16-03-2012
METAL RIDE FESTIVAL 4 @ L'Autre Canal [Nancy] 26•11•2011 [live-report]
Fin novembre à Nancy, voici lasaison du METAL RIDE FESTIVAL. On peut rappeler pour mémoire le succès des précédentes éditions; en particulier la seconde avec pour têtes d'affiche AMON AMARTH et DIE APOKALYPTISHEN REITER. Cette année 2011 et pour la quatrième édition, l’asso nancéenne encoproduction avec la SMAC, L’Autre Canal, nous présente une affiche unique et méditerranéenne, composée de six groupes français et trois groupes venus d’Israël, Tunisie etPortugal.
Quelques semaines avant lefestival et la veille, l’affiche a subi deux annulations qui auraient pu luimettre du plomb dans l’aile. En effet, KRONOS, mythique groupe de Brutal Deathvosgien, a annulé sa participation pour des raisons qui leur restentpersonnelles. Autant dire que ce groupe aurait drainé un public en masse,compte tenu du grand nombre de fans et amis présents dans la région. Cettedéception digérée, c’est le groupe The CNK qui a été annoncé en remplacementdes vosgiens bourrins (ou inversement !). On se souvient de leurprestation à L’Autre Canal il y a quelques années en première partie deTAMTRUM, qui avait mis tout le monde d’accord sur leur jeu de scène etl’efficacité de leur set. Cependant, le groupe a annulé sa présence au MetalRide festival cette année, pour des raisons de santé !
Quoi qu’il en soit, le festival abien lieu mais sur le trajet vers Nancy, je ne peux que douter de laprésence en nombre des metalleux de la région. Hé bien, j’ai eu tort.
Alors que le festival débute à16h40 avec les Tunisiens de MYRATH, la grande salle (capacité de 1000personnes) est déjà bien emplie.
MYRATH (Tunisie)
Le jeune groupe Tunisien estvisiblement très attendu et l’ambiance du festival ne tarde pas à se mettre enplace grâce à leur jeu convaincant, proche d’un nouveau SYMPHONY X oriental. Lesuccès de leur dernier opus, Tales of theSands, est donc concrétisé par le soutien du public. Et sur scène, ledynamisme et la proximité des musiciens avec le public saute aux yeux et ce dernierest rapidement capté par le groupe. Le son de la salle est parfait, ce qui estplus que coutumier de cette salle et de cette asso qui bénéficie de nombreuxtech-sons et lumière de qualité.
Ainsi, MYRATH augure une soiréede grande qualité, avec un vent frais et le tout dans une ambiance amicale etfestive.
KRYZEES (France)
Une fois le set fini, nous voilàparti pour la petite salle, le club pour un show intimiste et plus localpuisqu’il s’agit des messins de KRYZEES. Les régionaux nous distillent un seténergique, plutôt power assez efficace. Un petit bémol cependant pour lefrontman dont la voix, pas forcément très agréable, manque ce soir de justesse et depuissance.
ORPHANED LAND (Israël)
Hé hop, on retourne dans lagrande salle pour partir à nouveau en voyage avec les Israéliens tantattendus d’ORPHANED LAND.
Une très bonne ouverture augureencore une fois un excellent show. Cependant, un ou deux morceaux assez mous dupremier tiers du set me rappellent à ce show filmé au Hellfest qui m’étaitapparue plutôt fade. Et c’est là que l’expression « il ne faut pas vendrela peau de l’ours avant de l’avoir tué» est la plus appropriée; Orphaned Landnous sert alors un set festif, efficace, enjoué, superbe et grand ! (Non,je ne suis pas objective…) et emporte sous son aile toute la salle de L’AutreCanal en direction d’Israël ! Une danseuse orientale, d’ailleurs la mêmequi avait déjà officié avec Therion sur ses dernières tournées, entre en scèneà deux reprises afin de compléter visuellement le show à la manière de lagrande Loïe Fuller !
Le groupe joue tous sesclassiques, ce qui fait plaisir aux fans des premières heures et permet auxnon-initiés de découvrir ce combo exceptionnel sur scène ! Enfin, ORPHANED LAND nous offre un bonus avec un morceauacoustique extrait de leur dernier DVD.
Ainsi, ce groupe porteur d’unsigne politique fort pour son pays sait offrir des shows festifs, loin desclichés attendus et se présente comme un groupe sincère et qui assume, dans lebon sens du terme, ses partis pris artistiques.
Set List :
Intro
Baraka + Kiss
Birth + Olath
Sapari + Vessels
Path 1 + Ocean
El Meod Naala
In thy Never
Norra + Ornaments
WHEELFALL (France)
Après ce détour oriental, c’estreparti pour la petite salle et un retour régional avec les stoners deWHEELFALL. Ce jeune groupe chauffe rapidement l’audience avec un stoner rockbien ficelé et qui donne envie de secouer la tête et groover sur leurs rythmesbalancés. D’ailleurs, un pogo prend naissance au beau milieu de cette minisalle repoussant le public sur tous les côtés. C’est un excellent point pourl’ambiance mais il faut noter le manque de rythme des instigateurs de cemouvement ; mais c’est le geste qui compte, n’est-ce pas ?!
Toujours est-il qu’il faut noterque le choix des premiers groupes sur ce festival a été bien senti puisqu’unebonne ambiance s’est installée à L’Autre Canal très tôt dans la soirée, et mêmedans l’après-midi.
SUP(France)
Un petit détour par le bar et hopde nouveau dans la grosse salle pour les nordistes de S.U.P.
Inconnu à mon bataillon, c’est unconcert hors du commun et sans compromis qui s’annonce là. Lumièresdégueulasses, on ne distingue que de vagues silhouettes sur scène. Autant direqu’il n’y aura pas de grandes photos de la prestation de ce groupe ce soir. Cependant,je n’ai ressenti aucune frustration vis-à-vis de cela. Et la musique lente etgrave m’entraîne facilement dans leur concept. Ainsi, ce show plutôt roots etexpérimental dénote avec les autres prestations du festival qui sont quant àelles lumineuses et colorées et les membres de SUP très en retraits vis-à-visdu public restent calés sur leurs positions et distillent leur musique sans querien ne les fassent tanguer.
Set list :
Intro
March of the Neovocyts
Deliverance
The Work
Ex Animo
Room Eleven
The Deformed Army
Pain Injection
1308JP08
4TX31B
The Cube
INSANE (France)
A peine sorti de notre torpeurSuppurienne, nous sommes de retour (encore une fois !) dans la petitesalle, pour les français d'INSANE. Ayant confondu avec Insane, deChampagne-Ardennes, je découvre ce groupe. Le combo propose un metal assezefficace, direct et dynamique mais pour le coup, basique selon moi. Ce metaldeath assez classique m’a plutôt laissée de marbre et apparaissait très bateauen comparaison avec les autres groupes aux identités fortes présents à cefestival.
Après quelques clichés, j’opèredonc un nouveau retour devant la grande salle et préfère faire une pause dansce fest dont les prestations ne cessent de s’enchaîner et surtout avant latornade PUNISH YOURSELF !
PUNISH YOURSELF vs SONIC AREA (France)
Nous attendions tous unedéferlante de tubes des Toulousains dans un live punk et déjanté mais nousavions omis le duo avec SONIC AREA. Ce duo, bien trouvé, nous a donc servi unspectacle (j’ose utiliser ce terme) assez transcendant pour ma part. SONIC AREA a apporté à PUNISH YOURSELF ce côté expérimental, lent (presque déceptif maisc’est ça qui est bon) et subtile qu’il lui manquait. PUNISH YOURSELF prend unetoute autre dimension avec ces cuivres, ces arrangements. Les morceauxclassiques tels « Suck my TV » sont étirés et déconstruits. Cettedéconstruction et cette nouvelle approche de PUNISH YOURSELF a cependantdécontenancé le public qui s’attendait à un show volcanique et purgatif. Ainsi,un magnifique Braveheart latéral s’est formé et le long morceau, envolé etambiant s’est étiré, étiré sans jamais décollé et pouf… le Braveheart estretombé comme un soufflé… à la fin du morceau. Drôle d’ambiance me direz-vousmais j’ai aimé ça justement !
Je pensais voir un PUNISH YOURSELF habituel,sans grande subtilité, et finalement, c’est un show assez élaboré qui nous aété présenté ce soir. La scénographie quant à elle semblait être un peurecherchée, avec ce drap en front de scène tour à tour écran de projection,écran de jeu corporel et finalement, accessoire bien embêtant.
Sur scène,quelques accessoires et panneaux tentent de structurer l’espace mais le jeucorporel des acteurs de ce soir dénotent avec cette volonté de scénographieproprette. Et au final, tout valdingue et c’est le « caillon » surscène comme on dit par chez nous ! Les seuls effets visuels plutôt réussisrestent les fameuses peintures fluos des membres, les étincelles ventrales dela danseuse-chanteuse-performeuse et l’effet de matière des cuivres qui apportentcette touche de matière noble au milieu de ce foutoir fluo et industriel.
Bref, PUNISH YOURSELF vient denous servir un très bon show, au-delà de mes espérances et au delà des attenteset envies de l’auditoire.
ARKAN (France)
Un dernier mouvement pendulaireet nous voici dans la petite salle alors que les français d’ARKAN sont déjà surscène !
A vrai dire, je n’ai pas vu grand-chose de leur show, arrivée à labourre et partie plus tôt pour attendre fébrilement les rois de lasoirée ! Toujours est-il que l’échantillon que j’ai vu ce soir était d’uneextrême qualité. En effet, le groupe emporte toute la salle avec lui grâce àune chanteuse énergique, présente et attachante et un chanteur aussi trèsprésent et captivant. ARKAN nous distille ses meilleurs morceaux grâce à sesmusiciens très en forme et grâce aux vocalistes qui assurent vraiment surscène. Le groupe semble plus que prêt à affronter leur tournée à venir enouverture d’ARCH ENEMY.
MOONSPELL (Portugal)
La conclusion de la journée ne devraitpas tarder maintenant. Avant ce dernier show tant attendu, nous pouvons d’oreset déjà conclure que ce festival a été mené d’une belle manière. Le timing estplus que bien respecté, ne laissant aucun répit pour souffler grâce àl’alternance entre les deux salles. Le choix de l’affiche est fantastique ainsique l’ordre de passage qui a permis une bonne entrée en matière et uneinstallation efficace de l’ambiance dès les premiers groupes.
Mais il estl’heure maintenant d’accueillir sur scène les portugais de Moonspell, que nousn’avions pas vu dans la région depuis le regretté Metal Therapy Festival en 2006. A noter que cettedate nancéenne est la seule date européenne du groupe sur cette fin d’annéeétant donné l’annulation du Darkness Over Xmas Tour.
MOONSPELL arrive sur scène etnous sert un set efficace avec ses tubes attendus (Opium, Vampiria, Alma Mater etc).Le groupe est en grande forme. Fernando Ribeiro est imposant, charismatique ettrès bon sur ses parties chantées et growlées. J’avais d’ailleurs une petiteappréhension sur sa voix claire et puis non ! Le chanteur ne laisse doncpas de répit et je n’ai d’yeux que pour lui qui, il faut l’avouer, est unfrontman naturel. Mais les musiciens ne sont pas en reste finalement carceux-ci sont loin d’être en retrait ; les guitaristes et même le batteurviennent chercher le public et l’emportent avec eux.
Le groupe enchaîne les morceauxsans répit non plus et propose là un show très dense et soutenu. Entre lesmorceaux, Fernando répète sa joie d’être à Nancy, en France et nous sortquelques petites blagues qui tordent le coup à cette ambiance goth-métal.
Set List :
In Memoriam
Finisterra
Night Eternal
Southern
Opium
Awake!
Spiegelmann
Nocturna
Abysmo
Scorpion flower
Vampiria
Trebaruna / Ataegina
Alma Mater
Wolfshade
Fullmoon
Et voilà, le Metal Ride Festival2011 touche à sa fin. En conclusion, il faudra retenir une super organisationde la part de l’asso Metal Ride, un très bon choix de l’affiche, une pléiade degroupes divers, avec des partis-pris artistiques forts et sans concession et unshow énorme de MOONSPELL.
Retrouvez toutes les photos de ce festival à Nancy sur ma page Facebook-pro: SHOTbyFAYNN (Fanny Larcher)























































