ELECTRIC MARY / WILD DAWN à Nantes [Le Ferrailleur] 30•09•2011 par Hugo Tessier



ELECTRIC MARY, un show attendu depuis longtemps.
Le groupe de classic rock australien est de retour en France, après avoir fait les premières parties de WHITESNAKE, Alice Cooper, DEEP PURPLE ou encore Glenn Hughes, en tête d’affiche au Ferrailleur de Nantes, une date organisée par Caproduction et Run To The Stage.



Ça se bouscule pas mal à l’entrée, les Nantais sont venus en masse pour la première date de la tournée Européenne… Comme si il ne faisait pas assez chaud dehors, je m’enferme dans la salle, trépignant d’impatience de découvrir le phénomène australien.


WILD DAWN - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

En première partie, un groupe d’Orléans : WILD DAWN, je dois avouer que j’ai trouvé le temps… assez long ! Le son de la salle est brouillon, entre deux chansons un spectateur lance ce qui résumera bien le set : «Je n’entends rien ! Je n’entends que la batterie !».


WILD DAWN - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

De riffs heavy à d’autres plus metal, le chant n’est pas vraiment marquant, mais le soliste envoie, offrant des parties à la talk-box, il rejoint même la fosse...
Les musiciens ont cependant une bonne présence scénique, on sent de bonnes idées, quelques breaks entrainants, il manquera cependant la petite étincelle qui me fera décoller.
Le public présent semble apprécier WILD DAWN, un groupe que l’on reverra certainement une prochaine fois dans la région !


WILD DAWN - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore


«Je veux que tout le monde se réveille le lendemain avec un sourire au lèvre !», voilà ce que m’avait confié Rusty, le charismatique chanteur d’ELECTRIC MARY, la veille lors d'une interview.
Je ne connaissais le groupe uniquement sur disque, avec le titanesque «Down To The Bone», ce soir est une découverte live pour moi.
Ce moment tant attendu est enfin sous mes yeux… Derniers réglages derrière le rideau, les guitares grondent, les oreilles indiscrètes captent quelques murmures en anglais...


ELECTRIC MARY - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

Le concert débute sur «Let Me Out», un des morceaux phares de l'album précité. La salle entonne rapidement le refrain fédérateur, ça commence fort, très fort.
Ouvrir avec une telle tuerie ? L’idée parait un peu folle, le groupe place la barre très haute pour le reste du show ! Mais mon inquiétude s’estompe très vite, le groupe ne se contente pas de garder ce niveau d'intensité, il le relève, encore et encore.
On notera quelques problèmes techniques : un pied de micro défectueux, vrombissements dans la sono, mais le groupe prend ça avec le sourire et ces incidents ne viennent en rien gâcher notre plaisir.

Le fait le plus marquant est la cohésion de cette formation, le guitariste Glenn Proudfoot, seulement sur la tournée, est aussi soudé que le reste des musiciens, Jimmy Hendrix tatoué sur le bras, on ne s’étonne pas sur le fait qu’il puisse exécuter des soli laissant les amateurs de guitare parmi les spectateurs, bouche bée.
Quant à Rusty, le chanteur est un sacré personnage. Il suffit d’une chanson pour qu’il se débarrasse du pied de micro en le posant l’air de rien dans la fosse, pour ensuite fourrer le micro dans son jean.


ELECTRIC MARY - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

On continue avec «No One Does It Better Than Me», Rusty nous fait la surprise de chanter son refrain en français ! «Personne ne le fait mieux que moi !». Un des moments magiques de la soirée quand il tend le micro à l’assistance pour chanter le chorus, cette fois en anglais, sous l’étonnement général du groupe !

Aucun relâchement dans le set, c’est carré, ça envoie. Les nouvelles chansons se glissent très bien dans le show malgré le fait qu’elles soient plus heavy. Le groupe entonne «All Eyes On Me» en nous confiant leurs sentiments lors de sa venue au Hellfest 2011, euphorie générale : «Nous voulons jouer au Hellfest 2012 !», hurle le chanteur en faisant le signe de croix.

Le concert est parsemé de petites interventions hilarantes, très proche du public, Rusty glisse quelques mots en français pour le plus grand bonheur de l’audience.
Parmi de nombreuses répliques : «Notre nouvel album s’appelle Electric Mary III ! Prend ça dans tes dents Chickenfoot !», «Restez avec nous après le show, on ferme les portes et on va sniffer des fourmis, comme Mötley Crüe !».

Les membres d’ELECTRIC MARY ne tournent pas le dos à leurs ainés, ils citent les groupes qu’ils ont apprécié au Hellfest, les ayant influencé pour leur nouvel album. Rusty se fends même d’une intro de «Mr Brownstone» des GUNS N’ ROSES, bien dommage d’ailleurs que ce ne soit qu’un extrait !


ELECTRIC MARY - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

Le groupe dédie «Nobody‘s Perfect» à Ronnie James Dio, un véritable hymne en puissance qui figure sur le nouvel album à paraitre.
Le bassiste autrichien Alex Raunjak est aussi un phénomène, il monte sur les retours, descend dans la fosse, on sent ici une vraie cohésion avec le public. Venom, le batteur, est un véritable bucheron, offrant un solo de batterie détonnant, avec une tête presque nonchalante. «Ce gars joue de la batterie avec moi depuis 15 ans ! 15 ans qu’il matte mes fesses !», déclare Rusty.
Le groupe enchaine avec «O.I.C», encore une nouvelle chanson qui met le feu à la salle. Le titre a beau être récent, il suffira d’une minute pour que le public tel un seul homme, reprenne le refrain.

C’est le moment du rappel avec «Best Friend», j’assiste ébahis à un battle de guitare démentiel entre Pete Robinson et Glenn Proudfoot.
Pas de flattage d’ego, ni de grande démonstration, juste deux guitaristes qui démontent littéralement le Ferrailleur.
Le frontman assiste au jam sur le côté de la scène, se mettant l’espace d’un instant dans la peau d’un spectateur, au visage laissant transparaitre un brin d’émotion.


ELECTRIC MARY - Metal Addiction Photos © 2011 Romy Del Signore

Fin du concert, ovation du public, les Australiens en ont conquis la totalité ce soir. Même avec le succès rencontré au cours des trois dernières années, ELECTRIC MARY reste simple et ne tarit pas de remerciements pour ses fans.

Je repars un CD dans les mains, un sourire sur le visage qui ne s’effacera pas avant un bon bout de temps, un show démentiel ! Dans l’ensemble des dates que le groupe réalise en France, si vous aimez le rock’n’roll pur jus, n’hésitez pas, foncez !
(Hugo Tessier)

Remerciements à Laurie et Camille (RUN TO THE STAGE), le staf de CAPRODUCTIONS, le Ferrailleur et Romy Del Signore (Photos).

L'album "Electric Mary III" est publié le 17 octobre 2011 chez Listenable Records


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