MOTÖRHEAD / NO ONE IS INNOCENT @ Le Zénith - Toulouse le 23•10•2011 - Live-Report par Schmoey Sozee

Nous sommes le dimanche 23 octobre, il est 18h45 lorsque Fred Moocher, l'un de nos photographes, nous joint pour nous rappeler que la première partie débute à 19h... Gloups !

19h (pétantes donc) : début du set de NO ONE IS INNOCENT suivi de mon arrivée dans la fosse… Kémar, se jette dans le public pour un slam tout en chantant, en tout cas, c’est ce qu’il tente de faire ! Cela aurait pu marcher... Mais plutôt en fin de show, une fois la fosse surchauffée par sa prestation et non par nos vestes et pulls que nous n'avons pas encore ôtés, tout à notre torpeur hivernale et non alcoolisée...

Prévisionnel sur le reste du set : ils s'épongent le front, nous sortent un de leur hits les plus connus, «La Peau» !




Musicalement parlant, on n'a pas grand chose à leur reprocher, mais déjà à l'époque de leur formation, on disait pudiquement "j'accroche pas", évitant ainsi de dire qu'ils n'inventaient rien.
Le groupe a très peu produit depuis, et c'est limite si on se souvenait qu'il existait et tournait encore.

Objectivement, je ne comprends toujours pas pourquoi ouvrir cet événement avec une formation dont le genre est plutôt défini comme "fusion"!
De son atmosphère musicale à ses textes revendicatifs et contestataires (en passant par sa notoriété), tout l'oppose à MOTÖRHEAD.



19h40, comme prévu certainement dans son contrat, fin du set de NO ONE IS INNOCENT et sondage auprès des téméraires spectateurs auditeurs.
C'était tel qu'on l'imaginait, au delta près, ses échanges avec le public furent plus réactifs que ce à quoi le groupe était abonné.



Après m’être aérée, je retourne dans la fosse histoire d'être sûre que cette fois au premier rang je serai, et au premier rang je resterai !
Comme une heure auparavant, je n’aurai de pensées et d’yeux que pour Lemmy. Je profite de l’attente de quelques minutes restantes pour étudier la salle...

Le décor de scène très sobre, comme toujours d'ailleurs avec MOTÖRHEAD : backdrop noir à l'effigie de son dernier album «The Wörld Is Yours».
Le public, debout sur les côtés et aux premiers rangs autour de moi ou encore sur les gradins, est venu plus nombreux que lors du dernier passage du groupe à Toulouse en 2007. Encore une fois, tous les âges sont représentés, le rock sur-vitaminé de MOTÖRHEAD (heavy rock dans son ensemble d'ailleurs), rallie toujours aussi bien toutes les générations à sa noble cause.

Je suis impatiente. Un regard sur ma montre m'indique que le groupe a quinze minutes de retard...
Et puis, la nuit noire qui règne sur la scène se dissipe peu à peu pour laisser apparaître sous nos yeux Mikkey Dee, Phil Campbell et… Lemmy ! Orné de son couvre-chef de l'armée américaine… Pour les santiags, je ne sais pas, je suis placée côté Campbell, sans pour autant avoir choisi mon clan.



Je remarque tout de suite que le grand Lemmy a pris un coup de vieux, un vrai. C’est d'autant plus flagrant que lorsque je l’ai vu au Wacken Open Air il y a de cela 4 mois, il était dans une forme éblouissante et avec le groupe, il nous en avait mis plein les oreilles pendant 1h30.
Ce qui me rassure, c’est que mes amis remarquent aussi qu’il a l’air plus emprunté que lors de ses dernières prestations, mais je suis la seule à relever à quel point.

MOTÖRHEAD ouvre le show avec «Bomber», ce qui nous ravit d’autant plus qu’il ne la joue quasiment jamais live. Sinon, jusqu'à présent, c'était le plus souvent en fin de set.
Toulouse a bien de la chance, le trio nous prouve une fois encore qu'il aime la France, et je pense, cette région du sud-ouest en particulier.

«Damage Case» puis «I Know How To Die», tirés de l'album pour lequel ils sont en tournée promotionnelle, sont interprétés… «The Wörld Is Yours» dont Lemmy nous fait un peu de pub.
Je détecte que les sons, alors que nous parlons bien ici de l’un des groupes avec MANOWAR se vantant de jouer le plus fort au monde, sont tout à fait perceptibles dans leurs subtilités, chose rare, et vraie prouesse au Zénith.
Car cette salle, à mon sens, n’est pas vraiment adéquate pour accueillir des musiques aussi puissantes. Ou alors moins fortes...
Pour l’heure, mes vertèbres, à mon insu, dansent sur chacune des notes de basse. MOTÖRHEAD est jusqu’à présent le seul groupe qui fait même vibrer mes os !

Le groupe joue-t-il «Stay Clean» à l'attention de Phil Campbell ?
J’apprends dans la soirée, de l’équipe vidéo HARD FORCE ayant interviewé Mikkey Dee, que le guitariste sort de cure de désintoxication.
Ils enchainent avec «Metropolis», un autre de leurs énormes tubes, avant de mettre à nouveau en valeur le dernier album, d’abord par une nouvelle annonce insistante et surprenante de Lemmy, ensuite dans les faits avec «Get Back In Line».

C’est avec «Over The Top» que MOTÖRHEAD repioche dans son passé, puis reprend «One Night Stand» extrait de «Kiss Of Death».
S'ensuit un solo de Phil Campbell, moins rapide que je m'y attendais mais prévisible ce soir, au vu de quelques fausses notes égrainées ça et là. Celui-ci est toutefois très soigneusement réalisé.
La machine bien huilée continue la cadence avec «Rock Out», «The Chase Is Better Than The Catch» et «Born To Lose», puis LE solo de batterie de Mikkey Dee…


Techniquement toujours aussi parfait, alliant puissance et technicité, il reste même pour son âge, un très grand batteur.
Chacune de ses parties est parfaitement exécutée et procure beaucoup d’émotion. Cela dit, je regrette le côté abrupt de ses transitions, lassantes à la longue, d’autant que la démonstration est relativement longue.



Petit temps de mort quand, tout à coup... le backdrop «The Wörld Is Yours» laisse place au logo de MOTÖRHEAD, avec juste écrit en-dessous "France", pour notre plus grand plaisir chauvin !
Ambiance aussi verdâtre que dantesque pour «Orgasmatron» qui, pour moi, n’a jamais aussi bien porté son nom que cette fois-ci : Lemmy l’interprète d’une voix improbable et caverneuse, à la limite d’un chant guttural death, original. LA chanson que j’ai le plus adorée dans le show, celle qui m'a transportée et enivrée, alors même que je n'avais pas un euro en poche pour m’offrir une bière. Un véritable orgasme auditif et visuel.

«Going To Brazil» surgit et je ne saurai jamais vraiment si elle était prévue à ce moment-là, Mikkey Dee étant surpris quand Lemmy lui montre la set-list qu’il avait sous les yeux… le superbe «Killed By Death» enfonce le clou en terminant cet assemblage de puissant rock 'n’ roll sur «Iron Fist».
Le temps se fait long avant que les trois furieux ne reviennent pour un rappel définitif, à tel point que j’ai un moment de doute quant à leur retour sur scène.
Le retour se vit avec «Ace Of Spades» et bien évidemment «Overkill».
Alors pour ce qui est des rappels à la MOTÖRHEAD, je pourrais en débattre des heures durant.
Pour faire court je dirais…
Thèse :
- Tu sais quelle est la chanson qui véritablement clôturera le show, mais pas la façon dont ils vont la jouer.
Antithèse :
- Tu sais que c'est bientôt l'heure où ils vont te quitter.
Synthèse :
- La déception de la fin du concert annoncée, laisse place au plaisir d’en profiter jusqu’au bout.

Pour finir, je dirais que si une guerre nucléaire éclatait, je ne sais pas si seuls Lemmy et les cafards survivraient, mais une chose dont je suis certaine, et ceci n’est que mon avis, il est probable que le célèbre bassiste/chanteur ne nous enterrera pas tous ! Alors, les gens, profitez-en, voyez le groupe en concert, appréciez-le encore tant qu'il est temps parce que ce concert-là, même s'il était certainement moins fabuleux que les précédents, c'était MOTÖRHEAD et il nous a servi ce que nous attendions ce soir : du Rock fuckin’ Roll !
(Schmoey Sozee)



Set-list :

Bomber
Damage Case
I Know How to Die
Stay Clean
Metropolis
Get Back In Line
Over the Top
One Night Stand
(Solo Phil Campbell)
Rock Out
The Chase Is Better Than the Catch
Born to Lose
(Solo Mikkey Dee)
Orgasmatron
Going to Brazil
Killed by Death
Iron Fist
Rappel :
Ace of Spades
Overkill

Merci à Olivier Garnier (Replica) - Didier Chouchane (Euterpe / Box Office) - L'équipe de Gérard Drouot Productions.

Photos : 2011 © Fred Moocher et Ludo Fabre


Aide toi et MOTÖRHEAD t'aidera !



Qui ne connait pas MOTÖRHEAD ? Qui n’a pas, dans ses jeunes années, dessiné le logo de ce légendaire char d’assaut sur une feuille ou plus souvent encore, au dos d'une veste en jean, fièrement portée sur un perfecto légèrement râpé… Qui ?
Même ceux qui n’écoutent pas forcément de hard rock ou metal ont déjà entendu parler de MOTÖRHEAD, un nom aussi célèbre que celui d’AC/DC, IRON MAIDEN ou METALLICA.
Il suffit de le prononcer pour déclencher une vague d’émotions rock’n'roll faisant oublier, le temps d’un concert, toutes ces formations de "stoner rock" qui habituellement nous font bouger la tête et les jambes !



Durant mes années d’adolescences, j’ai parfois croisé de purs fans de MOTÖRHEAD, ce faisant accuser, à tort, de fervent adorateur du 3ème Reich à cause d’une croix de Malte figurant sur le sigle de leur groupe chéri… Je ne reviendrai pas sur la biographie du groupe ou celle de Lemmy (voir le billet de Juliette Legouy ici), tout le monde, ou presque, sait aujourd’hui que MOTÖRHEAD est loin d’être fan de cette période nazie, bien au contraire.

J’ai toujours été impressionné par ces formations qui, seulement à trois, peuvent soulever un public en offrant une tornade musicale donnant l’impression d’être interprétée par un line-up de six musiciens. MOTÖRHEAD fait partie de ces groupes reconnaissables dès les premières notes d’une chanson. Un son de basse plus lourd que jamais, des rythmiques échauffants les trippes à la manière d’une Harley en accélération, et cette voix… Un timbre qui en dit long, à la fois chaude et cassée qui alimente cet accent rock‘n’roll, l’éternelle identité et personnalité de ce groupe qu’aucun fan de metal ne cesse d’aimer.

Cette année MOTÖRHEAD célèbre ses 36 ans. Je ne sais pas si nous pouvons dire qu’il est arrivé à son zénith, parce que personnellement je pense que sa carrière s’éteindra le jour où Monsieur Daniel’s cessera de distiller.
Non ! Le zénith de MOTÖRHEAD sera celui de cinq villes en France cet automne.
C'est ainsi que du 23 au 31 octobre 2011, Lemmy et ses mercenaires prendront en otage le public du Zénith de Toulouse, Clermont-Ferrand, Nantes et Lille. Quelques semaines plus tard, le 21 novembre précisément, ils s'attaqueront à la capitale, avec un concert programmé au Zénith de Paris.



J’espère croiser de vieilles connaissances sur la date toulousaine où ma présence sera inévitable, impossible pour moi de passer à côté de ce genre d’événement où MOTÖRHEAD délivrera son dernier album "The World Is Yours" paru le 13 décembre 2010 sur son propre label : Motörhead Music.

Pour savoir si la set-list de la ville rose du dimanche 23 octobre (ouverture des portes 19h), débutera par "Born To Lose", renseignez-vous et réservez vos billets par téléphone au 05-34-31-10-00 ou 24h/24 et 7 jours/7 sur le site http://www.box.fr/



En devenant fan de la page Facebook de Hard Force Web & Tv Edition, il est possible d’être invité à ce concert au Zénith de Toulouse en participant à tout moment aux concours annoncés. Gardez un œil sur l’actualité pour avoir la chance de voir 36 chandelles avec : MOTÖRHEAD ! Ce monde est à nous…
Godzilla.

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