28-05-2012
[Hellfest] On révise en (re)lisant mon blog?! ;)
Le Hellfest est dans quelques jours et je vous propose de réviser un peu avant d'aller à Clisson en (re)lisant quelques articles issus de mon blog HARD FORCE :
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05-02-2012
The Persistence Tour 2012 @ Paris (Bataclan) - 30•01•2012 [live-report]

Rendez-vous devant le Bataclan pour cette dernière date du "Persistence Tour", tournée qui regroupe chaque hiver les plus gros vendeurs hardcore de l’écurie Mad Tour Booking.
En parlant d’hiver, les portes de la salle s’ouvrent avec un petit quart d’heure de retard histoire de bien apprécier le retour au froid sur la capitale.
Contrairement à d’autres dates pour lesquelles NASTY, FALLBRAWL, NEW MORALITY ou bien encore THE SETUP ouvrent les hostilités, ici à Paris point d’amuse-gueule de ce type. La soirée commence donc directement avec les seuls européens de la tournée, les Allemands CRUSHING CASPARS.
Leur hardcore/punk est lourd, mais dans le sens pénible à supporter. Les "protest songs" comme ils disent, paraissent donc fort longues et leur demi-heure de set interminable.

Un petit quart d’heure plus tard, les californiens LIONHEART prennent la scène.
Une découverte pour une partie du public mais pas pour moi ce soir, les ayant déjà vu au Ieperfest 2008.
L’électrocardiogramme du public (qui commence à se densifier), n’est plus plat comme sur le précédent groupe et réagit au rythme des pulsations de la musique du combo, qui est en effet plutôt efficace bien qu’aucunement originale (à rapprocher de HATEBREED, TERROR ou FRST BLOOD).

35 minutes de prestation qui passe donc assez bien au cours desquelles leur dernier album en date est à l’honneur (le morceau titre "Built On Struggle", "Pure Anger", ainsi que "Brothers Keeper" qui fermera le set), les vieux titres ne sont pas oubliés ("This Is Who I Am"), et clin d’œil bien vu au public metal (l’intro de "Sad But True" de METALLICA), qui se perd toujours ici à chaque "Persistence".

Les choses sérieuses commencent avec WALLS OF JERICHO !
Le groupe semblait en hibernation depuis de trop nombreux mois et n’avait pas donné de nouvelles suite aux festivals d’été... 2010.
Les Américains sont donc enfin rappelés à nous avec ce "Persistence Tour", même s’ils n’ont aucun album récent depuis "The American Dream" (2009), sous le bras.
Comme à chaque fois, WALLS OF JERICHO fait preuve de sa qualité de groupe live haute volée, même si quiconque les ayant déjà vus n’en aurait pas douté.

La frontwoman Candace est comme toujours énergique et souriante, une Jamey Jasta en mini short et bandeau léopard en quelque sorte.
Les musiciens ne sont pas en reste et envoient eux aussi le pâté. 30 minutes qui passent donc extrêmement vite et qu’on aurait voulu voir durer plus longtemps !
Vivement le Hellfest où le groupe est une nouvelle fois programmé et un nouveau skeud je l'espère !


Autre valeur sûre du hardcore, les californiens TERROR. Comme WALLS OF JERICHO, on les a peut-être déjà vu 10, 20 ou 150 fois, c’est toujours un plaisir de les recroiser sur les planches.
La salle est d’ailleurs maintenant bien pleine pour les accueillir et bien réchauffée par le public présent.
Difficile d’accéder au bar pour se désaltérer tellement le public est dense, le temps du changement de plateau est juste suffisant. C’est donc du comptoir que je vois TERROR entamer son set avec "Your Ennemies Are Mine" et enchaîner avec son classique "Overcome".


Scott Vogel (chant) retourne vite la salle et n’a même pas besoin de faire ses classiques appels aux stage dives pour que dès les premières notes, les plus motivés du public profitent de l’absence de barrières pour monter sur scène et quand ils y sont invités juste avant "Never Alone", c’est littéralement une invasion de la scène qui se déroule sous nos yeux, par le biais de ce titre extrait de l'avant dernier album de TERROR.
La set-list, tout comme le set en lui même, est certes sans aucune surprise mais bougrement efficace, à fortiori avec la configuration actuelle du groupe où David Wood (basse et par ailleurs chanteur dans DOWN TO NOTHING) et Martin Terror (guitare) y vont de leurs backing vocaux.


La grande interrogation de la soirée concerne le show de BIOHAZARD. Comment les New-Yorkais vont-ils palier en live au départ de leur charismatique chanteur/bassiste Evan Seinfeld ?
Son remplaçant Scott Robert sera-t-il à la hauteur ?! Et comme pour rajouter aux craintes et interrogations, on apprend que Scott a passé une partie de son temps aux urgences avant de rejoindre les premiers concerts de la tournée, que Bobby Hambel (guitare) a ensuite été lui aussi malade, bien que plus légèrement, et que Danny Schuller a quitté la tournée en cours de route pour rejoindre les USA afin d'être présent pour la naissance de sa fille...


Hormis Billy Graziadei (Guitare/Chant) et Bobby, égaux à eux même, le premier arpentant et occupant la scène avec autant d’énergie que dans ses vocaux et le second gesticulant tel un Jannick Gers du New York Hardcore, c’est donc Scott Roberts et Danny Lamagna de SWORN ENEMY qui complète la formation.
Ce dernier fait le boulot, même si sa frappe est moins organique et groovy que celle de Schuller. Pour un remplacement au pied levé, il s’en sort donc plutôt bien.
Le cas Scott Roberts est lui plus délicat. Le nouveau bassiste n’est certes pas le premier venu puisqu’il occupait déjà le poste de second guitariste de BIOHAZARD sur les deux tournées précédent le split en 2003, et qu’il a officié dans des formations respectées dans le milieu hardcore comme THE SPUDMONSTERS notamment.


Difficile pour lui de se frotter aux parties vocales d'Evan, surtout quand il semble se forcer à être aussi guttural que l’ex de Tera Patrick. Ça manque un peu de coffre, peut-être aussi d’assurance en soi. Cela dit, il n’est peut-être pas au top de ses capacités, une semaine après son hospitalisation en Belgique, et sûrement encore sous-pression de remplacer Evan. On lui donnera donc une seconde chance au Hellfest où ils se produiront (exit Billy pendant le set), pour se faire un avis définitif.

Coté set-list maintenant, hormis «Reborn» et "Vengeance Is Mine" issu du dernier album, rien de postérieur à 1994 et "State Of The World Address" ! Aucune prise de risque donc et on ignore de ce fait quelques classiques du groupe à la discographie pourtant fournie et s’étendant sur plus de 20 ans.
Faute aussi à un temps de jeu qui peine à atteindre les 45 minutes, "Hold My Own" sera même oublié et c’est sur "Punishment" que termine BIOHAZARD (rejoint pour l’occasion par Candace au micro, certains musiciens de WALLS OF JERICHO et une partie du public sur scène).
Un bon concert malgré tout mais les New Yorkais nous avaient habitués à mieux.

C’est aux célèbres SUICIDAL TENDENCIES de clôturer la soirée.
Je vous avoue ne pas accrocher sur la discographie intégrale du groupe mais il faut bien reconnaître qu’en live la bande du sautillant Mike Muir sait foutre le feu. A titre d’exemple, l’envahissement de la scène au Hellfest 2009 restera sans doute comme un des moments forts de cette édition du festival ligérien.
SUICIDAL TENDENCIES fait tourner sa set-list date après date sur cette tournée et s’arrête, à mes yeux, sur ses meilleurs compos pour ce show parisien, sans copier non plus celle de sa venue à l’Elysée Montmartre en mars 2010.



Les Américains varient leur recette mais font une nouvelle fois monter la température et transforment le Bataclan en véritable étuve où marinent tous les ingrédients de leur musique mêlant metal, punk, hardcore et même groove.
Ils rallongent même la sauce en jammant et intercalant quelques soli sur certains titres à la façon des meilleurs groupes de funk. Mention spéciale d’ailleurs au bassiste et au batteur qui auront montré tout leur talent et dextérité lors de ce show.
Une note sympathique donc pour clôturer cette soirée où la scène du Bataclan a été autant celle des musiciens que du public.


Une édition une nouvelle fois fort sympathique du "Persistence Tour" qui s’achève.
La configuration du Bataclan sans barrières aidant aussi à la convivialité du show et faisant par la même assez peu regretter le "feu" Elysée Montmartre pour l’organisation de ce type d’affiche dont le seul réel bémol est de se terminer trop vite (retour dans le froid parisien dès 22h30), et laisser parfois trop peu de temps de jeu à certains groupes... (BIOHAZARD et WALLS OF JERICHO avaient joué beaucoup plus longtemps lors de l’édition de décembre 2009).
Persistence 2012 @ Paris - Bataclan - Playlist vidéo
Photos 2012 © Leonor Ananké - Retrouvez la galerie complète ici
Remerciements à Valérie Reux (Nuclear Blast Europe)































































