14-04-2012
Agalloch – Velnias @ Paris (Glazart) - 10•04•2012 [live-report]
Trois ans après son dernier passage, Agalloch revient sur Paris à l'occasion d'une tournée qui les a emmenés du Inferno Oslo jusqu'au Roadburn et au Ragnarok...
Ils sont accompagnés pour se "Marrow of the Spirit European Tour" de Velnias. Malgré un patronyme en lituanien (qui désigne une divinité des Baltiques) cette formation est américaine. Elle évolue sensiblement dans le même registre que la tête d'affiche à savoir un pagan black metal très ambiancé et atmosphérique.
Les titres du quatuor sont longs, d'une moyenne de 15 minutes, ce qui personnellement me fait décrocher assez vite. Le public quant à lui semble avoir apprécié et les a plutôt bien applaudis après un final où les guitaristes étaient à genoux pour tritouiller leurs pédales d'effets.
Malgré une compilation de leurs deux derniers EP l'année dernière ("White Division Grey"), c'est donc, si l'on excepte la récente annonce d'un nouvel EP en préparation ("Echoes"), sans réelle actualité discographique que les américains de Agalloch se rappelle à nous en cette mi-Avril leur dernier réel album datant déjà en effet de deux ans ("Marrow of the Spirit").
Le show commence avec le leader de la formation John Haughm (chant/guitare) qui vient allumer de l'encens d'une forte odeur boisée. Ceux des premiers rangs qui n'ont pas péris asphyxiés, ont du apprécier rentrer chez eux en sentant le feu de forêt héhé! Trêve de plaisanteries, après quelques arpèges de John seul sur le scène qui mettent dans l'ambiance, il est rejoint par le reste du groupe qui ouvre sa prestation (d'environ 1h50!) par "Into the Painted Grey".
Le quatuor nous fait voyager dans sa discographie et la variété de ses ambiances. Après un "Falling Snow" introduit par quelques mots hésitants en français du guitariste Don Anderson et "The Watcher's Monolith", c'est "Limbs" qui se fait entendre et soutenir pendant son pot par le public qui tape dans ses mains.
Le set semble s’achever sur "Bloodbirds" (qu'une fane dans le public ne cessait d'ailleurs de réclamer). Les américains ont déjà joué près d'1h15 mais reviendront pour un rappel constitué de 4 titres. La prestation se termine donc en apothéose avec l'épique "In the Shadow of Our Pale Companion" qui voit le second guitariste participer aux vocaux et le public bien réagir notamment en tapant dans les mains sur la deuxième partie de ce titre de 15 minutes et pousser des "hey hey" en rythme. Leur classique reprise de Sol Invictus finira de d'achever l'auditoire ...
Bref, Agalloch a délivré un concert plus que sympathique et nous a fait nous échapper le temps de deux petites heures de notre métro-boulot-dodo quotidien ...
























































