26-02-2012
Lofofora – Hangman’s Chair @ Ris-Orangis (Le Plan) – 10•02•2012 [live-report]
Après un premier passage à la Maroquinerie de Paris en novembre dernier pour promouvoir son nouvel album «Monstre Ordinaire» (lors duquel Hard Force a interviewé le groupe), et au Petit Bain le mois suivant, LOFOFORA revient en région parisienne pour faire trembler les bonnes consciences et les murs du Plan à Ris-Orangis (91).
C’est HANGMAN'S CHAIR qui assure leur première partie. Le quatuor que certains se plaisaient à réduire à leurs débuts à un simple ersatz parisien de DOWN, développe aujourd’hui de plus en plus sa propre personnalité, notamment en alourdissant et ralentissant le tempo et en noircissant l’atmosphère.
Cette démarche commençait à se ressentir sur leur album «Leaving Paris» et semble s’accentuer encore plus nettement sur les nouvelles compos du groupe. C’est d’ailleurs avec celles-ci qu’ils entament leur set. L’ambiance est donc plutôt lourde et sombre, ce qui est encore accentué par le peu de communication du groupe. Cela ne semble cependant pas déplaire au public de LOFOFORA ici ce soir (même si on pourrait les trouver plus à leur place en ouverture d’un EYEHATEGOD par exemple, comme il y a quelques mois). Mais c’est évidemment sur les deux extraits de «Leaving Paris», qui clôturent le show, que le public est le plus réactif.
Attendons cependant le nouvel album du groupe («Hope, Dope, Rope»), et leur split avec DRAWERS pour juger pleinement de leur évolution. Des galettes qui se savoureront assurément au mieux avachi à la maison un verre de sky dans une main et une bonne clope au bec.
C’est ensuite LOFOFORA qui va s’accaparer la scène pour près d’une heure et demie. Le quatuor a une vingtaine d’années d’expérience et est réputé pour ses prestations live et le prouve encore ce soir. La bande à Reuno commence son set en piochant des extraits dans tout son répertoire (ressort même «Macho Blues» et «Dur Comme Fer», qui n’est pas une chanson sur les érections comme le précise Reuno), puis enchaîne avec 9 (!) des 11 titres de son nouvel opus pour lequel ils sont manifestement très fier. On leur donnera d’ailleurs raison, ce disque est de qualité. Mais jouer ainsi son nouvel album en (quasi) intégralité, et d’une traite, est sacrément osé mais comme le disent les paroles de leur excellent titre «La Merde en Tube» : «Plus c’est gros et mieux ça passe !».
Le quatuor quitte brièvement la scène après un «La Beauté et la Bête» lent et lourd avant de revenir devant le public du Plan pour un rappel constitué des plus gros classiques du groupe. Un public qui est alors plus électrisé que jamais et c’est sur «Buvez du Cul» énergique que se conclut le show de LOFO !
Je ne les avais pas vu depuis 7 ans, mais la bande à Reuno n’a pas perdu en énergie et avec un dernier album de la trempe de «Monstre Ordinaire», a encore de beaux jours devant lui !































































