24-06-2012
SEPULTURA... LE REVE D'UNE MERE
En 1993, SEPULTURA est sur la route de le reconnaissance mondiale (je suis persuadé, par exemple, que si Max n'avait jamais quitté le groupe, un certain événement aurait bien pu s'appeler The Big Five)."Chaos A.D." vient de sortir, obtient alors un disque d'or rien qu'aux Etats-Unis, sans oublier que "Refuse/Resist" et "Territory" passent en boucle sur MTV.
SEPULTURA donne ensuite un concert sold out au Hollywood Palladium de Los Angeles et j'ai, à cette occasion, la chance de rencontrer Vania Cavalera, la mère de Max et Igor.
A partir de ce jour-là, nous nous lions d'amitié.
Deux ans plus tard, SEPULTURA est plus gros que jamais avec l'album "Roots".
Mais les tensions au sein du groupe s'aggravent.
Vania vient à Los Angeles à cette période.
Tard, une nuit, elle passe chez moi et commence à pleurer en m'apprenant que SEPULTURA va très certainement se séparer.
Triste consolation de savoir que je suis le premier journaliste de la planète à apprendre cette nouvelle.
Elle me demande alors de ne pas ébruiter l'affaire.
Je suis donc totalement déchiré entre le fait d'être journaliste et d'obtenir le scoop metal de l'année et le respect d'une parole à une personne qui m'a accordé toute la confiance de la confidence, mais l'amitié l'emporte...
J'ai donc attendu qu'elle me donne le feu vert pour publier.
Vous vous souvenez sans doute...
Aujourd'hui, ses paroles me reviennent : "Je me fiche d'Andreas ou Paulo. Je veux juste revoir un jour mes enfants sur scène ensemble, peu importe comment, quand ou dans quel groupe."
Vania est repartie pour Sao Paulo et, assez étrangement - mais la vie est ainsi faite - nous ne nous sommes plus parlé pendant 10 ans.
Lorsque j'ai appris la création de CAVALERA CONSPIRACY fin 2006, j'ai immédiatement pensé à ce qu'elle me disait... le rêve d'une mère qui se concrétisait enfin.
14-05-2012
SUR SCENE AVEC... PANTERA !
Au début des années 90, j'ai commencé à avoir d'excellentes relations professionnelles avec un attaché de presse du label Epic Records. Quelques années plus tard, je le retrouve attaché de presse pour PANTERA à l'international chez Elektra Records.
Après quelques tentatives, il finit par obtenir pour HARD FORCE une interview exclusive avec Phil Anselmo à Kansas City, sur le 'Great Southern Trendkill Tour".
Il faut rappeler qu'à cette époque, Phil est à fond dans la drogue et décrocher une interview avec lui tient du miracle.
Dans la mesure où je sais que l'interview va être délicate, je la prépare plus sérieusement que jamais.
Plutôt que de partir sur des questions clichés, je décide d'aborder des sujets en profondeur, musicaux mais aussi extrêmement personnels, sans tomber dans le sensationnalisme.
Nous nous retrouvons dans les backstages de la salle, un après-midi de grosse tempête de neige et l'interview se déroule à merveille.
Phil m'apparaît chaleureux, calme, et répond parfaitement à toutes mes questions sans détours.
A la fin de notre entretien, il me signe un poster, sur lequel il écrit ces quelques mots :
"Merci pour cette interview très classe".

© Daniel Oliveira
Quelques mois plus tard, PANTERA participe au Ozzfest.
Je me rends en Floride pour interviewer Ozzy Osbourne et assister au festival.
Je suis dans la fosse des photographes, je mitraille PANTERA.
Soudain, Phil me reconnaît et, sans prévenir, m'attrape, me hisse sur la scène pour que je prenne une photo, avec le public derrière lui.
Dans l'émotion et la surprise, le cliché se révélera totalement inexploitable (il faut dire que j'assurais cette partie pour compléter mes reportages, mais ce n'était pas mon métier et nous n'étions pas au numérique !).
Mais ai-je besoin d'autres images que celle que j'ai à jamais en tête, au beau milieu d'une scène, en plein concert de PANTERA, devant des milliers de personnes ?




























































