26-04-2013
HYPOCRISY + HATE + ESSENCE @ Paris (Trabendo) - 01•04•13 [live-report]
A tous, l'un des événements Metal du week-end pouvait être observé ce lundi soir à Paris. La venue d’une entité Death mélodique supérieure, à savoir HYPOCRISY, était programmé. L'atterrissage de Peter et ses hybrides en France est un phénomène relativement rare, une chance à saisir. Alors ne courrez pas, ce sont vos amis…
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| ESSENCE - Paris 2013 © Hellbangeuse Live Photography |
C'est un Trabendo clairsemé qui accueille les danois de ESSENCE, prêts à nous distiller un Modern Thrash énergique en un temps record. C'est à peine si l'on a le temps de faire connaissance avec ces jeunes musiciens que le set se termine déjà. Pourtant, le talent et l'attitude sont au rendez-vous : les riffs se montrent efficaces, les musiciens sourient à tout va, et le son n'a pas grand chose à se reprocher. Les bébés thrasheux de ce quatuor font donc figure de bonne surprise et bien qu'ils n'aient fait que passer, convaincre une audience en 15 minutes ne reste pas chose anodine !
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| HATE - Paris 2013 © Hellbangeuse Live Photography |
Beaucoup sont venus aussi pour eux. Sobrement et adroitement appelé HATE, la musique de ce combo polonais porte bien son nom. Derrière leur corpse painting, le groupe est impassible, sérieux, solide. Les compositions ont la particularité d'être intenses et très sombres face à un public tout aussi imperturbable, mais qui ne pourra qu’apprécier ce déferlement.
L’ultime titre intitulé "Sadness Will Last Forever" n'était qu'injustement prémonitoire. Son bassiste Slawomir Archangielskij, alias Mortifer, nous a tragiquement quitté 5 jours plus tard... 27 ans... Hommage à lui et une pensée pour ses proches.
21h00, l'imposant kit de batterie est enfin dévoilé, trônant dignement sur une scène plutôt très étudiée en terme de déco. Très surélevé, il permettra d’ailleurs aux fans en retrait de l'admirer pleinement. Une intro digne de ce nom se fera entendre, puis les Suédois commenceront par l’excellent "End Of Disclosure", une judicieuse présentation de leur dernier album qui avait été annoncé au passage comme un retour aux sources.
Les morceaux s'enchaînent sans commentaire. Des titres remarquables sont exécutés tels que "Left To Rot", "Fire In The Sky", "Necronomicon" sans oublier l’incroyable "Fractured Minnenium" dont l'introduction ne cesse de me hanter.
Au fur et à mesure qu’elle se déroule, avec une grande fluidité, on peut constater que la set-list est plus que correcte. Équilibrée de surcroît avec, cela est évident, une nette préférence pour le dernier opus. Des œuvres tout de même absentes comme le notable "The Fourth Dimension" ou "Catch 22", mais pour celui-là on ne leur en voudra pas…
Au fur et à mesure qu’elle se déroule, avec une grande fluidité, on peut constater que la set-list est plus que correcte. Équilibrée de surcroît avec, cela est évident, une nette préférence pour le dernier opus. Des œuvres tout de même absentes comme le notable "The Fourth Dimension" ou "Catch 22", mais pour celui-là on ne leur en voudra pas…
Le groupe excelle en précision et sont dignes de leur réputation. Tout particulièrement son leader avec un chant versatile étonnant. D’un point de vu ambiance, le light-show n'est pas négligeable, voire très soigné. Coté pit, il est calme : headbangers only !
Déjà la fin ? HYPOCRISY mettra un terme à la soirée avec "Eraser".
Première impression : le show est passé à la vitesse de la lumière, ce qui est plutôt positif en soi. Apres, les fans puristes (ou du moins ayant une préférence pour la période 90’s), peuvent se sentir un chouïa délaissés... les compostions anciennes n’ayant pas été mises spécialement à l’honneur, même si il est clair que balayer une douzaine d’albums en si peu de temps est une tache particulièrement difficile.
Première impression : le show est passé à la vitesse de la lumière, ce qui est plutôt positif en soi. Apres, les fans puristes (ou du moins ayant une préférence pour la période 90’s), peuvent se sentir un chouïa délaissés... les compostions anciennes n’ayant pas été mises spécialement à l’honneur, même si il est clair que balayer une douzaine d’albums en si peu de temps est une tache particulièrement difficile.
On ne se permettra pas de remettre en question le savoir-faire et le perfectionnisme de Peter Tägtgren, véritable génie en la matière. On remarquera juste un manque de conviction, qui n’est pas fatale loin de là, mais qui aurait apporté sûrement un petit plus.
La guerre des mondes à laquelle je m’étais préparé psychologiquement n’a donc malheureusement pas eu lieu. Pas de surprise, pas de claque, dommage. A défaut de ne pas avoir été impressionné, je suis tout de même satisfait de cette premier rencontre du troisième type (sans oublier les excellentes premières parties et surtout HATE), un passage obligé pour un inconditionnel du groupe. Apres, peut être que la vérité est ailleurs ? Plus particulièrement à Clisson pour le Hellfest où les Suédois sont programmés, en tout cas je veux y croire.
Plus de photos sur la page de Hellbangeuse Live Photography
Set-list ESSENCE :
Final Eclipse
Blood Culture
Gemstones
Darkness Returns
Fractured Dimension
Set-list HATE :
Watchful Eye Ov Dooml
Luminous Horizon
Erebos
Hex
Wrists
Omega
Festival Ov Slaves
Sadness Will Last Forever
Set-list HYPOCRISY :
End Of Disclosure
The Tale Of Thy Spineless
Fractured Millenium
Left To Rot
The Eye
Abyss
Fire In The Sky
Necronomicon
Buried
Fearless
United We Fall
44 Double Zero
Elastic Inverted Vision
Warpath
Rappel :
Roswell 47
Adjusting The Sun
Eraser
Set-list ESSENCE :
Final Eclipse
Blood Culture
Gemstones
Darkness Returns
Fractured Dimension
Set-list HATE :
Watchful Eye Ov Dooml
Luminous Horizon
Erebos
Hex
Wrists
Omega
Festival Ov Slaves
Sadness Will Last Forever
Set-list HYPOCRISY :
End Of Disclosure
The Tale Of Thy Spineless
Fractured Millenium
Left To Rot
The Eye
Abyss
Fire In The Sky
Necronomicon
Buried
Fearless
United We Fall
44 Double Zero
Elastic Inverted Vision
Warpath
Rappel :
Roswell 47
Adjusting The Sun
Eraser
17-04-2013
KILLING JOKE @ Paris (Bataclan) - 20•03•13 [live-report]
On va éviter de tomber dans les banalités comme quoi KILLING JOKE est un groupe aussi connu qu’influant, pionnier dans le style etc etc... et j'en passe et des meilleures en termes d'éloges redondantes.
Qui ne connait et ne reconnait pas les Anglais à leur juste valeur ? Avec la sortie de leur récent "best of" retraçant leurs 35 ans de carrière et cette tournée qui en découle, baptisée sobrement "The Singles Tour 2013", l’histoire parle d’elle-même.
Coté prestation scénique, la "blague qui tue" n'a pas chômé ces dernières années. Pour un fan se débrouillant pas trop mal, il était possible de les avoir vu au moins 5 fois entre 2008 et aujourd'hui, et cela sans trop de difficultés. Bien choisi, bien adapté, le Bataclan est un sacré lieu, le rituel promet !
| Jayce Lewis - Paris 2013 © Delisée Stéphanie |
L’affiche est un peu chargée. Un certain Jayce Lewis se jette à l'eau devant un public encore bien loin d’être au complet. Le son est plutôt agréable avec ce metal industriel tinté EBM. Jusqu’à la fin, 19h50, les Gallois vont assurer une démonstration plus que correcte.
Ça se remplit doucement pour la seconde première partie avec HOUNDS. Il ne faudra pas se fier aux apparences avec leur matériel d’aspect vintage… Le digital est ici associé à la grosse et grasse distorsion, résultat : les compositions décoiffent pas mal. Le frontman, un personnage agité et aux multiples mimiques, ainsi que ses acolytes, donneront 40 minutes top chrono, de show intéressant et nerveux.
| HOUNDS - Paris 2013 © Delisée Stéphanie |
Attente un peu longue pour les souverains de la soirée et une salle désormais aussi pleine qu’un hall de gare à l’heure de pointe. Messire Colman se fait désirer ? A minuit moins deux sur l’horloge de la fin du monde (soit environ 21h00 à ma montre), l'extinction des feux se fera sous les lamentations mystiques et cauchemardesques de la sombre BO d'"Eyes Wide Shut".
Le premier morceau exécuté sera le tourmenté "Requiem", ils sont alors immédiatement rentrés dans le vif du sujet, cela ne laisse aucun doute. A l’instar de Martin Glover le bassiste grimé de sa plus belle chemisette hawaïenne flashy, Maître Jaz est toujours aussi modestement vêtu de noir. Son regard est angoissant, même insistant, il est tel un prédicateur fou sermonnant son assemblé de fidèles.
La liste des classiques ne va pas s’arrêter là avec notamment "Wardance". Mais le tapis rouge sera déroulé avec le standard interplanétaire "Love Like Blood". Quelques raretés en live tels que "Empire Song" ou "Chop-Chop", déterrés pour l’occasion, tels des trésors en provenance directe des années 80.
Parlons-en avec "Eighties", sa voix semble venir tout droit de cette fameuse décennie. Il marche comme à l'accoutumée, tel un apache, micro en l’air, au rythme des compositions. Il semblera être parfois en transe avec ses yeux exorbités et ressemblera alors plutôt à un forcené.
Toutes les périodes sont balayées et cela sans trop de commentaires de leur part. On arrive à l’âge énervé de 2003 avec le titre "Asteroid" qui alternera avec l'incontournable "The Wait" et son fameux riff déchirant. Par la suite "Pandemonium" sonnera lui comme un revendicateur. Le tome-bass retentira rondement sur le premier morceau du rappel à savoir "Follow The Leaders", tout comme ses sonorités électroniques très revivals.
Le titre "Change" même en live me parait toujours aussi décalé mais jubilatoire. Très grande surprise avec "The Death And Resurrection Show" à la voix beaucoup moins grave qu'en studio mais au rythme toujours aussi décadent et transcendant. On se quitte dans la joie et la bonne humeur avec "Pssyche".
Punk, new-wave, indus, KILLING JOKE a joué du KILLING JOKE et les fans de toutes périodes confondues ne peuvent qu'être heureux. L’esprit y était, dans chaque cas, parfaitement retranscrit et quant à son culte... il est juste inaltérable.
Set-list :
Requiem
Turn to Red
Wardance
European
Love Like Blood
The Beautiful Dead
Empire Song
Chop-Chop
Sun Goes Down
Eighties
Money Is Not Our God
Whiteout
Asteroid
The Wait
Corporate Elect
Pandemonium
Rappel :
Follow the Leaders
Change
The Death and Resurrection Show
Pssyche

































































