08-05-2011
LONG DISTANCE CALLING : Instrumental à l'appel [interview]
Formé en 2006, LONG DISTANCE CALLING publie à la fin de cette même année une démo intitulée “Dmnstrtn”, (je sais, ne me demandez pas ce que cela signifie !), avec ensuite un premier album, “Satellite Bay” en 2007 sur le label Viva Hate Records. Un "Split EP" avec le groupe suisse LEECH nommé “090208” paraît en 2008, suivi d’une signature avec Superball Music pour la sortie du deuxième album “Avoid The Light” en avril 2009.Le quintet instrumental allemand est de retour avec un troisième disque éponyme, paru le 21 février 2011, le deuxième chez Superball Music. L’album "Long Distance Calling" a été enregistré avec Benjamin Schäfer (CELTIC FROST, SUBWAY TO SALLY), aux Horus Studios à Hanovre en Allemagne. Après avoir assuré les premières parties d’OPETH, KATATONIA, DREDG, AND YOU WILL KNOW US BY TRAIL OF DEAD, ANATHEMA, COHEED AND CAMBRIA, et DEFTONES, le groupe LONG DISTANCE CALLING a joué enfin ses propres concerts en tête d’affiche, afin de délivrer pleinement au public, une expérience audio et visuelle.
Après avoir parcouru, avec subtilité, ce petit chef-d’œuvre progressif, il me fallait aborder quelques questions avec le groupe, pour vérifier si les pensées, sensations et réactions que j’avais eu ne s’étaient pas trompées de chemin…

Un troisième album pour LONG DISTANCE CALLING, pouvez-vous présenter votre formation pour ceux qui, malheureusement, ne vous connaissent pas encore?
Nous sommes un groupe de rock instrumental et progressif et venons d’Allemagne. Nous voulons créer de la musique calme et atmosphérique sans frontière ni genre en particulier.
Personnellement, je suis très impressionné par ce que j'ai entendu avec cet album, peut-on dire qu'il s'agit là d'un mélange de tout ce que vous avez entendu, en vous intéressant à pas mal de styles musicaux?
Oui, c'est certainement exact ! Je pense que cette fois nous avons réussi à inclure l'ensemble de nos influences musicales et qu’on retrouve beaucoup sur l’album. Nous sommes influencés par tous les types de musique que nous écoutons ou similaires. Bien sûr, énormément de musique aux guitares organiques, mais aussi des trucs électroniques. Surtout Reimut (Van Bonn, aux sons et programmations), il est très amateur de musique électronique alors que le reste des membres du groupe est plutôt indie-rock, classic-rock, metal, rock alternatif, rock progressif et bien sûr le rock 70’s. Je pense que c'est très important pour un groupe d'avoir beaucoup d'influences différentes car vous avez plus de styles, donc plus de choix pour obtenir des idées.
D'où vient ce désir, puis ce choix de ne faire que de l'instrumental?
C'est arrivé accidentellement pour être honnête! Quand nous avons commencé ce groupe, nous étions à la recherche d'un chanteur, mais n’avons pas été en mesure de trouver quelqu'un qui corresponde parfaitement à nos besoins. Nous avons donc décidé d'écrire quelques chansons sans voix et j'ai découvert qu’il était possible d'écrire des chansons instrumentales très intéressantes. Après quelques mois, nous avons décidé de rester un groupe instrumental qui, je pense, est un gros avantage pour nous. Il n'y a pas de voix qui nous range dans un certain genre. Imagine : un chanteur qui hurle pourrait être détesté par les fans de rock indie ou alternatif et quelqu'un avec une voix très claire et fragile, risquerait d'être rejeté par les fans de metal. Par conséquent, le fait que nous n'ayons pas de chanteur nous permet de jouer devant toutes sortes de gens.

Vous avez fait une exception pour ce nouvel album, John Bush est invité à chanter sur "Middleville". Comment s'est passé votre rencontre et cette décision?
Malheureusement nous ne l'avons pas rencontrer personnellement, mais on l'espère, un jour. Nous avions une liste de certains candidats pour une invitation au chant sur cette chanson et John était l'un d'eux. Nous lui avons envoyé un e-mail pour lui demander s'il serait intéressé pour travailler avec nous. Le plus cool, c'est qu'il a immédiatement accepté, après avoir écouté quelques trucs. Nous avons écrit la chanson spécialement pour lui et enregistré dans notre studio de répétition comme une version démo. Nous lui avons envoyé la chanson pour qu’il puisse travailler sa voix dessus. Le produit final nous a carrément soufflé et je dois dire que nous ne nous attendions pas à ce qu'il soit quelqu’un d'aussi sympathique, facile et très professionnel. Tout simplement génial !
Je ne vais pas vous demander quelles sont vos influences et ce que vous écouter, je m'en doute… Peut-on dire que ce nouvel album est plus "mélodique & metal" que les précédents?
Oui, l'album est nettement plus heavy et les riffs plus orientés que nos anciens albums. Une chose est sûr, nous ne pensons jamais à la façon dont nos albums ou nos chansons devraient ressembler. Nous commençons à écrire des chansons et ensuite nous voyons ce qu'il en sort à la fin, (rires). Je pense que ce qui rend l'album plus heavy et de meilleure qualité, c’est le fait que nous sommes devenus de meilleurs musiciens en jouant énormément de concerts ces dernières années, ça nous a fait comprendre ce qu'est un son qui doit botter le cul, (rires). Mais comme je te l'ai dit on ne sait jamais à quoi un album va ressembler, alors peut-être que notre prochain sera un peu différent une nouvelle fois. Personnellement, je pense que c’est une bonne chose lorsqu’un groupe développe et fait évoluer sa musique au fil des ans, vers le chemin de l'album parfait.
Si je vous dis que le titre "The year Figrin OF Boogie" m'a fait penser à la fois à ANATHEMA, BLACK SABBATH, ALAN PARSON PROJECT, PINK FLOYD et de PARADISE LOST, vous m’en collez une?
(éclats de rires), oui, c’est certainement la vérité, excepté PARADISE LOST.
Plus sérieusement, est-il difficile pour vous de retranscrire votre musique sur scène?
Non, ce n'est pas parce que toutes nos chansons ont été écrites dans notre salle de répétition que cela n‘est pas possible pour le groupe. Nous savons ce que nous sommes en mesure de le faire en concert. Nous avons essayé de rendre le son de l'album le plus naturel possible et très orienté sur notre base, joué par cinq musiciens et pas par 15 guitaristes et une boîte à rythmes, si tu vois ce que je veux dire. Nous voulions faire un album trés 70’s, avec un son moderne.
J'ai vu passer des dates en Allemagne, en Angleterre... La France a une chance de vous voir pour la promotion de ce nouvel album?
Nous allons venir en France cette année. Malheureusement je ne peux pas vous dire quand pour l’instant, mais nous allons certainement revenir bientôt. Je vous le promets !

Je vous remercie pour cette interview et félicitations, en particulier pour votre nouvel album qui reste pour l'instant, l’un de mes albums de chevet. Un dernier mot pour les fans français ?
Merci pour l’intérêt que tu nous a apporté et tes questions agréables (sourires). Ecoutez notre nouvel album "Long Distance Calling" et rencontrez-nous en tournée, nous aurons le plaisir de boire une bière avec vous. Nous sommes toujours intéressés sur le fait de pouvoir parler avec le public après le spectacle. Au plaisir !
LONG DISANCE CALLING line-up :
David Jordan - guitares
Florian Füntmann - guitares
Jan Hoffmann - basse
Janosch Rathmer - batterie
Reimut van Bonn - electronics et sons

1 Into The Black Wide Open (8:32)
2 The Figrin D'an Boogie (6:08)
3 Invisible Giants (7:25)
4 Timebends (7:57)
5 Arecibo (Long Distance Calling) (5:53)
6 Middleville (8:30)
7 Beyond The Void (11:40)
www.long-distance-calling.de























































