27-07-2012
SONISPHERE FRANCE 2nd JOUR @ Galaxy (Amnéville) 08•07•2012 [live-report]
PORN QUEEN
Arrivé assez tôt, je m’installe dans les premiers rangs pour cette deuxième journée de Sonisphere. Premier constat : il y a beaucoup de monde à l’intérieur, le temps se dégradant rapidement… On craint le pire pour la scène extérieure.
Malgré cela, les rockeurs de PORN QUEEN entrent en scène. Blousons en cuir et lunette noires, les Luxembourgeois réveillent le Sonisphere d’une excellente manière ! Rien de tel que du bon vieux Rock and Roll pour démarrer. Le groupe a déjà la pêche en se début d’après midi et fait passer son énergie au public qui répond présent sur des morceaux comme "Dirty", "Leave That Bitch" ou "Devil's Way" !
Le groupe a donc réussi son pari de réveiller le Sonisphere aidé par un très bon son qui augure une excellente journée !
ARMORED SAINT
Une fois sorti de PORN QUEEN, je constate que le temps n’est pas clément avec l’organisation du festival. Pour des raisons évidentes de sécurité, la scène extérieure est fermée et je retrouve ARMORED SAINT sur la scène indoor.
Pour leur première fois en France, les Américains se doivent d’assurer ! Ils ont la pression mais le heavy metal aux accents très HAMMERFALL trouve son public. Il faut dire que le groupe est très expérimenté, notamment Jon Bush (chant) qui officiait précédemment dans ANTHRAX.
Malgré quelques soucis techniques (3 morceaux avec une guitare aphone…) le Sonisphere donne de la voix pour soutenir ARMORED SAINT. Le groupe enchaîne les solos et parties de chants très haut perchés tout au long du set, ce qui donne en une heure un bon apercu des trentes années d’existence du groupe.
THE DARKNESS
Dès leur arrivée sur scène, le ton est donné ! Extravagance et virtuosité pour du rock très 70’s avec une touche glam. Voilà un cocktail détonnant mais qui ne déplait pas au public et surtout aux photographes qui s’en donnent à cœur joie vues les acrobaties du chanteur de THE DARKNESS, Justin Hawkins (c’est en effet la première fois que je vois un musicien faire le poirier devant une batterie !). C’est d’ailleurs sur ce dernier que repose toute l’énergie du groupe, les autres musiciens restant nettement en retrait. Les Anglais nous offrent 50 minutes de show très correct avec du fun et de bons riffs de rock and roll’. Un mélange étrange mais qui ne laisse pas indifférent !
SOULFLY
Pour leur seule date en France, les Brésiliens SOULFLY sont très attendus. Vu l’affluence du public à ce moment-là, on aurait pu penser qu’il s’agissait de la tête d’affiche du festival !
Les adeptes de Max Cavalera hurlent dans la fosse et les premières notes de "World Scum" retentissent. Le son énorme massacre un peu nos pauvres oreilles fatiguées mais au moins on entend nettement tous les musiciens.
Le thrash metal teinté de néo fait trembler la fosse du Sonisphere qui ne sera qu’un pogo géant durant une heure de show. Max Cavalera est en grande forme, il invite même sa petite famille à le rejoindre sur "Revengeance" pour hurler encore un peu plus fort. On assiste au final à une prestation qui décrasse sévèrement et fait l’unanimité dans le public.
Sur le rappel, un très rituel "Eye For An Eye" repris en cœur par le public vient clôturer le concert.
WOLFMOTHER
Je ne connaissais pas du tout les Australiens WOLFMOTHER avant le Sonisphere mais visiblement ils ont un public très présent au festival.
Pourtant, l’ambiance ne prend pas beaucoup et le groupe ne semble pas très motivé à chercher à faire bouger la fosse. Il faut dire qu’après SOULFLY, la transition vers un groupe de blues metal aux accents psychés est rude.
Il faudra attendre la moitié du set pour que leur musique, très laborieuse au départ, commence à toucher son audience notamment grâce à une très bonne prestation du batteur qui redonne vie au groupe dans les parties instrumentales particulièrement longues.
Au final, le show est de qualité mais reste pour un public averti, il est difficile de découvrir ce genre de groupe dans un festival. Il aurait peut être fallut 15 à 20 minutes de concert supplémentaire pour conquérir les néophytes.
LACUNA COIL
Après le suspens de l’après-midi et la crainte de voir LACUNA COIL annulé pour raisons météorologiques, les Italiens débarquent sur scène armé de "Dark Adrenaline" leur dernier album. Malgré l’absence d’un bassiste, le groupe ne manque pas d’énergie et de voix. Je suis d‘ailleurs agréablement surpris sur ce point vis-à-vis d’Andrea Ferro qui assure sans problème (beaucoup d’effets mais le résultat est là !)
Les morceaux de "Dark Adrenaline" se prêtent réellement bien au live et le public a ainsi droit à une vraie tête d’affiche en ce 2ème jour mouvementé du Sonisphere 2012.
Cristina Scabbia et ses musiciens n’oublient pas pour autant le passé et nous offrent plusieurs morceaux de "Comalies" et "Unleashed Memories", qui ravissent les fans « old school » dont je fais partie.
Le show dure une heure et est millimétré : chaque morceau a sa petite présentation, les lumières sont superbes et le jeu de scène carré.
Il ne reste plus qu’à espérer que le Sonisphere 2013 ne connaisse pas les mêmes déboires d'organisation et climatiques que cette édition. On peut d’ores et déjà ouvrir les paris sur les têtes d’affiches. Personnellement, j’opte pour IRON MAIDEN. On verra bien !
Retrouvez toutes les photos de cette journée sur ma page Facebook-pro: SHOTbyFAYNN (Fanny Larcher)
Report par Pascal C.




























































