06-04-13
MY ONLY SCENERY : un album et une tournée
Le 19 de ce mois commencera une série de concerts dans toute la France et en Belgique, comme indiqué ci-dessous.
Retrouvez le groupe sur Facebook ici : http://www.facebook.com/pages/My-Only-Scenery/47881110236
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30-01-12
FAITHLESS MESSIAH : rencontre avec Stan Aron [interview]
FAITHLESS MESSIAH... groupe parisien qui a su rester sur les rails qu'il s'est lui-même fixés, traversant de multiples changements de musiciens et à force de persister, signe !Un album, "Ghosts", un concert avec un line-up au complet le 13 janvier dernier dans la capitale, à la Scène Bastille. Une formation qui apparemment a énormément de choses à dire...
Rencontre avec Stan Aron, chanteur, guitariste et compositeur du groupe, par Leonor Ananké pour HARD FORCE.

FAITHLESS MESSIAH commence à faire parler de lui depuis quelque temps, est-ce que tu pourrais néanmoins présenter la musique du groupe et son histoire, finalement pas si évidente ?
Pour commencer, merci, j’espère que ça durera longtemps. L’histoire du groupe est effectivement un peu compliquée, comme beaucoup de groupes, il y a eu trop de changements de line-up à mon goût. Le groupe a été formé en 2007 à l’occasion d’un tremplin au New Morning, malheureusement au bout de quelques mois je me suis retrouvé seul pour cause de perte de motivation pour certains, déménagements pour d’autres. De 2008 à 2010 j’ai composé notre premier album "Ghosts", avant d’en montrer les démos à David (guitare), qui était là à l’origine du groupe, ainsi qu’à Lucas (batterie) et à Julien (basse). Très rapidement on est entrés en studio pour l’enregistrer et en mars 2011 on a signé avec le label M&O Music pour la sortie de l’album en septembre dernier. Malheureusement, la sortie de l’album impliquant des tournées et beaucoup de travail pour le groupe, Julien a rapidement décidé de laisser sa place car il ne pouvait pas s’engager aussi sérieusement. Rony est donc arrivé au poste de bassiste et a rapidement trouvé sa place au sein du groupe, puis au cours de la tournée en octobre dernier nous nous sommes également séparés de David. Depuis, c’est Olivier, le frère de Lucas qui occupe le poste de guitariste.
Votre chant est en anglais mais ce qui retient surtout l'attention est le message que vous souhaitez faire passer à travers les textes. Peux-tu en dire plus à ce sujet ?
FAITHLESS MESSIAH prône une prise de recul et une remise en question de nos valeurs. Notre message est une critique de ce que les gens considèrent comme immuable dans notre société : notre absence de choix, notre assujettissement à l’argent, la futilité de nos vies. Nous critiquons les institutions en place, l’absence totale de sens de notre système économique, mais plus important encore, nous critiquons la psychologie de masse de notre civilisation qui nous pousse à nous dire, dans un fatalisme cynique, que "c’est comme ça et pas autrement". Les choses pourraient être différentes, il n’y a rien qui nous empêche de tous vivre heureux, dans l’abondance, de façon durable et écologique, en travaillant un minimum et en maximisant notre temps de loisir : nous avons les ressources suffisantes à disposition, mais nous n’avons pas la volonté de faire bouger les choses.
Est-ce que quelque part, le chant en anglais permet à FAITHLESS MESSIAH de s'exprimer plus clairement qu'en français ?
Ayant grandi à l’étranger, je suis bilingue et je suis beaucoup plus à l’aise pour écrire des paroles en anglais. Je ne trouve pas que le français soit une langue très esthétique pour la musique et encore moins pour le metal. Rare sont ceux qui arrivent à écrire des paroles en français qui prennent vraiment aux tripes, à mon avis. Je ne dirais pas que l’anglais me permette de m’exprimer plus clairement, mais ça me vient plus facilement, il y a quelque chose de plus viscéral, de plus hargneux et de plus direct dans l’anglais. De plus, si nous chantions en français nous n’aurions aucune chance de percer à l’étranger, et nous ne voulons pas nous contenter de l’hexagone.

Votre premier album, intitulé « Ghost » s'inscrit dans la droite lignée de ce que revendique le groupe. Comment décrirais-tu cet album de manière personnelle ?
Je ne sais pas trop comment décrire "Ghosts", ou la musique de FAITHLESS MESSIAH en général, je me contente de la faire (rires) ! "Ghosts" a beaucoup d’éléments, personne ne tombe vraiment d’accord pour savoir où le classer. Certains soutiennent dur comme fer que c’est du black thrash, d’autres que c’est du death mélodique, ou encore du death progressif à tendance thrash. Je ne fais pas particulièrement attention à tout ça, pour moi on fait de la musique, on essaie de faire quelque chose d’authentique, de subtil, de recherché et qui envoie du lourd, c’est tout.
Comment celui-ci a-t-il été composé et enregistré ?
C’est moi qui ai composé la majorité de "Ghosts". En 2008, lorsque je me suis retrouvé seul dans le groupe, j’avais des tas de bouts de morceaux qui n’étaient pas aboutis. Pendant quelques mois je les ai laissés de coté, j’y réfléchissais de temps en temps sans vraiment savoir ce que j’allais en faire, puis un jour j’ai ressorti les riffs et en quelques semaines l’album était composé. Ça s’est fait tout seul à vrai dire. J’ai ensuite enregistré une première version de l’album seul, avant de la présenter aux autres en leur proposant d’intégrer le groupe, puis nous sommes rentrés au Hybreed Studio, après quelques mois de travail, Andrew Guillotin a enregistré la batterie, j’ai fait le reste des enregistrements puis il a mixé le tout.
Vous avez signé en 2011 sur le label français M&O Music, comment s'est passé cette signature et qu'a-t-elle concrètement entraîné pour le groupe ?
Elle a concrètement entraîné le départ de Julien et de David (rires). Plus sérieusement, quand on est un petit groupe de garage avec des rêves de grandeur, on se dit qu’on bondirait sur la première proposition d’un label et que ça serait le début de la gloire, mais signer un groupe entraîne beaucoup de contraintes, de travail, de frais, pour pas grand-chose. Ça met à l’épreuve jusqu’où nous sommes prêts à aller pour le groupe, et j’ai énormément de respect pour Julien qui a eu la sagesse de poser ses priorités et de décider que FAITHLESS MESSIAH n’en faisait pas partie. Personnellement je ne suis pas aussi sage : ce groupe c’est ma vie, je ne laisse rien passer avant lui. Pour répondre à ta question, notre signature avec M&O a entraîné la sortie de notre album disponible en fnac, virgin, et toute la clique, bien que la plupart des magasins n’aient pas l’album en stock et le vendent uniquement sur commande. Ça nous a aussi permis de tournée en France à nos frais, avec beaucoup de dettes et peu de retombées financières… Ces quelques derniers mois, on a vraiment pu malmener notre volonté, et ça n’a fait que raffermir notre motivation : on sait qu’on n’est qu’au début du chemin et qu’on est prêt à aller jusqu’au bout pour voir où ça nous mènera.
Quelle importance accorde FAITHLESS MESSIAH à la dimension scénique de sa musique ? A quoi ressemble un concert de FAITHLESS MESSIAH ?
Tout passe par la scène, c’est là que nos morceaux prennent vie. Je ne saurais pas te décrire à quoi ça ressemble, je n’en ai pas fait l’expérience en tant que spectateur, mais depuis la scène, il y a peu de choses aussi intenses. Mais je pense que ça serait plutôt à toi de me dire à quoi ressemble un de nos concerts depuis la fosse, après tout ce que tu ressens en nous voyant jouer est plus important.
Depuis la première sortie de "Ghost" en 2010 et sa réedition en 2011, quels retours avez-vous eu des médias et du public ?
Généralement, très positifs. Pour la première sortie, tu fais référence à l’auto-production que j’ai faite seul, qui n’était pas une réelle sortie, mais que ce soit cette version de l’album ou celle qu’on a faite en studio, notre musique semble toucher un public que nous n’avons pas eu trop de mal à trouver. Les seules critiques négatives qu’on ait eues sont la production et la pochette. Ce n’est effectivement pas une grosse production américaine, il faut prendre en compte le fait que c’est un premier album avec de modestes moyens, mais je suis malgré tout très content du son de l’album que je trouve vraiment intense. Pour ce qui est de la pochette, c’est moi qui l’ai faite, et c’était effectivement un parti pris de faire quelque chose de brut, qui ne semble pas fini… Ça rentre dans le concept de "Ghosts" d’une certaine façon, il faut juste savoir l’interpréter et le comprendre.

Musicalement, humainement et artistiquement, où se trouve le groupe en ce moment ? Nouvelles idées, compositions, projets... ?
Musicalement nous sommes en composition intensive, on vient de mettre en ligne la vidéo d’un nouveau morceau, "Firstborn", nous en avons deux autres de finis et quelques uns en route. Humainement, il n’y a rien de particulier à signaler si ce n’est que les choses se passent bien désormais, et artistiquement, nous sommes en train de travailler sur un nouveau site pour le groupe, nous avons également un partenariat avec la marque de vêtements "The Arrogant Atheist" qui a fait le design des premiers t-shirts FAITHLESS MESSIAH, nous voulions un t-shirt qui ait une autre dimension que juste le logo du groupe sur un fond noir, on voulait faire en sorte que porter un t-shirt du groupe soit une réelle revendication. Comme projet, il y a eu notre concert à la Scène Bastille le 13 janvier. (Ndlr : live-report prochainement sur le site). C’était notre premier concert à Paris depuis notre signature chez M&O, donc on a pu montrer à notre public ce qu’est devenu FAITHLESS MESSIAH dernièrement, et ça promet d’être mémorable.
Les musiciens composant le groupe ont tous des projets parallèles, en particulier des études à terminer. Comment arriver à concilier le tout ?
Lucas et moi avons effectivement des études et même d’autres groupes à coté, puisque je chante également dans un groupe qui s’appelle EYESCAR, et Lucas joue dans UNDER THE ABYSS et BLUE DAWN. Nous arrivons toujours à nous débrouiller pour que les emplois du temps de tous ces groupes ne se chevauchent pas. En ce qui concerne les études, nous avons eu la chance de pouvoir nous consacrer pleinement au groupe depuis l’été dernier, mais le mois prochain je reprends mes cours et Lucas entame un stage, donc le rythme du groupe s’en verra forcément ralenti. Rony et Olivier travaillent à coté du groupe mais arrivent toujours à se rendre disponible quand c’est nécessaire.
Enfin, que peut-on souhaiter à FAITHLESS MESSIAH pour 2012 ? Concerts, tournées, festivals, nouvel album, regards vers l'étranger...
Pour l’instant, toute notre énergie se concentre sur nos prochaines dates de concert dans les mois à venir, mais nous ne pourrons pas faire de tournées avant quelque temps en raison de nos études comme je l’ai dit précédemment. Pour ce qui est d’un deuxième album, ça va se faire, mais probablement pas avant 2013, on a encore beaucoup de travail avant d’en avoir fini avec le prochain. Enfin, pour 2012, globalement on peut dire qu’on est à l’affût de toutes les opportunités qui s’offrent à nous, et on fera un maximum pour rester aussi actifs que possible malgré nos contraintes !
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