel.

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
Le public est un peu décontenancé. Que faire ? Applaudir, crier, siffler, casser les fauteuils ? L’accueil est poli, mais un peu froid, peut-être à cause des températures sibériennes de ce mois de février à Toulouse, et sa neige. Pourtant, la musique est là.
Voulant jouer le jeu à fond, l’auteur de ces quelques lignes, miro comme une taupe qui aurait plus besoin d’un chien, enlève ses lunettes. Si c’est la musique de Led Zep, autant essayer de les voir.
Billy Kulke chante comme Plant et bouge de la même façon. Incroyable. C’est la quatrième dimension, un voyage dans le temps. Le groupe ralentit et gagne en intensité avec "Since I’ve Been Loving You" et "Babe, I’m Gonna Leave You".
Les spectateurs se réchauffent, rangent tous leurs à priori, commencent à se manifester plus bruyamment.

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
Les titres s’enchaînent... Sur "Dazed And Confused", Jimmy Page, euh...Andy Gray pardon, s’empare d’un archet de violon pour un solo assez long, avant un final tout en fureur.
On se calme et on amène tabourets et chaises pour un moment plus acoustique.
Le bassiste Steve Turner, qui comme John Paul Jones tient aussi les claviers, s’empare d’une mandoline, jouant des basses avec un pédalier. "Gallows Pole", "Thats’ The Way", "Bron Y Aur Stomp" et "Black Mountain Side" composent ce moment acoustique et néanmoins intense.

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
Retour de la Les Paul pour un "Kashmir" de derrière les fagots. Le public exulte dès le début du morceau, les poils se dressent sur la montée vocale parfaitement interprétée par Billy Plant. Entre les chansons, le chanteur discute un peu, remercie le public et l’invite à se lever, ce qu’il fait tel un seul homme.
Mais voici qu’apparaît une SG rouge à deux manches. Forcément, c’est "Stairway To Heaven", que tout le monde reprend en chœur.
On annonce "Moby Dick". Même si Benjy Raid, au CV prestigieux, joue très bien et reprend les nombreux plans de John Bonham, il est desservi par un son de batterie trop actuel, sans la rondeur de celui de son glorieux aîné.

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
Après un tonnerre d’applaudissements, LETZ ZEP envoie un monstrueux "Whole Lotta Love", repris par le public (presque) déchaîné, salue longuement, le sourire aux lèvres, avant de sortir de scène.
Le groupe revient très vite pour un "Immigrant Song" furibard, salue sous les cris, sort à nouveau avant de revenir balancer un "Black Dog" dantesque.
S’ensuivent des retrouvailles avec une paire de lunettes et une rapide rencontre avec un Billy Kulke adorable...
- Alors content de jouer en France ?
- C’est la première vraie tournée en France, avec 9 dates. L’accueil est formidable, le public est fantastique...
- Pourtant après les premiers morceaux, cela ne semblait pas gagné ?
- C’est toujours la même chose, ils ne bougent pas pendant les premiers morceaux, observent, mais à partir de "Since I’ve Been Loving You" ou "Babe I’m Gonna Leave You", ils se disent : "Ouais, ces mecs sont bons !", et ils se lachent !

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres
Il est vrai qu’en France, nous n’avons pas l’habitude des « tribute bands » comme il y a pléthore en Angleterre ou aux USA... Tel, Tim "Ripper" Owens, qui a remplacé Rob Halford un temps dans JUDAS PRIEST, chantait dans BRITISH STEEL, un groupe de reprises du célèbre groupe britannique. Ici, c’est plus des sosies de Cloclo ou Johnny Hallyday que l’on voit dans les foires...
Mais nous ne désespéront pas avec des groupes comme THE FOUR HORSEMEN qui rend hommage à METALLICA et COVERSLAVE rendant hommage à IRON MAIDEN, pour ne citer qu'eux. (Phil Dynamo)
Tous nos remerciements à Marie-Ange Martin [Bleu Citron]

LETZ ZEP - 2012 © David Foto Torres




























































