MANOWAR : "The Lord Of Steel" [Listening Session]



Alors que "The Lord of Steel", le nouvel album de MANOWAR est disponible dans sa version digitale depuis le 16 juin. HARD FORCE a été reçu dans les coulisses de sa conception aux Wisseloord Studios d'Amsterdam quelques jours plus tôt pour une session d'écoute. J'ai fait le choix de ne pas réécouter le disque depuis sa parution pour préserver mes impressions "à chaud".

Voici le journal de bord de cet après-midi dans l'antre des hommes de guerre, en attendant un reportage vidéo exclusif filmé par nos soins...

Mardi 12 Juin 2012


16h40 – Arrivée aux Wisseloord Studios en navette, accompagné de deux confrères hongrois et bulgare.

Perdu au milieu des bois, le studio dispose d’un cadre magnifique, Rob Sannen, notre guide, qui fait également partie de l'équipe ayant travaillé sur l'album de MANOWAR, nous accueille à bras ouverts. Seuls arrivés sur place, je décide de partir en solo réaliser mon petit tour du bâtiment avant de retourner dans la salle principale où nous disposons d'un bar à volonté, mais pas le temps de se divertir ; au boulot !

Plusieurs poignées de personnes arrivent au compte-goutte. Au détour de quelques conversations j'apprends qu'elles s'avèrent être des fans venus du monde entier, invités spécialement par MANOWAR pour les remercier de leur engagement auprès du groupe. Finlande, Bulgarie, Portugal, Angleterre, Irelande…Japon ! Les fans sont nombreux et affichent tous un sourire énorme au visage, l'heure est au comptage de concerts assistés, aux retrouvailles, l'ambiance est très chaleureuse et ces personnes semblent se connaitre depuis toujours, même si certaines se voient pour la première fois ! Ils se sont, pour la plupart, connus sur House of Death, le forum officiel de MANOWAR.


Notre programme doit débuter vers 18h, mais on me fait signe que la patience dû au retard est une qualité dont un fan de MANOWAR doit s'armer : «On a bien attendu leur album 4 ans, alors 1 ou 2h de plus... Tu penses !».

19h – Début de la visite des Wisseloord Studios par notre hôte Rob Sannen. Cette même visite ayant été filmée en vue d'un reportage HARD FORCE, voici un rapide descriptif des lieux.

Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

Le bâtiment se compose de deux énormes studios d'enregistrement, deux salles de contrôle et de deux salles de mastering. On nous explique que tout a été refait à neuf depuis peu, ce qui explique le soin irréprochable apporté aux installations, pas question de se promener avec une verre, et encore moins de toucher quoique ce soit ! Nous visitons également un espèce de mini-appartement aménagé où les musiciens peuvent s'y reposer... La grande classe !

«Je ne peux vous faire visiter qu’une des deux salles de contrôle, parce que comme vous le savez, nous travaillons sur un album de MANOWAR !», nous confie Rob alors que les fans reluquent au travers de la fenêtre, espérant apercevoir quelque chose sur les écrans de la pièce. Car en effet, aussi étrange que cela puisse paraître,  "The Lord Of Steel" n’est pour l’instant pas totalement masterisé, et ce à 4 jours de sa sortie en digital !

Salle de mastering, chaque enceinte pèse près de 200 kg !
Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

Joey DeMaio sera là à 20h50, avant son arrivée on nous annonce qu’aucune photo ou vidéo ne sera autorisée en sa présence. Une précaution aussi arbitraire qu’incompréhensible, mais malheureusement nous devons nous y plier...

L’homme débarque d’une grosse berline noire et file dans un studio pour y préparer l’écoute des albums d’HOLYHELL et MANOWAR avec ses collaborateurs. Il ressort quelques dizaines de minutes plus tard pour nous faire un speech d’introduction, le ton est très familial : «Notre album est quasiment prêt, mais aujourd’hui je suis surtout heureux de voir des fans venant du monde entier…»

Il commence alors à énumérer la liste de tous les participants de ce comité, aussi bien les fan-clubs que les médias : «And from France we have Hard Force Magazine !». Joey reconnait quelques têtes familières, aujourd’hui il n’est pas là en tant que rockstar, c’est un ami ! : «Hey j’ai vu tes photos sur Facebook, tu es une grande protectrice des animaux, figure-toi que moi aussi !».

Pietari Heino (membre éminent du fan club The Circle) et Joey Demaio aux Wisseloord Studios
 lors d'une conférence semblable réalisée trois mois plus tôt... 

Joey nous introduit alors le nouvel EP de ses petits protégés HOLYHELL intitulé "Darkness Visible - The Warning", disque dont il est également le producteur : «Ce soir nous allons vous présenter trois titres. "Lucifers’s Warning", "Accept The Darkness" qui est très représentative de ce que nous avons fait et "Haunted". Nous en sommes extrêmement fiers, maintenant c’est à vous de prêcher la bonne parole !».

Une fan impatiente : - «Let's get down to it !»
Joey : - «A chaque fois qu’une femme me dit ça, je ne peux pas dire non, c’est parti !» (ndlr : jeu de mots grivois que les anglicistes comprendront).

Nous repartons dans les deux studios pour bénéficier d'un meilleur confort d'écoute.

Le premier titre diffusé est «Lucifer’s Warning». Côté signature sonore, ce n'est pas la grande surprise en découvrant un univers épique à souhait. Une longue intro avec orgue et chœurs, tempo lent, le son de la guitare est gras mais reste en transparence derrière la voix de Maria Breon qui brille par son intensité en restant obscure et mystique. Pas de surprise non plus si je vous dit que, musicalement, cela ressemble fortement à du MANOWAR... Le ton se veut plus heavy vers la fin du morceau avec une superbe montée en puissance coupée nette par une outro accapela. «Lucifer’s Warning» est à mon sens la chanson la plus catchy de ces trois pièces.


Ambiance studieuse pour HOLYHELL... Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

«Haunted» est un titre plus posé. La délicate vocaliste est accompagnée de la basse, seule. Vient alors une chorale et le reste du groupe. De nombreux violons, chœurs, rendent la chanson plus épique, mais néanmoins très agréable.

On termine avec «Accept The Darkness » qui revient dans le heavy avec un riff du tonerre, soutenu par un bûcheron derrière les fûts (le batteur n'est autre que Rhino ex-MANOWAR en même temps…). Cette dernière chanson pourrait être la synthèse des deux chansons précédentes, heavy et catchy à la fois. Le refrain rentre en tête au burin : «We Fall In Darkness !». Le titre se termine par de discrets murmures de guitares, tout comme les fans, dont les réactions ne se font pas attendre, vraisemblablement surpris de la qualité des morceaux.

Sortie du studio où l'on retrouve Joey qui nous a attendu patiemment : «Vous avez aimé ? Je vois que vous avez le sourire, ça doit être bon signe !».

De retour au bar, on nous remet la tracklist de «The Lord Of Steel» qui n’est pas définitive, l’ordre étant amené à changer (voir photo à gauche).

Passons aux choses sérieuses. Introduction au ton solennel : «Cet album a fait preuve d’un véritable travail journalier, jour et nuit, pour l’amour de la musique. Comme vous le savez, nous avons décidé d’abandonner notre projet précédent qui s’appelait "The Hammer Of Gods" et qui devait faire partie d’une série appelée "The Asgard Saga". Nous avons décidé de ne pas le continuer par respect à notre batteur décédé, pour lui rendre hommage (ndlr: Scott Colombus).Personne ne peut jouer comme Scott, tout comme personne ne peut jouer comme Donny» (ndlr: le batteur de "Battle Hymns", de retour dans le line-up).

Après ce petit plombage d'ambiance, il poursuit : «Nous en sommes très fiers, alors si tu ne l’aimes pas, tais-toi ! Cet album est le parfait opposé de notre disque précédent. 10 chansons, 4 minutes chacune. 10 mini-films, de véritables hymnes. Nous ne voulions pas refaire la même chose qu'avec "Gods Of War", celui-ci tu l’aimes ou tu le hais ! Je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire : "Votre musique est…pas trop mal !" Tu aimes ou tu détestes, point barre !». Nous sommes prévenus...

La vitesse de marche pour se rendre à l'écoute témoigne de l'impatience ambiante, les fans les plus puristes se rendent juste devant la console pour bénéficier d'un meilleur son, tandis que d'autres préfèrent se mettre en retrait et apprécier le moment entre amis.

Un petit moment d'émotion traverse les couloirs quand on nous annonce être devant la même table où a été enregistré l’album, autant dire que la qualité sonore est on ne peut plus pure… Elle provient directement du biceps de l'homme de guerre ! On nous donne les dernières consignes avant de découvrir le disque : «Turn it up and blow your heads off !».

Commentaires de Joey DeMaio.

Pochette de l'édition Metal Hammer,
l'artwork officiel signé Ken Kelly
est encore en pleine conception...
La session débute avec «Hail, Kill & Die». «Cette chanson s’adresse à ceux qui ne nous aiment pas, nous n’avons jamais changé, et nous ne changerons jamais. Alors si tu n’aimes pas MANOWAR, Hail ! Kill ! And Die !». Je préfère prévenir, cette chanson a simplement toutes les qualités d'un nouvel hymne de MANOWAR, c’est tout juste titanesque. Le titre peut paraître cliché, mais ce sont aussi les paroles d’un refrain du tonnerre, de véritables chœurs guerriers chantant par à-coups : «HAIL ! KILL ! DIE !». Vient s’ajouter à cela une chorale. Frissons assurés. La production est très très lourde, notamment le son de la batterie qui s'apparente plus à une kalashnikov qu'autre chose.

«Expendable» continue notre écoute. «C’est simplement une chanson pour Sylvester Stallone, nous avons adoré le film !» (ndlr : The Expendables) nous confie Joey d’un ton aussi sérieux que déroutant. «J’ai vu la bande annonce du numéro deux, ça va être génial !». Oui bon d’accord, et musicalement ? La réponse se situe dans une cascade de riffs imparables et un refrain très simple : «I’m expendable ! Don’t have to know my name !». Le batteur lâche de véritables ogives nucléaires avec sa grosse caisse pendant le solo de Karl Logan. Alors que l’on croyait toucher à la fin du morceau, Eric Adams lance un cri strident dont lui seul a le secret. Quel titre ! Sûrement mon préféré de l'album...

«La chanson Blacklist parle du fait d’être un margnial. Elle s’adresse à nous, les rebelles ! On est tous sur la liste noire de quelqu’un... Moi en tous cas je suis sur celle de beaucoup de personnes !». "Black List" touche en plein cœur par son originalité, je ne dirai pas que MANOWAR innove, mais pour ne pas parler de guerrier en slip ou de guerre... L'effort est à retenir ! Le riff d’intro est un simple slide sur lequel nos oreilles bourdonnent, en particulier dû à l’énorme son de basse de Joey, overdrivée comme jamais. Le chant met beaucoup de temps à venir, mais ce n’est pas Eric Adams qui brillera sur cette chanson, l’instrumentale fonctionne si bien qu’elle aurait suffi à elle même ! Les paroles arrivent par salves lorsque la chanson s’interrompt très nettement par deux fois. Seule petite déception à noter avec la fin du morceau qui se termine en simple fondu… Dommage.

On passe à «Manowarriors». «Ce titre est à propos de vous tout simplement, de notre mode de vie à tous !». C’est sans aucun doute une chanson qui va se retrouver sur la set-list des nouveaux concerts de MANOWAR. Efficace, rapide. «Manowarriors raise your hands !», «Soldiers of the steel !», «Our fight is real !», des paroles qui laissent déjà apercevoir le chaos qui va régner dans les fosses du monde entier. Le break basse/batterie laisse le temps de reprendre ses esprits, pour arriver à la fin du morceau qui se termine, encore, en fondu ! Quel gâchi !

Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

«Righteous Glory» va créer la cohue chez les fans de MANOWAR. «Croyez-le ou non, elle s’adresse à la gente féminine. Un peu comme "Pleasure Slave" que tout le monde a mal compris ! Je disais juste que nous traitons les femmes avec beaucoup trop d’attention ! Dans la chanson la planète est peuplée de guerriers, c’est normal qu’elles tombent à leurs pieds !»  précise Joey d'un second degrés évident... «"Righteous Glory" parle du passage d’un guerrier dans le Valhalla, après sa mort.».

La longue introduction orchestrale nous indique que nous allons pouvoir reposer nos chers tympans. Un bel arpège, des harmonies, cette chanson met en avant le fabuleux Eric Adams. «She will carry me across the other side. She’ll come to me tonight ! She will take me to the sky !». La performance d'Adams est exceptionnelle, extrêmement intense. Karl Logan nous délivre aussi un magnifique solo, presque déchirant, le guerrier se meurt doucement après s’être pris un «Expendable» en pleine face. Une chanson qui a de quoi ne pas faire l’unanimité, mais qui a le mérite d’être saluée par sa prise de risque. Le morceau se termine à capela, Eric Adams, loin d’être dans son dernier souffle.

"Born In A Grave" a créé un bel éclat de rire quand Joey en a expliqué son concept, ou devrais-je dire, son scénario : «"Born In A Grave" est une chanson qui parle de…vampires ! Sérieusement les mecs, ça serait pas cool d’être un vampire ? Qui n’a jamais rêvé de voler dans les airs ? S’échapper en un rien de temps du lit de sa copine ? En plus dès qu’une fille voit un vampire, elle le trouve magnifique, c’est ce qu’on voit dans les films !» (Joey serait-il secrètement fan de "Twilight" ?). L’ambiance est tout à fait atypique pour une chanson de MANOWAR. La production toujours aussi tératonique, quelques rires machiavélique glissés de ci et de là, énorme ! Le refrain est extrêmement catchy : «I was born in a grave ! We will never die !». Aucune fioriture sur cette chanson, pure, efficace, intense, heavy, le pied total. On finit sur un écho de la voix d'Eric Adams, déjà parti dans les airs, le temps de passer à "Touch The Sky".

«Le principe de ce titre est simple, c’est de croire en soi, quoiqu’il arrive. C’est une chanson très positive». Et en effet, le ton est extrêmement joyeux. Si l’intro basse/batterie/voix ne le laisse pas présager, «Touch The Sky» est rempli d’espoir et marque un vrai point fort de cet album. «I feel so tall I can touch the sky ! I’m really strong as a mountain’s high !». Les réactions peuvent être disparates, les plus furieux retourneront écouter "Hail, Kill & Die".

Tout le monde connait "El Gringo", donc nul besoin de vous le décrire, si ce n’est que l’ambiance dans le studio est survoltée. Les fans chantent le refrain en chœur, lèvent les poings, une banane énorme sur le visage, ils sont tout simplement au nirvana. «C’est une chanson qui a servi pour le film du même nom, c’est juste du MANOWAR à 100%. J’adore le film, dans les premières minutes le mec doit tuer 500 personnes, c’est génial !».

Klaus Bergmann © 2012 MAGIC CIRCLE ENTERTAINMENT

L’écoute de l’album touche déjà à sa fin.
- «Mais on a que 9 chansons sur la liste !», lance une consœur à Joey.
- «Oui, on est désolé mais il y a eu un problème pour télécharger une chanson du serveur, elle s’appelle «Anhilitation» vous la découvrirez sur l’album. Vous les femmes, toujours là pour me rappeler ce qui ne va pas !».

Cette session se termine sur "The Lord Of Steel". «Comme c’est aussi le nom de l’album, vous vous en doutez, c’est une chanson aussi heavy que possible, up-tempo, même les paroles sont heavy !». Toutes les qualités d'une chanson taillée pour le live qui va soulever les foules des quatre coins du globe : «Stand and face the lord of steel !». La basse de Joey accompagne même la guitare de Karl  sur le solo, la salle se trouve sur une autoroute de riffs testostéronés. La fin est tout juste grandiose, grincements de guitare, cri strident, la basse overdrivée détonne d'un tonnerre énorme, une outro qui ressemble à celles qu’on peut entendre en fin de morceaux en concert.

Une fois le silence revenu, j’en profite pour sortir du studio et essayer de parler avec Joey. Les fans eux restent à leurs places et supplient l’ingénieur de relancer l’écoute, il cédera en repassant le dernier titre "The Lord Of Steel". Serrage de louches avec Joey, félicitations, l’homme est très chaleureux et reconnaissant. Je me sens observé par ses armoires à glace qui m’avaient alors supplié, plus tôt, de ne pas sortir ma caméra, sous peine d’être expulsé, je décide de ne pas tenter le diable.

Extrait de ce petit moment intime qui devrait ravir les fans de France :
- «Merci à toi d’être venu en tous cas, c’est normal de vous avoir invité, vous vivez pour le metal !».
- Mais dis-moi Joey, quand est-ce que tu emmènes MANOWAR en France ?
- «Nous sommes justement en train d’en parler, pour te dire la vérité on veut jouer à l’Olympia en Octobre, croisons les doigts !».

1h du matin - Retour au bar avec l’ensemble des fans présents, Joey remercie tout le monde, raconte quelques blagues salaces et s’enfile un verre de whisky cul sec avant de filer...

«Hey c'est l'histoire d'un mec qui rentre chez lui et qui trouve sa femme au lit avec un autre homme, il sort son flingue et le tue. Sa femme se rhabille et lui dit :  "Si tu continues comme ça, tu vas bientôt tuer tous tes potes !"»

Vous l'aurez compris, avec une unique écoute, ce billet est loin d'être une chronique de l'album à proprement parler, une opinion plus détaillée nécessitant une meilleure familiarisation avec le disque. De plus, HARD FORCE a fait le choix de profiter de ce voyage pour concocter un petit reportage vidéo pour ceux qui auraient aimé être présents... à retrouver prochainement !



"The Lord Of Steel" de MANOWAR est disponible en édition digitale depuis le 16 juin chez Magic Circle Music. Sortie de l'édition physique prévue pour le 7 septembre 2012.

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Edel Music
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Edwards (Tony)
EHZ
Ektomorf
Eleven Seven Music
Eluveitie
Embryon
Emi
Enforcer
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Enslaved
Epica
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Esprit Du Clan
Eternal Flight
Eths
Evanescence
Evergrey
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Expect Anything
Exumer
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Falashi (Edu)
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Feinstein (David)
Ferrailleur (Le)
Fhmc
Filth (Dani)
Final Darkness
Firewind
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Flyleaf
Flynn (Robb)
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Foreigner
Forté (Stephan)
Four Horsemen (The)
Freat Old Ones (The)
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Friedman (Marty)
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Full Metal Cruise Party
Furyon
Gamma Ray
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Gaslight Anthem (The)
Gate (The)
Gerard Drouot Productions
Gérard Drouot Productions
Gillan (Ian)
Girlschool
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Globmetal Promotions
Godsmack
Gojira
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Goncalves (Virgine)
Goo Goo Dolls
Goodman (Mikee)
Gossow (Angela)
Gotthard
Govan (Guthrie)
Graspop
Graspop 2012
Grave
Grave Digger
Graveyard
Gray (Chad)
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Guitar Universe 2012
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Gwar
Hacride
Hale (Lzzy)
Halestorm
Halford (Rob)
Hammercut
Hammerfall
Handful Of Dust
Hanneman (Jeff)
Hanserot (Therese)
Hard Force
Harrison (Gavin)
Hatetrend
Hattie Green
Haunted (The)
Hawkwind
Hdnet
Hdnet Concert Series
Headcharger
Headxplode Records
Heartbreak Suicide
Hell
Hellfest 2011
Hellfest 2012
Hellfest 2013
Helloween
Hellyeah
Heylmun (Mark)
Hof (Gert)
Holroyd (Ray)
Holyhell
Hoskyns (Barney)
House Of Lords
Hugues (Glenn)
Hunter (Mark)
Hurtsmile
Hybrid
Hydra Head Records
Hypno5e
I.C.S. Vortex
Iced Earth
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Ihsahn
Illdisposed
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Mars Volta (The)
Marshall (Jim)
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Massacre
Massacre Records
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Masters Of Reality
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McKagan (Duff)
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Mercyless
Merrimack
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Metal Ride Fest 2013
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Metalcamp 2012
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Montano (Jerry)
Montrose (Ronnie)
Moonspell
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Morse (Neal)
Morse (Steve)
Mostomalta
Motocultor 2012
Motörhead
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Mr Big
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MyRock
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Nous Productions
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Olzon (Anette)
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Only Talent Productions
Onslaught
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Orion Music 2013
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Pacaly (Pascal)
Pain
Palms
Pantera
Paradise Lost
Paragon
Paris extreme Fest
Pearcy (Stephen)
Pearl Jam
Pensées Nocturnes
Pentagram
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Periphery
Perry (Steve)
Phantom X
Photographe
Pias
Pias Hollande
Pinkpop Festival
Plant (Robert)
Poisonblack
Polydor
Porcupine Tree
Portnoy (Mike)
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Power Quest
Primal Age
Primal Fear
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Prong
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Pryapisme; Apathia Records
Pure Seel Records
Queens Of The Stone Age
Queensrÿche
Rage
Rammstein
Ratt
RCA
Reale (Mark)
Rebellion
Red Hot Chili Peppers
Regade Les Hommes Tomber
Relapse Records
Replica
Reprise Records
Retribution Network
Revolting Cocks (The)
Revolution Harmony
Revolver
Reznor (Trent)
Rhapsody Of Fire
RI Rocks
Richie Kotzen
Rigor Mortis
Riot
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Rob Zombie
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Rock in Rio
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Rockhard
Rodgers (Paul)
Rosa Infra
Rose (Axl)
Roth (Uli Jon)
Rotting Christ
Ruins
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Saini (Raphael)
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Sammet (Tobias)
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Season Of Mist
Sebastian Bach
Sekond Skyn
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Sepultura
Seth
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Sevendust
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Shaka Ponk
Shakra
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Sidi Larsen
Sidilarsen
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Sin Cera
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Sister
Six Feet Under
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Sixx (Nikki)
Sixx: AM
Skibby (Stan)
Skunk anansie
Slash
Slasher Films
Slayer
Sleepers
Sleeze Beez
Slipknot
Smedley (Brent)
Smith (Adrian)
Snider (Dee)
Sobel (Glen)
Sodom
Soilwork
Son Des Machines (Le)
Sonisphere 2012
Sonisphere Festival
Sonisphere Festival (SZ)
Sonisphere Festival (UK)
Sonisphere Festival Off
Sonisphere France 2013
Sons Of Seasons
Sony Music
Soto (Jeff Scott)
Soulfly
Sound Age
Soundgarden
Speakeasy
Spinefarm Records
Spineshank
Spiritual Beggars
Spotify
Spv/Steamhammer
Stade de France
Staiger (Markus)
Staind
Steel Panther
Stone Sour
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Storm Corrosion
Strahlmeier (Dirk)
Stratovarius
Strid (Bjorn)
Strobl (Arnaud)
Styx
Subway To Sally
Suffocation
Suicidal Tendencies
Suicide Silence
Sullivan (JamesThe Rev)
Sum 41
Superball Music
Superball Records
Superbutt
Sutagar
Sutter (Jason)
Svart Records
System Of A Down
Sziget Festival
Tankard
Tankian (Serj)
Tate (Geoff)
Taylor (Corey)
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Ten Years After
Textures
Thayil (Kim)
The Crown
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Theory Of A Deadman
Therapy
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Threat Signal
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Tombstone
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Treatment (The)
Treponem Pal
Trianon (Le)
Triggerfinger
Triumph
Turilli (Luca)
Turisas
Turner (Joe Lynn)
Turunen (Tarja)
Twilight Of The Gods
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Tygers Of Pan Tang
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Universal Music
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Van Giersbergen (Anneke)
Van Halen
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Wacken Open Air 2012
Wagram Music
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Ward (Bill)
Warmen
Warner Bros Records
Warner Music
Warrior Soul
Wasp
Way To End
WEA
Wednesday 13
Weiland (Scott)
West (Allen)
Whisky Of Blood
White Lion
White Wizzard
White Zombie
Whitesnake
Whocares
Wild
Will Haven
Wilson (Steven)
Winds Of Plague
Wisseloord Studios
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Wolf
Wolfmother
Wood-Hasselhoff (Nelly)
Woods Of Ypres
Wormfood
Wylde (Zakk)
XIII Bis Records
Yauch (Adam)
Yseult (Sean)
Zénith (Le)
Zoe
Zombie (Rob)
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