08-02-2012
DREAM THEATER / PERIPHERY @ Paris (Zénith) - 03•02•2012 [live-report]
C'est sous des températures toujours négatives que commencent à s'accumuler les fans de DREAM THEATER devant les portes du Zénith de Paris.Le concert a été annoncé complet dans l'après-midi et ce n'est qu'une heure et demi après l'ouverture que la première partie entame son set.
Il s'agit des américains PERIPHERY. Sextet sur scène (3 guitares, 1 basse, 1 chant, 1 batterie), le groupe est surtout le projet d'un seul homme, Misha Mansoor, qui a commencé à attirer l'attention en postant ses démos sur le web et acquis ainsi une certaine notoriété auprès d'un public féru de technicité instrumentale. Un EP et un album bien accueillis plus tard, ils ont été choisis pour accompagner DREAM THEATER sur sa tournée européenne.
Une partie non négligeable du public ne les connaît sans doute pas mais ils partagent donc avec la tête d'affiche de ce soir un certain goût pour la démonstration instrumentale.
A cet ingrédient le combo du Maryland ajoute de nombreux riffs "djent" (à la MESHUGGAH), et quelques éléments metalcore comme des refrains en chant clair ou des postures sur scène propre à ce style (les jambes bien écartées tout en headbanguant sur son instrument).

Un mélange audacieux, voire casse gueule mais qui est loin d'être indigeste au final. Un peu comme si DREAM THEATER et MESHUGGAH avait fusionné au sein d'une seule et même entité en somme.
Malgré une voix claire qui sur la longueur me paraît usante, le chanteur porte la formation en arpentant la grande scène du Zénith en arrivant même à faire taper dans les mains le public sur son dernier morceau ("Racecar" d'une durée de 15 minutes, soit près de la moitié des 40 de son set au final).

Le backdrop de PERIPHERY tombe pendant le changement de plateau et laisse découvrir l'arrière-scène de DREAM THEATER ce soir, sous la ferveur du public : 3 cubes en 3D sont suspendus au dessus du kit de Mike Mangini encadré par 4 colonnes de lights s'ajoutant à celles suspendues au plafond.

Après quelques minutes et les pubs sur l'écran géant du Zénith, la salle est plongée dans le noir... la musique d'Hans Zimmer accompagne la projection d'une vidéo sur les fameux cubes. L'intro de "Bridges In The Sky" se fait alors entendre pendant que les musiciens entrent sur scène.

Le son est plus fort que pendant la première partie mais plutôt bien équilibré. La setlist quand à elle est surtout centrée sur le dernier album et on peut admirer la prestation des musiciens de plus près avec quelques projections en gros plans sur le cube central et au milieu d'autres images plus psychédéliques. C'est plutôt bien vu.

Le groupe alterne donc entre son dernier album et ses classiques, mais aussi de passages calmes aux plus enlevés. "Surrounded", "The Spirit Carries On" ou l'interlude acoustique (avec "The Silent Man" et "Beneath The Surface"), sont ainsi tout en émotion tandis que le groupe nous réserve quelques explosions de technicité avec entre autre son incursion dans "Six Degree On Inner Turbulence ".

Côté bémol, on notera l'absence de réels jams ou improvisations qui auraient rendu le set plus savoureux et la présence d'un seul solo, celui de Mangini qu'on croirait d'ailleurs dans le groupe depuis toujours vu l'accueil des fans.
La setlist est aussi un peu à l'image de leur dernier album, pas assez aventureuse et manquant un peu d'inspiration parfois. C'est d'ailleurs quasiment la même sur toute la tournée (seulement 4 titres varient).

On regrettera donc que le set ne dure que 2 heures (ce qui est assez court pour DREAM THEATER), et que quelques vieilleries furent mises de côté ("Learning To Live", "Peruvian Skies", "Home" ou "Metropolis" par exemple).

Playlist vidéo ici : Dream Theater @ Paris, Zenith, 2012
Retrouvez la galerie complète du concert sur le blog de CelEye Kopp




























































