04-12-2011
THE IMPERICON NEVER SAY DIE TOUR @ Cabaret Sauvage [Paris] 13•10•2011 par Fred "Sinner" Polvet
Arrivé sur les coups de 20h30 il faut me mettre en jambe direct avec la pinte à 8€. Dur ! Y’en a qui ont dû laisser une fortune pour "s’hydrater" depuis 17h30, car toute sortie est définitive.
Le groupe qui se produit à ce moment-là ne me dit rien qui vaille. Rien en dessous de SWORN ENEMY ne passera ce soir pour moi. Je m'assieds et demande à mon compagnon d'alcôve qui est le groupe en train de se produire. Réponse : DEEZ NUTS. Mon timing est respecté. Il ponctue par : "c'est pas terrible !". Ça confirme. Il va falloir meubler jusqu'à SUICIDE SILENCE.

DEEZ NUTS © 2011 Christographe
Je me balade juste au moment d'une petite tournée de la célèbre liqueur à base de plantes, tandis qu'un type se fait tatouer une croix ailée sur le pec gauche.Au bout du troisième shot, DEEZ NUTS termine son show. Une marée de types portant les couleurs de leur groupe fétiche déboulent pour se rafraîchir ou fumer une clope.
Le sweat "welcome To this bitch called earth" retient mon attention mais le type ne prend pas la CB. Reste plus qu'à attendre EMMURE.
J’ai l’impression que les groupes passés avant ont bien préparé le public qui est maintenant arrivé à une température de fusion. Les mines sont ravies et l’ambiance bouillante. La salle se remplie à nouveau et EMMURE finit par arriver.
L’accueil est chaleureux et la réponse est le violent "Solar Flare Homicide" histoire d’embraser la foule ; c’est violent, efficace sans compromis.
On est clairement monté d’un cran, le final risque d’être explosif. EMMURE a un son dévastateur. Un deathcore encore inconnu par mes oreilles mais qui a le don de faire son effet. Les morceaux sont variés et laissent même quelques répits au public. "Sunday Bacon" fait (encore) l’effet d’une bombe.

EMMURE © 2011 Christographe
Chaque titre est comme un cocktail Molotov lancé dans le public.
Je redoute de plus en plus la tête d’affiche. Les titres sont variés : des morceaux comme "Rusted over Wet Dreams" et "Chicago’s Finest" viennent alléger un set particulièrement plombant. Là d’où je suis le public est luisant de sueur mais avec la banane.

EMMURE © 2011 Christographe
Place maintenant à SUICIDE SILENCE…
Le show commence sur "March To The Black Crown" issu du dernier album. C’est bien vu pour planter le décor. Et ça enchaîne sur «Unanswered», ouch ! EMMURE avait mis la barre haute mais là, j’avoue ça déboîte de canard ! Mitch Lucker est un possédé sur scène. Faut assumer sa place de tête d’affiche et c’est réussi ! Après quelques mots avec le public et quelques conseils pour passer un bon moment ensemble c’est "You Only Live Once" qui saisit l’assistance en transe.

SUICIDE SILENCE © 2011 Christographe
Les circle pits s’enchaînent et se ressemblent. La prestation du groupe au Hellfest m’avait laissé sur ma fin avec un goût de toujours pareil mais les circonstances n’étaient pas les mêmes. Le Cabaret Sauvage transformé en chaudron s’en souviendra longtemps.
Petit temps calme avec "Lifted", permet au public de souffler. Mais le groupe enchaîne avec "Smoke" et le très attendu "Fuck Everything".

SUICIDE SILENCE © 2011 Christographe
Certains lancent leur dernières forces dans la bataille. C’est d’une violence inouïe ! Et la salle montre ses premiers signes de réel KO.
"Disengage" et "No Pity For A Coward" finiront par les achever. Non sans que Mitch Lucker ne ravive les braises en réclamant des circle pits.
Les lumières se rallument et le public hagard s’en va rejoindre la sortie pour reprendre ses esprits après ses longues heures de deathcore sous l’égide du "Never Say Die Tour 2011" qui se solde à Paris par un carton plein. Perso, je suis sonné !
(Frédéric "Sinner" Polvet)

Back-stage © 2011 Christographe
Remerciements à Valérie Reux (Century Media Records France)























































