12-02-2013
Mad Sin - Sugar & Tiger - Dead Boobs @ Paris (Glazart) - 17•01•2013 [live-report]
Les mythiques et rares MAD SIN viennent fêter leurs 25 ans au Glazart. Une bonne occasion de faire la fête avec cette pointure allemande du mouvement Psychobilly, mouvement d'ailleurs injustement trop méconnu. Direction donc Porte de la Villette ...
C'est avec un petit combo punk francilien, DEAD BOOBS, que la soirée débute. Malgré leur nom, point de nichon sur scène, mais les amateurs de nudité ont quand même eu droit au torse nu du chanteur pendant l'intégralité des 35 minutes de set...
Une prestation qui s'achève entre autre sur un hymne à Ménilmontant (le quartier parisien) où le groupe est rejoint sur scène par quelques-uns de leurs amis qui leur emprunteront leurs instruments pour l'occasion ...
Le second groupe à se produire ce soir sur les planches du Glazart est SUGAR & TIGER. Derrière ce nom se cache en réalité le célèbre Didier Wampas (alias "Tiger"). Un nom qui correspond en effet on ne peut mieux à la musique du groupe puisqu'elle est bien marquée par l'énergie punk de "Tiger" qui se trouve contrebalancée par les vocaux délicats et doux de la charmante chanteuse "Sugar."
Une courte prestation (25 minutes) permettant de montrer une autre facette de Wampas qui sera même accompagné des Dead Boobs pour un dernier titre.
25 minutes, ce sera quasiment le temps aussi pour MAD SIN d'installer son matos et de faire ses balances. 25, c'est également le nombre d'années au compteur de la formation berlinoise. 25 ans de Psychobilly... Pour les non familiers du style, le Psychobilly est un sous courant punk qui emprunte au rockabilly quelques riffs, l'utilisation de la contrebasse et aussi son look vestimentaire rétro et flashy. Ajoutez à cela quelques sonorités surf rock ou 50/60's et des références aux films de Z ou d'épouvante et vous aurez une bonne première vision d'ensemble d'un mouvement qui compte également dans ses rangs des formations comme Demented Are Go!, Nekromantix ou Banane Metallique pour ne citer que les plus connues...
Bref, MAD SIN est une référence dans le style et le démontrera encore ce soir au Glazart. Le groupe de l'imposant Koefte (chant) a eu un peu plus d'1h15 pour parcourir sa longue discographie débutée il y a un quart de siècle maintenant. Du dernier album "Burn and Rise" (dont l'artwork décore la contrebasse de Valle) avec notamment l'entêtant "9 Lives" à leur premier effort discographique ("Chills & Thrills...") tout y passe.
Le public ayant répondu présent en nombre est ravi et s'agitera de la première note de "Speak No Evil" au final sur "Communication Breakdown". Le groupe est en forme et Koefte mène la barque avec énergie bien épaulé par Valle et ses deux guitaristes (dont notamment le petit nouveau bien plus souriant que son acolyte tirant faussement la tronche comme à son habitude, un peu comme s'il sortait de la famille Adams ou des Comptes de la Crypte).
Bref, il est 22h et c'est déjà fini. Un horaire plutôt précoce pour le Glazart et donc une bonne excuse pour prolonger la soirée et aller faire un tour à l'after show organisé à la Manufacture.
Remerciements au Glazart.
20-12-2012
Red Fang - Hark - Drawers @ Paris (Glazart) - 29•11•2012 [live-report]


Alors que le concert était sold-out depuis quelques jours et le nom de RED FANG confirmé dans l'après midi même pour la prochaine édition du Hellfest, direction le Glazart pour un show qui s'annonce donc archi complet... Une fois sur place, les lieux sont en effet blindés, les plus motivés déjà accrochés aux barrières (installées pour l'occasion), et même sur la terrasse fumeur il sera difficile de se trouver une place...
Les Toulousains DRAWERS ont la lourde tâche d'ouvrir la soirée mais ne semblent pas impressionnés pour autant. Cela est sûrement dû au fait qu'ils ont déjà ouvert pour RED FANG à Bordeaux et dans la ville rose lors d'une précédente tournée des Américains.
Le public parisien, qui en majorité découvre DRAWERS ce soir, semble plutôt convaincu par la prestation de ces imposants sudistes. Leur musique pourrait être rapprochée de celle de formations comme CROWBAR ou HANGMAN'S CHAIR (avec qui ils ont d'ailleurs partagé un split), et leur prestation plutôt convaincante ce soir (environ 40 minutes), donnera sûrement l'idée à certains de jeter une oreille ou deux sur leur premier album "All is One" paru l'année dernière...
HARK est la nouvelle formation de Jimbob Isaac, ex-frontman de TAINT. Ce nouveau trio gallois évolue donc logiquement dans la même direction que le combo, sur les cendres duquel il s'est fondé.
La voix de Jimbob survole donc ses riffs sludgy soutenus par une rythmique pachidermique. Les titres se succèdent pendant 40 minutes et outre TAINT, on pense entre autres à AKIMBO ou TORCHE comme influences de la formation. Sans démériter, le groupe peine cependant à se détacher de la masse et à marquer les esprits avec ses compos. Mais comme évoqué plus haut, HARK est jeune et n'a encore, en deux petites années d'existence, gravés dans le marbre (ou plutôt les microsillons d'un vinyle), que deux titres, d'ailleurs librement téléchargeables sur le net... A noter pour finir qu'ils retenteront de séduire le public parisien en mars en première partie de CLUTCH...
Setlist : Hark / Wounded / Pusher / BHSW / (New Song) / Clear Light Of... / Mythopoeia
Difficile maintenant de rater le phénomène RED FANG! Après des passages remarqués au Roadburn et au Hellfest, le quatuor américain fait dorénavant salle comble à chaque passage dans l'hexagone. Et rien qu'en 2012 ses passages sur Paris (mais aussi ailleurs en France), ont été plus que nombreux.
Après avoir rempli une deuxième fois les Combustibles (report ici) puis s'être égaré à Versailles il y a peu, le combo revient dans Paris intra-muros et fait une nouvelle fois sold out ! D'ailleurs de mémoire de chroniqueur je n'ai jamais vu le Glazart aussi plein et ce n'est pourtant pas faute d'y poser les pieds plutôt fréquemment !
Donc 7 mois après les Combustibles, RED FANG rempli une salle près de 3 fois plus grande et ce même sans avoir sorti de nouveau disque, à peine diffusé un nouveau clip ("Dirt Wizard") et laisser échapper sur le net un nouveau titre ("Crows In Swine") pour nous faire patienter avant la réalisation de leur troisième album en 2013... Buzz !
La formation commence son set par "Hank Is Dead". La sauce stoner prend immédiatement devant un public conquis d'avance. Et seul le fait que les lieux soient réellement trop remplis (aux vues de leurs capacités mais surtout de leurs configurations), empêche la fête d'atteindre son paroxysme...
Les hits s’enchaînent ("Dirt Wizard", "Malverde", "Wires", "Shark"...), et les Américains se retirent au bout d'une grosse heure de set sur "Prehistoric Dog". Mais cela est sans compter sur le public parisien qui signifie au combo qu'il en veut plus! ("We want more! We want more!').
Le combo s’exécute alors et nous gratifie de deux titres supplémentaires : un troisième nouveau titre (?) et le rare "Suicide" et son solo de basse bien senti.
Bref, RED FANG aura encore une fois comblé ce soir, même si la prestation restera tout de même un cran en dessous de celle des Combustibles où les Américains avaient terminé leur concert en caleçons ainsi qu'une partie du public d'ailleurs !
A la prochaine! Au Hellfest, ou dans une salle parisienne légèrement plus grande j'espère !!!
Remerciements au Glazart !


20-10-2012
NASUM – BLACK BREATH – SCD – COILGUNS @ Paris (Glazart) - 26•09•2012 [live-report]
Comme Garmonbozia fait bien les choses, en plus de BLACK BREATH qui tournent avec NASUM, nous aurons aussi droit ce soir aux prestations de SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION et COILGUNS qui ouvrent donc la soirée. Ces derniers ont pris la route (et certains le train) depuis la Suisse pour se produire une nouvelle fois à Paris ce soir (beaucoup se souviennent peut être de leurs passages en Avril au Rigoletto ou en août au Batofar).
Le trio helvète me rappelle un peu leurs compatriotes de CORTEZ dans leur configuration scénique qui ne s'encombre pas d'un bassiste. Ainsi on retrouve sur les planches, un chanteur qu'on croirait pris de crises d' épilepsie dès que son collègue guitariste (doté d'un pédalier d'effets aux dimensions impressionnantes et qui devait surement encombrer tout le Rigoletto à lui seul d'ailleurs), envoie ses riffs chaotiques et que le batteur martèle ses fûts. Les trois compères maîtrisent parfaitement leur sujet mais on pouvait évidemment s'y attendre sachant qu'ils font également partie du line-up (cette fois-ci pléthorique et à géométrie variable), de THE OCEAN, autre pointure suisse en matière de post-hardcore.
Leur hurleur ne s'économise pas, se rendant même plusieurs fois dans le public et l'encerclant même avec le câble de son micro pour le ramener vers la scène, tel un cowboy rameutant son troupeau à l'enclos ! Pas con comme technique cela dit et plus efficace que de demander timidement aux spectateurs présents de se rapprocher!!!
Le public, déjà nombreux, restera cependant plutôt timide malgré tout ce que soulignera ironiquement d'ailleurs le frontman en remerciant les spectateurs de leur enthousiasme. C'est bien dommage d'ailleurs, mais après tout il s'est sans doute avant tout déplacé pour grinder que pour du hardcore chaotique...
Depuis la sortie de "Sheep And Guns" l'année dernière, les occasions de croiser le chemin des SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION (SCD) n'ont pas manqué. Ils n'hésitent pas en effet à mouiller le maillot et à bouffer du kilomètre pour venir le défendre en live. Ainsi on a pu les voir en festivals (Obscene Extreme, Sylak, Motocultor...) mais aussi dans des salles plus ou moins remplies. D'ailleurs cette fois-ci les SCD se produiront devant un public plus conséquent que lors de leur dernier passage au Glazart en mai (d'ailleurs chroniqué ici)!
Une fois encore le grind/death des SCD fait mouche ce soir, même si leur set est plus court, une petite demie heure seulement (il y a quand même 4 groupes ce soir!) et les musiciens peut-être un peu plus tendus (du fait d'ouvrir pour NASUM sans doute ou peut être des problèmes de son dans les retours). La set-list puisent une nouvelle fois dans toutes les réalisations du groupe contentant ainsi les fans de la première heure comme ceux de l'aspect plus death de leur dernière réalisation. A voir et revoir, toujours avec le même plaisir.
Ce n'est pas pour rien que NASUM a choisi BLACK BREATH pour ouvrir son ultime tournée européenne. Le metal des Américains, fortement influencé par ENTOMBED et la scène crust, est carrément efficace en live et le public parisien s'en rendra vite compte cette fois ...
Leur première venue à Paris (déjà au Glazart, en novembre 2010) n'avait en effet attirée que 10 personnes en tout et pour tout (j'y étais et j'ai pu compter les présents sur le bout de mes petits doigts). A en juger par les conversations autour de moi ce soir encore, une part conséquente des spectateurs présents ne les découvrait qu'à l'occasion de cette première partie de NASUM seulement. De l'avis général après le concert, ils ont mis tout le monde d'accord. Il est donc fort à parier qu'ils ont gagné des fans et que ceux-ci répondront présents lors du prochain passage parisien des Américains. Ils le méritent!
J'ai pu apercevoir NASUM une première fois au Fury Fest en 2004, une chance puisque le leader de la formation scandinave était emporté 6 mois plus tard par le tsunami qui ravagea les côtes thaïlandaises en pleines fêtes de fin d'année. Avec la disparition de Mieszko, c'était aussi la chance de revoir ce groupe culte du grindcore qui s'évanouissait...
Début 2012, on apprend que NASUM se reforme pour une ultime tournée en hommage à Miesko bien qu' à l'époque les Suédois n'avaient pas voulu continuer sans lui. On ne jugera pas de la sincérité ou de l'opportunité de la démarche, mais (re)voir NASUM est une occasion qu'on ne peut bouder et vu le Glazart rempli, je ne suis pas le seul à le penser.
Ce "Farewell Tour", organisé également pour commémorer les 20 ans de carrière du groupe, voit se réunir sous la bannière NASUM (et pour un nombre conséquent de dates d'ailleurs) : Anders Jakobson (également dans COLDWOCKER) à la batterie, Jesper Liveröd à la basse et Urban Skytt à la guitare. Pour remplacer Mieszko, Jon Lindqvist prend la deuxième guitare (alors qu'il occupait, tout comme dans son autre groupe VICTIMS, le poste de bassiste dans NASUM en 2003/2004), et c'est le chanteur de ROTTEN SOUND, Keijo Niinimaa, qui sera invité derrière le micro. Vous avez suivi ? Peu importe finalement ! Et trêve de remise en situation ...
Les sirènes retentissent comme pour prévenir de la déflagration qui va suivre. NASUM entre en scène et balance la purée directement sans, en introduction, la présence des mariés avec leurs masques à gaz tout droit sorties de la pochette du disque "Inhale/Exhale", comme lors de ses prestations estivales au Hellfest ou au Ieperfest par exemple.
"MassHypnosis", "This Is" et "The Masked Face" s'enchaînent sans temps mort. Puis Keijo prend la parole "Merci ! We are NASUM. It's the last time we ever play in this beautiful country". Frissons.
La suite n'est qu'histoire comme on dit. Le public est déchaîné, les musiciens carrés et visiblement heureux d'être là. Les morceaux s'enchaînent à vitesse grand "V" jusqu'à leur grand classique "Inhale/Exhale" où le public est en furie! C'est déjà l'heure du rappel et après quelques mots de Keijo sur l'horrible vin français récupéré en loge, le groupe poursuit son matraquage avec "Worst Case Scenario" extrait de "Helvete". Le show se conclut ensuite sur "The Idiot Parade" et "Den Svarda Pranen".
NASUM nous a fait mal.
NASUM n'a pas déçu.
NASUM est mort.
Vive NASUM !
(Ps: Le groupe parle de sa date parisienne sur son Tour Blog)
19-09-2012
Karma to Burn – Honky – Coffin on Tyres @ Paris (Glazart) - 13•09•2012 [live-report]
Depuis sa reformation, KARMA TO BURNn'en finit plus de tourner. Ce pilier du stoner instrumental qui jadis se faisait rare en Europe, en sillonne maintenant les routes à un rythme effréné.
En effet depuis ces 3 dernières années le trio américain a foulé pas moins de cinq fois les planches parisiennes. Si à ces dates on ajoute ses prestations en région et notamment aux Hellfest 2009 et 2011, on voit bien que les occasions de le voir sur scène ne se font plus rares désormais ... et c'est tant mieux!
Mais alors sans nouvel album sous le bras et avec des passages de plus en plus récurrents, comment KTB peut-il ce soir au Glazartnous étonner une nouvelle fois?!
En effet depuis ces 3 dernières années le trio américain a foulé pas moins de cinq fois les planches parisiennes. Si à ces dates on ajoute ses prestations en région et notamment aux Hellfest 2009 et 2011, on voit bien que les occasions de le voir sur scène ne se font plus rares désormais ... et c'est tant mieux!
Mais alors sans nouvel album sous le bras et avec des passages de plus en plus récurrents, comment KTB peut-il ce soir au Glazartnous étonner une nouvelle fois?!
Paris dispose désormais d'une batterie de groupes en matière de musiques grassouillettes dont elle peut être fière. Aux côtés de Hangman's Chair, Eibonou encore Abrahma, COFFIN ON TYRES, qui ouvre la soirée fait partie de ceux-là.
Le stoner des franciliens est en effet de qualité, bien exécuté et on ne s'étonnera pas donc qu'ils ont été signé par Aderock Records pour un successeur à leur premier opus intitulé "Red" paru il y a deux ans maintenant. Malgré tout il manque un petit quelque chose ce soir que je ne saurais trop définir et qui me fit décrocher avant la fin du set. A surveiller tout de même ...
Affublés de jolis couvre-chef et portant chacun une barbe grisonnante à faire pâlir un autre texan du nom de Gibbons, ce sont les HONKY qui prennent la relève. Le trio américain est visiblement heureux d'être là et tout sourire. Des textes qui parlent d'alcools, de plantes vertes et d'autres joyeusetés du genre sur fond de rock n' roll ça donne vite envie de passer au bar et s'en griller une à l'extérieur justement...
Le dernier passage en terres parisiennes de KARMA TO BURN remonte seulement à avril dernier. Le trio avait alors littéralement enflammé les Combustibles (aux Stoned Gatherings) et ravi nos oreilles une nouvelle fois. Seulement 5 mois après et sans réelle sortie discographique (hormis une obscure compilation de réenregistrements de leurs premiers morceaux sous forme totalement instrumentale cette fois), on aurait pu s'attendre à un show à l'identique des américains...
Mais ceux qui suivent un peu l'actualité du groupe savaient déjà avant le show que ce serait forcément un peu différent. En effet, Rob Oswald, batteur originel du combo, a visiblement été remercié et ne fait plus partie du groupe depuis à peine un mois. On pouvait donc craindre que son remplaçant derrière les fûts ne soit pas à la hauteur, a fortiori en si peu de temps. Mais le petit nouveau rassure et s'acquitte plutôt bien de sa tâche malgré peut-être un peu moins de feeling et de style que son prédécesseur. En même temps, il n'est pas évident non plus de placer ses cymbales aussi hautes que celle de Rob et de se trimbaler la même dégaine...
Côté setlist, les ricains ont aussi fait l'effort d'éviter trop de redites et à côté des classiques indéboulonnables que sont "Eight", "Nineteen", "One" ou encore "Twenty" les murs du Glazart trembleront au son de "Three" (Appalachian Woman), "Seven" (Mt Penetrator) ou encore le rare et ambiancé "Thirty-One". Autant de morceaux qui permettront de montrer l'étendue du jeu des trois musiciens et qu'il n'est pas besoin d'être une quinzaine sur scène pour avoir un son riche et varié...
La soirée s'achève avec en guise de rappels les titres "One" et "Twenty" au cours desquels respectivement William Mecum perd le câble de sa guitare quelques secondes et les Honky ne fassent une brève mais rigolote réapparition sur les planches sur ce morceau final.
Bref, Rich Mullins (Basse), William Mecum (Guitare) et dorénavant Evan Devine (le remplaçant de Rob Oswald à la Batterie) nous ont encore donné ce soir une grande leçon de Musique et de Stoner...
13-09-2012
YEAR OF NO LIGHT – EIBON – VALVE @ Paris (Glazart) - 07•06•2012 [live-report]
Direction une nouvelle fois le Glazart, pour une affiche bien sombre constituée de 3 groupes français à (re)découvrir...
VALVE montera sur scène vers 20h et y restera une petite demi-heure seulement. Tout comme sur leur démo éponyme parue en janvier dernier, les Parisiens démontreront cette fois-ci sur scène un certain savoir-faire en matière de gros son (à classer entre parties grassouillettes et agitées à la Knut et post-hardcore plus lent et ambiancé). Ils nous gâteront même de nouveaux titres et de plusieurs escapades dans la fosse de la part de leur chanteur sur les deux derniers morceaux. Une bonne mise en bouche pour la soirée...
Set-list : (New Song), Siren, Humanae Libertas, 777 (New Song)
Celle-ci se poursuit avec d'autres franciliens : EIBON. Pour être honnête, ces derniers ne m'avaient pas laissé un souvenir mémorable quand je les avais vu la première fois il y a un an au Klub en compagnie de Sickbag et Hangman's Chair (avec qui ils partagent d'ailleurs un split).
Le constat sera sensiblement le même ce soir, à la différence que leur set (d'un peu moins d'une heure cette fois), traîne malheureusement trop souvent en longueur. C'est bien dommage car ils sont pourtant capables de susciter l’intérêt sur CD avec des ambiances bien glauques et malsaines comme en atteste leur récent vidéo clip par exemple. Vraiment dommage donc...
YEAR OF NO LIGHT est un groupe bordelais qui a réussi à affirmer son identité, prendre du caractère et surtout à accroître sa notoriété au fil des années. Vu pour ma part la première fois en pleine campagne caennaise dans une salle des fêtes municipale un certain 14 juillet 2007 (ça ne s'invente pas et pour parachever l’anecdote c'était aux côtés des non moins excellents Daitro, Sed Non Satiata et Karysun), ils ont depuis participé au Roadburn. Un festival hollandais de référence en matière de musique bien grasse, lourde et torturée dont d'ailleurs même le Hellfest s'inspire pour la programmation de sa dernière petite scène en date, la Valley où on aura pu les revoir quelques jours plus tard...
Ce soir au Glazart, pas d'odeurs de terres imprégnées d'eau, de metalleux imprégnés quand à eux de houblons. La salle parisienne, qui a fini par se remplir avec leur arrivée sur scène, est plongée dans une pénombre que des lumières blanches derrières les musiciens viennent relativiser. Les 3 guitaristes, 2 batteurs, l'unique bassiste et le clavier paraissent donc comme sortir d'un vaisseau extra-terrestre. La set-list posée sur un des retours (cf photo), aurait pourtant dû nous mettre la puce à l'oreille avec cette suite de coordonnées intergalactiques qui la compose, plutôt que du réel enchaînement de morceaux composant la prestation de ce soir. On notera d'ailleurs à ce propos (et sauf erreur), l'absence de titre de "Nord" (leur premier album pourtant fraîchement réédité), la présence de différentes pièces de "Ausserwelt" ("Hiérophante", "Abesse") et surtout de nouveaux titres.
Que dire sinon que c'est le genre de performance qui se vit plus que ne se raconte? A voir et revoir, notamment le 4 octobre prochain à Paris!
20-05-2012
Sublime Cadaveric Decomposition – Livarkahil – I The Omniscient (2 Guys 1 TV Party) @ Paris (Glazart) - 17•05•2012 [live-report]
Aujourd'hui au Glazart, on fête les 1 ans de "2 Guys 1 Tv". Pour ceux qui ne les connaitraient pas encore, voici la vidéo qu'ils ont réalisée pour la promo de l'évènement histoire de vous donner une petite idée du ton de cette web émission metal :
Ce sont les jeunots de I The Omniscient qui ouvrent la soirée. Le Glazart est désert mais cela n’entame en rien l'envie de jouer et bouger du quintet parisien dont aucun membre ne dépasse les 20 ans. Comme ils le disent eux même dans l'épisode #4 de 2 Guys 1 TV, ils sont largement influencés par Messhuggah, le djent et les groupes de Summerian Records. Bref, tout ce que j'aime et tout ce qui est malheureusement un peu tendance ces temps ci... Bref, Next!
La soirée se poursuit ensuite avec la diffusion en avant-première de la première partie de l'épisode #10 de 2 Guys 1 TV. Le public, toujours aussi ténu, suit alors religieusement sur les 2 écrans vidéos du Glazart (malgré quelques bugs techniques au démarrage) un reportage sur ... le hardcore. Pas sûr que les références à Vegan Reich ou Youth of Today n'aient parlées à grand monde ce soir ou les ai même intéressés réellement mais passons ...
Après un petit sample, Livarkahil entame son set avec une rythmique lourde qui débute "The Eternal Sun", un titre extrait de son nouvel EP ("Wrath of God") dont la release-party est prévue dans quelques jours dans un bar parisien (plus d'info à ce sujet ici).
Le reste de leur courte prestation (d'à peine plus d'une demie heure) est consacré aux titres de "Signs of Decay", leur précédente réalisation. C'est certes assez pour découvrir leur univers froid et martial mais trop peu quand on y prend goût. A revoir donc avec un set plus long!
C'est pendant les préparatifs de SCD que la deuxième partie du nouvelle épisode de 2 Guys est diffusée. Fan de metal et de fantasy, c'est cette fois pour vous...
Au même titre que Inhumate ou Blockheads, Sublime Cadaveric Decomposition fait partie des références incontournables du grindcore français. S'éloignant dorénavant du gore grind primal des début pour quelques choses de plus "groovy"il n'en reste pas moins que ça avoine toujours autant. Le show de ce soir sera encore là pour le prouver même s'il est vrai que devant la faible affluence du soir la sauce met un peu de temps à prendre...
Avant que SCD finisse son set avec les 4 derniers morceaux de "Sheep 'n' Guns", Maxwell et Malcolm de 2 Guys 1 TV sont montés sur scène pour remercier les quelques personnes présentes. L'ambiance est ensuite montée d'un cran encore et Maxwell a même slammé et le public fait un circle pit sur "The Idea of End". La batteur de la formation nous a ensuite invité à les revoir en festivals cet été et il faut avouer qu'on a le choix de ce côté là, les grindeux étant présents sur toutes les bonnes affiches de l'été avec notamment le Hellfest ou le Motocultor pour n'en citer que deux. "Phantom of Pleasure" ponctue ainsi la soirée de belle manière avec le public envahissant la scène...
Pont de l'Ascension, affiche franco-française, temps trop court pour la promotion ... Quelqu'en soit la ou les raisons, vous l'avez compris à la lecture du report, le public n'a pas réellement répondu présent et c'est bien dommage. Tant pis pour les absents...
Remerciements à l'équipe du Glazart.
26-04-2012
Nachtmystium – Dark Fortress – Verdelet – Phlefonyaar @ Paris (Glazart) - 19•04•2012 [live-report]
Après Agalloch et Red Fang la semaine précédente, c'est au tour d'un autre groupe programmé au Roadburn cette année de passer sur Paris: Nachtmystium. Pour leur escale parisienne au Glazart organisée par Garmonbozia, ils sont accompagnés de Dark Fortress, Verdelet et Phlefonyaar.
C'est le jeune trio anglais Phlefonyaar qui débutent la soirée. Le nombre de personnes dans la salle est alors proche de l'âge des deux musiciens qui accompagnent le bassiste/chanteur (visiblement plus expérimenté): 20.
Bref, le Glazart est pour l'heure désert et ceux qui ont raté leur demi-heure de set n'ont pour être honnête pas raté grand chose ...
Un autre combo tout récent et provenant lui aussi de la perfide Albion prend leur suite : Verdelet. Ils ne se sont formés en effet que l'année dernière mais viennent déjà de sortir un album ("Return to Dust").
Ils sont grimés. Leur chanteur a de jolis bracelets à clous, une capuche lui couvrant le visage et un faux air d' Alan Averill (Primordial) par moment. Tout ça reste très cliché et assez plat également. Cela manque parfois d'originalité. On notera cependant quelques essais dans le chant presque incantatoire sur un passage de "Black Cloaked Cloud" et une partie plus caverneuse sur "Exalted...".C'est assez maigre ...
Mais comme évoqué plus haut le quatuor a peu d'expérience et cette tournée avec Nachtmystium est leur toute première. Laissons donc le groupe mûrir encore un peu ...
Setlist Verdelet :
The SummoningLament for the Children
When Eyes Turn Hollow
Black Cloaked Cloud
Evolving Shadows
Exalted Beneath a Throne of Hatred
Les allemands de Dark Fortress sont pour leur part bien moins amateurs. Formé il y a une quinzaine d'année, le sextet bavarois est même attendu par une partie non négligeable du public dont les rangs se sont d'ailleurs un peu épaissis.
"Bonjour, nous sommes Dark Fortress de la Bavière". C'est ainsi que le leader des allemands présente la formation après l'exécution de deux titres. Avant de poursuivre avec "The Valley", il rappellera que leur dernière venue à Paris date de leur passage au Trabendo en Décembre 2009 avec Satyricon et Shining. Histoire de brosser le public dans le sens du poil, le frontman ajoutera (et toujours en français dans le texte) que c'est encore mieux ce soir et il conclura même plus tard le concert en viles flatteries avec un "vous êtes le meilleur public du monde"......
Concernant la prestation d'environ 45 minutes de ce soir au Glazart, je dresserais sensiblement le même constat qu'à l'issue de leur set au Trabendo: "ça m'en a touché une sans faire bouger l'autre". Pour tempérer cette affirmation pour le moins péremptoire et presque triviale, on remarquera tout de même l'effort de parler en français et l'exécution en avant première d'un nouveau titre ("Light of the Phoenix" si j'ai bien compris, à paraître sur le prochaine album du groupe) plutôt lent et ambiancé et dont la dernière partie est marquée par des paroles qui restent en tête ("I Watch Your Soul").
Place maintenant au réel intérêt de la soirée: Nachtmystium. Après les venues de Agalloch et Absu au Glazart, les américains clôturent un mois d'avril chargé en affiche metal pour cette salle parisienne. Provenant de l'Illinois, le quintet évolue lui aussi dans le black metal mais essaye de faire avancer le schmilblick avec ses derniers albums, ce qui a fini par attirer un peu l'attention sur eux et la foudre des plus puristes également.
Après un petit sample assez glacial, les membres du groupe entrent tous en scène assez simplement. Le temps que leur chanteur et guitariste Blake Judd annonce, une bouteille à la main, leur premier titre ("A Seed of Suffering") et c'est parti pour la grande messe.
Le set balaie assez bien la discographie du groupe de "Demise" (album de 2004 avec "Ashes to Ashes") au titre d'ouverture de leur futur album ("Silencing Machine" à paraitre le 31/07/2012) en passant évidemment par les meilleures pièces de "Assassins" ou "Addicts".
Les moments forts du set sont assurément le très remuant "Hellish Overdose" avec lequel s'enchainera le nouveau morceau évoqué plus haut (et du nom de "Dawn Over The Ruins Of Jerusalem" semble-t-il), le refrain entêtant de "Assassins ("We Feel Nothing"...) mais aussi son final qui voit le claviériste s'avancer et tendre le micro.au public.
Bref, une soirée bien sympa même si on peut déplorer une faible affluence (rebutée par les premières parties?) et un son/mixage par moment perfectible du clavier sur la tête d'affiche (qui fait pourtant l'essentiel de l'originalité de Nachtmystium).
Remerciements à l'équipe du Glazart une nouvelle fois.
14-04-2012
Agalloch – Velnias @ Paris (Glazart) - 10•04•2012 [live-report]
Trois ans après son dernier passage, Agalloch revient sur Paris à l'occasion d'une tournée qui les a emmenés du Inferno Oslo jusqu'au Roadburn et au Ragnarok...
Ils sont accompagnés pour se "Marrow of the Spirit European Tour" de Velnias. Malgré un patronyme en lituanien (qui désigne une divinité des Baltiques) cette formation est américaine. Elle évolue sensiblement dans le même registre que la tête d'affiche à savoir un pagan black metal très ambiancé et atmosphérique.
Les titres du quatuor sont longs, d'une moyenne de 15 minutes, ce qui personnellement me fait décrocher assez vite. Le public quant à lui semble avoir apprécié et les a plutôt bien applaudis après un final où les guitaristes étaient à genoux pour tritouiller leurs pédales d'effets.
Malgré une compilation de leurs deux derniers EP l'année dernière ("White Division Grey"), c'est donc, si l'on excepte la récente annonce d'un nouvel EP en préparation ("Echoes"), sans réelle actualité discographique que les américains de Agalloch se rappelle à nous en cette mi-Avril leur dernier réel album datant déjà en effet de deux ans ("Marrow of the Spirit").
Le show commence avec le leader de la formation John Haughm (chant/guitare) qui vient allumer de l'encens d'une forte odeur boisée. Ceux des premiers rangs qui n'ont pas péris asphyxiés, ont du apprécier rentrer chez eux en sentant le feu de forêt héhé! Trêve de plaisanteries, après quelques arpèges de John seul sur le scène qui mettent dans l'ambiance, il est rejoint par le reste du groupe qui ouvre sa prestation (d'environ 1h50!) par "Into the Painted Grey".
Le quatuor nous fait voyager dans sa discographie et la variété de ses ambiances. Après un "Falling Snow" introduit par quelques mots hésitants en français du guitariste Don Anderson et "The Watcher's Monolith", c'est "Limbs" qui se fait entendre et soutenir pendant son pot par le public qui tape dans ses mains.
Le set semble s’achever sur "Bloodbirds" (qu'une fane dans le public ne cessait d'ailleurs de réclamer). Les américains ont déjà joué près d'1h15 mais reviendront pour un rappel constitué de 4 titres. La prestation se termine donc en apothéose avec l'épique "In the Shadow of Our Pale Companion" qui voit le second guitariste participer aux vocaux et le public bien réagir notamment en tapant dans les mains sur la deuxième partie de ce titre de 15 minutes et pousser des "hey hey" en rythme. Leur classique reprise de Sol Invictus finira de d'achever l'auditoire ...
Bref, Agalloch a délivré un concert plus que sympathique et nous a fait nous échapper le temps de deux petites heures de notre métro-boulot-dodo quotidien ...
01-04-2012
Obscura – Gorod – Spawn of Possession – Exivious @ Paris (Glazart) - 29•03•2012 [live-report]
Sur la route depuis près de 20 jours et encore pour une petite semaine, ce package de 4 groupes s'arrête en ce Jeudi 29 Mars au Glazart pour son étape Parisienne. Et quels groupes! Ce "Omnivium Europe 2012" rassemble en effet la crème du death technique européen. Le public parisien ne s'y trompera pas et remplira bien cette petite salle du XIXème.
C'est Exivious qui ouvre le bal, seul groupe de la soirée sans actualité discographique. Le quatuor néerlandais délivre une musique instrumentale proche des parties les plus progressives d'un Cynic. Pas très étonnant d'ailleurs, quand on sait que le combo compte dans ses rangs ... 2 ex Cynic justement! Le line up est complété par un ex Pestilence à la batterie et on retrouve le deuxième gratteux dans Dodecahedron (qui vient de sortir son album éponyme sur Season of Mist).
Ils disposent d'une petite demi-heure et joueront 5 titres au cours desquels les musiciens feront preuve de dextérité, notamment le bassiste qui apporte avec ses lignes quelque chose de supplémentaire aux ambiances variées distillés par les 3 autres. Pas le groupe le plus brutal de la soirée, mais l'accueil est poli et les bataves ont sûrement gagné l'estime de la plupart du public présent même s'il n'est pas en liesse (et le style ne s'y prêtait pas trop en même temps).
Les scandinaves de Spawn of Possession prennent le relais. Avec un album fraîchement sorti chez Relapse ("Incurso", le 13 mars) et très bien reçu par la critique, on aurait pu s'attendre à ce qu'ils centrent leur setlist sur ce dernier... Raté! Les suédois n'en joueront d'ailleurs même pas une note! La faute sans doute à des compos trop complexes et qu'on assimile qu'après plusieurs écoutes attentives et répétées. Peut être aussi à leur temps de jeu réduit : 30 minutes.
Le set commence par 3 morceaux de Cabinet, album qui a bientôt 10 ans maintenant, avant de se poursuivre avec 2 titres de Noctambulant (2006). La prestation du combo manque un peu d'énergie et le frontman de charisme. Une impression accentuée quand pour le dernier titre, le chanteur de Gorod vient partager les vocaux de "Church of Deviance". Bref, mis à part ce featuring final (qui semble être une première sur cette tournée selon le hurleur des Bordelais) on reste un peu sur notre faim ...
C'est maintenant justement au tour de Gorod d'investir la scène du Glazart. Une partie du public est venue pour eux, les français ayant en effet une réputation qui ne fait que grandir. D'ailleurs sur les dates hexagonales de ce Omnivium Tour, les ex Gorgasm jouent juste avant la tête d'affiche contrairement au reste de la tournée. Leur concert commence par un titre de leur dernier album, encensé par la presse spécialisée et les webzines. C'est alors parti pour un set maitrisé et énergique. Bref, une bonne claque pour être plus trivial.
Obscura ... Je me souviens de la performance des allemands à la Loco en 2009 comme étant assez terne. Il faut dire que le groupe jouait en ouverture de Cannibal Corpse et Dying Fetus (pas ce qui se fait de pire dans le genre donc) et qui plus est dans la petite Loco. Certains se souviendront peut être aussi de leur passage au Trabendo début 2010 avec Black Dahlia Murder ou au Nouveau Casino en 2011 avec Hate Eternal. Mais cette fois ci, les teutons reviennent dans la capitale en headliner! Le quatuor dispose donc cette fois ci d'une bonne heure pour jouer.
Les allemands entament leur set avec "Septuagint" et "Vortex Omnovium" de leur dernier réel album studio en date "Omnivium" (2011) avant d'enchainer avec le très Deathien "Incarnated" que l'on retrouve entre autre sur "Illegitimation" (sorti il y a quelques jours et regroupant vieilles démos et reprises de Death, Atheist et Cynic). Le son n'est malheureusement pas au top et ne permet pas vraiment de discerner toutes les subtilités de leur musique. Dommage. Le reste du set sera centré sur l' album "Cosmogenesis" (2009).
Les allemands entament leur set avec "Septuagint" et "Vortex Omnovium" de leur dernier réel album studio en date "Omnivium" (2011) avant d'enchainer avec le très Deathien "Incarnated" que l'on retrouve entre autre sur "Illegitimation" (sorti il y a quelques jours et regroupant vieilles démos et reprises de Death, Atheist et Cynic). Le son n'est malheureusement pas au top et ne permet pas vraiment de discerner toutes les subtilités de leur musique. Dommage. Le reste du set sera centré sur l' album "Cosmogenesis" (2009).
La soirée s'achève avec leur excellente reprise de Death "Flesh and the Power It Holds". Une fin qui donne envie de revoir Steffen Kummerer (chant/guitare) se refrotter au répertoire du groupe de Schuldiner au "Death to All Tour" où il a été confirmé comme vocaliste de cette mini tournée commémorative mais qui ne parcourera malheureusement que le territoire américain.
Bref, après Krisiun le mois dernier (photo report ici), encore une très bonne soirée Death Metal organisée par Garmonbozia dans les murs du Glazart!
Playlist de vidéos trouvées sur yourtube du concert/
Photos 2012 © Leonor Ananké - Retrouvez la galerie complète prochainement sur Hard Force!
Remerciements à l'équipe du Glazart.

























































































