07-11-2010
W.A.S.P. / RAINTIME • 03/11/2010 - Le Bikini - Toulouse • [Live Report]
Qui m’aurait dit que je reverrais un jour WASP sur scène, de surcroît à Toulouse, si ce n’est les Lyonnais de "My Reference Events", producteurs de cette deuxième vague française du "Return To Babylon Tour"? Personne, même pas moi qui, malgré le fait que je ne sois plus vraiment un auditeur assidu des derniers albums du groupe de Blackie Lawless, me rapproche du Bikini avec une petite pointe de nostalgie. Oui, qui de ma génération, n’a pas accroché un poster de WASP sur les murs déjà bien tapissés de sa chambre ? Les années passent et nous n’avons plus du tout le même regard, les mêmes attentions, comme certaines histoires d’amour et lorsque des années après, on retrouve un groupe presque oublié, il se passe forcément un petit quelque chose... au fond de ses tripes.
Blackie Lawless par Fred Moocher
La veille, nous avons appris que la date de Lyon était annulée pour une sombre histoire de premières parties non programmées, à qui on interdisait d’utiliser la console de WASP et n’ayant pas la place d’en installer une seconde. La production aurait été contrainte de réduire le nombre de places déjà vendues pour cette date désormais "sold-out". Le management de la tête d’affiche a donc décidé de ne pas faire jouer WASP sans première partie !
Toulouse serrait donc les fesses, même si tout le monde semblait être conscient que l’espace que proposait le Bikini était amplement suffisant ! Mais, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver dans ces cas-là. Pour preuve, la date du lendemain, à Marseille, sera également annulée pour des raisons certainement identiques. Bref, je ne sais plus si une ou deux premières parties étaient programmées pour Toulouse, toujours est-il que les Brésiliens SHADOWSIDE n’étaient pas présents et qu’un groupe italien du nom de RAINTIME a fait vibré les murs avec un son agressif, résultat d’un "soundcheck" précipité et à peine abouti.

Doug Blair par Fred Moocher
Je reviens donc à nos meilleures années où la vision d’un clip comme ceux de WASP nous faisait rêver et frissonner. Nous aurions donné notre âme au diable en ce temps-là pour avoir la chance de rencontrer - ou ne serait-ce que croiser - les demoiselles qui dansaient aux rythmes de ces groupes américains des années 80.
Aujourd’hui, elles ne sont pas au Bikini et ont dû bien vieillir, comme nous d’ailleurs, qui ne sommes plus recouverts de badges et autres patchs qui ornaient autrefois nos pardessus.
La scène est en place, pas moins de trois écrans en guise de mobilier et les Californiens s’installent à travers des jeux de lumières qui nous feraient presque croire que nous sommes dans un club de Los Angeles à la grande époque. Blackie Lawless porte bien ses 54 ans et le moindre détail est dirigé par ce patron de scène. Un geste suffit pour qu'il se produise quelque chose : un bras en l’air et vous pouvez être certains que l’on approche de la fin d’un morceau. WASP joue les classiques dont les clips sont synchronisés par un ingénieur du son très bien rôdé. C’est au centième de seconde que les chœurs sont envoyés, même si Blackie veut nous faire croire que ce sont Doug Blair et Mike Duda qui en assurent la parfaite exécution. Ceci n’enlèvera pas la magie de ce show carré, millimétré. A l’américaine, quoi ! De "On Your Knees" à "I Wanna Be Somebody" en passant par "L.O.V.E Machine", "Wild Child" ou encore "The Idol", seulement trois titres de "Babylon" seront joués ce soir. Quelques coups de fil passés ici et là et je peux vous confirmer que la set-list était en tout point identique en Italie et en Espagne. Avec "The Crimson Idol", la carrière de WASP s’était pour moi arrêtée, même si je m’étais penché légèrement sur "Kill, Fuck, Die" sans beaucoup d’enthousiasme.

Blackie Lawless par Fred Moocher
Ceci dit, je ne regrette pas le déplacement. Sachant que je ne me force jamais à faire le contraire de ce dont j’ai envie, je ne pouvais passer qu’une bonne soirée, au coeur de 600 spectateurs qui, à vu de nez, étaient venus raviver leurs souvenirs. En comptant l’absence de WASP sur scène avant le rappel, montre en main, le concert a duré moins d'une heure dix ! J’ai vraiment perdu l’habitude de ses prestations courtes et je reste singulièrement sur ma faim.
Blackie, quoique annonçant les titres en grand professionnel, communique peu avec le public. Il ne fallait pas attendre de générosité débordante, un simple "Bonsoir Toulouse !" de la part du chanteur guitariste. Savait-il au moins qu’il se trouvait dans une des régions réputée pour son... foie gras? Hmmm ! Je doute…
Set-list WASP :
On Your Knees - The Real Me (Reprise de THE WHO) - L.O.V.E. Machine - Crazy - Live To Die Another Day - Wild Child - Babylon’s Burning - The Idol - I Wanna Be Somebody - Rappel -Chainsaw Charlie - Heaven's Hung In Black - Blind In Texas.
WASP - "Babylon" (12/10/2009 - Demolition Records)

Mike Duda par Fred Moocher























































