Melted Space
Between
24.05.2013
Kylesa
Ultraviolet
24.05.2013
Udo
Steelhammer
24.05.2013
Artlantica
Across The Seven Seas
24.05.2013
Fair Warning
Sundancer
24.05.2013
Tesseract
Altered State
27.05.2013
Alice In Chains
The Devil Put Dinosaurs Here
27.05.2013
Dagoba
Post Mortem Nihil Est
27.05.2013
Anvil
Hope in Hell
27.05.2013
Powerworld
Cybersteria
27.05.2013
Children Of Bodom
Halo Of Blood
06.06.2013
Masterplan
Novum Initium
14.06.2013
Valient Thorr
Our Own Masters
17.06.2013
Rebellious Spirit
Gamble Shot
24.06.2013
42 Decibel
Hard Rock 'n' Roll
24.06.2013
Anathema
Untouchable (Double LP - Limited Edition)
24.06.2013
Edenbridge
The Bonding
24.06.2013
RETOUR HOMEPAGE ALBUMS
MARILLION 17.09.2012
Sounds That Can't Be Made Ear Music
TITRES
01 •Gaza
02 •Sounds That Can't Be Made
03 •Pour My Love
04 •Power
05 •Montreal
06 •Invisible Ink
07 •Lucky Man
08 •The Sky Above The Rain
PRODUCTEUR : Mike Hunter
LA CHRONIQUE
proposée par Christophe Darras / publiée le 24.09.2012

Quatre ans après « Happiness Is The Road », MARILLION sort un 17ème album studio attendu avec impatience par ses fans, après la parenthèse acoustique « Less Is More » de 2009. Le groupe anglais dont on ne sait plus si la musique doit encore être définie dans le cadre restrictif du rock progressif poursuit en marge de toute mode son voyage musical avec un line-up inchangé depuis près d'un quart de siècle. Libéré depuis bien des années maintenant de toutes les contraintes liées à une maison de disque, MARILLION mène sa carrière au gré de ses envies, de ses inspirations. Bien que bénéficiant de l'appui indéfectible, voire aveugle, d'une fan-base conséquente, le groupe s'est orienté depuis « Marbles » vers une musique plus calme, atmosphérique, qui nourrit des regrets chez ceux qui estiment le côté « rock » de sa musique de plus en plus délaissé.
« Sounds That Can't Be Made » était donc attendu avec une certaine appréhension, alimentée par une gestation particulièrement longue et les doutes liés aux capacités de Michael Hunter, producteur attitré de MARILLION depuis « Somewhere Else », et tenu pour principal responsable de cette orientation plus calme, à redonner du punch à la musique du groupe.

Les premières écoutes de cet album dense et riche, malgré huit titres seulement, ont vite fait de lever cette appréhension.
« Sounds That Can't Be Made » est tout d'abord une réussite par sa diversité. Chaque titre présente une facette de la musique du groupe, sans jamais flirter avec le doublon ou l'inutilité. Et la gageure est d'être parvenu à faire sonner l'ensemble d'une manière aussi homogène. Comme si MARILLION revisitait tout au long de ces plus de 73 minutes son ADN.
Mais la diversité ne serait rien sans l'originalité qu'on est en droit d'attendre d'un groupe progressif. MARILLION joue ici sur deux tableaux. Alors que la première partie de cet album est plus aventureuse, et marque enfin le retour du côté progressif de leur musique, la seconde que l'on qualifiera de plus Hogarthienne ré-explore des sonorités familières. Balisé par trois grandes pièces fort différentes (le controversé « Gaza » et ses 17 minutes en entrée, le progressif « Montreal » et ses 14 minutes à mi-parcours, et enfin l'émouvant « Sky Above The Rain » et ses 10 minutes en clôture), cet album offre à l'auditeur une première moitié aux sonorités nouvelles pour le groupe, avec notamment une abondance de claviers parfois très teintés 80's (le morceau titre), une structure simple et mellotronesque (« Pour My Love »), ou encore un groove rare (« Power »). Cette entame excitante où le groupe se met en danger est un véritable régal pour les oreilles. La fin de l'album, moins audacieuse mais aussi plus courte, ravira plus sûrement les fans de Steve Hogarth. MARILLION y décline des thèmes connus, mais, malgré un début alléchant, « Invisible Ink » se perd rapidement dans des sonorités qui rappellent tout autant la carrière solo de H que « Nothing Fills The Hole », « Essence », « Trap The Spark », ou encore « Half The World » (issus de « Happiness Is The Road »). C'est probablement le seul titre décevant de l'album, étouffé de choeurs, lorgnant lourdement vers le côté pop et les inspirations Beatlesiennes d'Hogarth. « Lucky Man » est un bon morceau au refrain enlevé, qui se substituera facilement à « Three Minute Boy » sur scène. Enfin,« Sky Above The Rain » clôt magistralement l'album dans un déluge d'émotion, baigné de riches orchestrations, comme seul MARILLION sait le faire.

Comme depuis quelque temps chez MARILLION, la batterie de Ian Mosley est réduite à sa plus simple expression, et la basse de Pete Trewavas n'a pas tout à fait la même prépondérance qu'à l'accoutumée. Ce sont ici Mark Kelly (claviers) et Steve Rothery (Guitares) qui s'accaparent l'espace sonore. Les parties de piano, synthés, orgue, mellotron, ...sont omniprésentes et structurent les morceaux traversés par les interventions savoureuses, discrètes notes ou majestueux soli, de la guitare de Rothers, beaucoup plus présente et mieux en place que sur « Happiness Is The Road ». De toute beauté.
La voix et les textes de Steve Hogarth, toujours aussi sensibles, complètent à merveille ce voyage émotionnel. En vieillissant, sa voix reste aussi prenante, toujours touchée par la grâce, et ce qu'elle perd en puissance, elle le gagne en intimité, au gré d'émouvants moments susurrés. Il décrit comme toujours les sentiments amoureux avec une poésie et une émotion rares. Mais son écriture peut paraître moins convaincante lorsqu'il se lance sur des sujets plus politiques, et le texte de « Gaza », dans lequel il prend fait et cause pour le sort des enfants palestiniens, alimente déjà la polémique. Ce morceau d'ouverture particulièrement audacieux musicalement, recelant des riffs lourds et écorchés inhabituels chez MARILLION, méritait peut-être un texte de cette nature, également inhabituel pour le groupe. Un pari osé. Risqué.

Si le travail de Michael Hunter avait pu laisser perplexe après « Somewhere Else » et « Happiness Is The Road », il prend ici tout son sens. Clair et profond, il sert chaque instrument, et le mix final est agrémenté d'une multitude d'effets et bidouillages sonores aussi divers que judicieux. Même les effets testés sur ces deux précédents albums avec plus ou moins de bonheur, et notamment l'abus d'échos sur les guitares, les claviers et les voix, se retrouvent ici sous une forme canalisée avec bonheur et maîtrise. Tout juste regrettera-t-on sur la fin de l'album de retrouver les effets similaires à ceux employés jusqu'à l'envi sur les guitares d' « Asylum Satellite # 1 » (toujours sur « Happiness Is The Road »). On regrettera aussi sa propension à faire sonner MARILLION un peu de la même manière depuis trois albums, ce qui rend d'autant plus jubilatoire la première partie de celui-ci.
Ne boudons pas notre plaisir, MARILLION revient véritablement en force en 2012. Mais à vouloir faire le grand écart entre surprendre et satisfaire, le syndrome de la bouteille à moitié pleine ou vide pourra décontenancer certains. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe, il constitue en revanche une excellente entrée en matière.
« Sounds that can't be made » ? MARILLION can.
NOUVELLES CHRONIQUES
Avantasia
The Mystery Of Time
Sortie : 29.03.2013
Style : Heavy Metal, Symphonic Metal, Power Metal
Label : Nuclear Blast Records
Chronique : Sedastian
Lopsided
Holda's Grace
Sortie : 17.05.2013
Style : Alternative Rock, Alternative Metal, Progressive Rock
Label : Klonosphere, Season of Mist
Chronique : Christophe Darras
Rob Zombie
Venomous Rat Regeneration Vendor
Sortie : 22.04.2013
Style : Heavy Metal, Alternative Metal, Industrial Metal
Label : Spinefarm Records
Chronique : Juliette Legouy
Iggy And The Stooges
Ready To Die
Sortie : 29.04.2013
Style : Garage Rock, Hard Rock, Classic Rock
Label : Fat Possum Records
Chronique : Laurent Ducastel
Noein
Infection - Erasure - Replacement
Sortie : 01.05.2013
Style : Industrial Metal, Death Metal, Industrial Death Metal
Label : Klonosphere, Season of Mist
Chronique : Christophe Darras
Erdh
Resilient
Sortie : 08.02.2013
Style : Cinematic Metal, Atmospheric Metal
Label : Altered End, Season of Mist
Chronique : Christophe Darras
Seeds Of Mary
Seeds Of Mary
Sortie : 01.05.2013
Style : Metal, Grunge, Hard Rock
Label : Autoproduction
Chronique : Christophe Darras
Deep Purple
Now What?!
Sortie : 29.04.2013
Style : Hard Rock, Classic Rock
Label : Ear Music, Verycords
Chronique : Laurent Ducastel
Tom Keifer
The Way Life Goes
Sortie : 30.04.2013
Style : Hard Rock, Classic Rock
Label : Merovee Records
Chronique : Hugo Tessier
Order Of 315
Near-Birth Experience
Sortie : 25.09.2012
Style : Alternative Metal, Experimental Metal
Label : Dooweet Records
Chronique : Christophe Darras