BONECRUSHER FEST @ Paris (Divan du Monde) le 17•02•2012 [live-report]

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WITHIN THE RUINS - Paris 2012 © Christographe

Cher ami, est-ce que tu es fan de sons incroyablement lourds ? De breakdowns interminables ou bien même de rapidité démesurée ? Si oui ce mini festival Metalcore/Deathcore était pour toi ! Ou peut être y étais-tu ? Dans ce cas, tu dois être satisfait de ta soirée.

Ouverture des portes 18h30, cinq groupes à caler, cinq claques à prendre, sortie prévue à 22h30 : attention chaud devant, ça s’annonce rude.


C’est
BETRAYING THE MARTYRS, le seul et unique groupe de la scène "french-core", qui ouvre le bal de cette réunion dont le nom et le visuel de l’affiche sont si prometteurs. Ce qu’on peut retenir de ce show, c’est avant tout une présentation soignée avec backdrops sur les amplis ainsi qu’une belle lumière bleutée, pour le plus grand plaisir des yeux. Détails qui ont leur importance car il faudra oublier par la suite la notion d’éclairage, du moins, quelque chose de soigné.

Premier show, premier test de l'ambiance, plutôt réussit. Déjà un comité d'accueil s’est formé et à prit le soin de laisser un grand cercle au milieu de la salle pour se laisser aller gestuellement parlant.
La formation hexagonale (sauf le frontman qui est anglais), nous livre un Metalcore certes énergique, jouissant d’un clavier et de deux types de chants, l’un clair l’autre grave, deux grattes etc... sans grande originalité mais relativement plaisant.

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BENEATH THE MASSACRE - Paris 2012 © Christographe
Adieu la jolie lumière, c’est dans la pénombre que le groupe suivant monte sur scène et…restera. Que dire de WITHIN THE RUINS ?
Je dois avouer à mon grand regret que les Américains ne m’ont ni ému, ni déçu, ni interpellé, ni effleuré, ni… rien au final. Le combo exécute pourtant avec brio des morceaux travaillés comportant des accords complexes, un chant guttural venant du fond des entrailles, des breakdows "en veux-tu prends-toi ça", le tout pour un public énervé et qui en redemande. Pourtant, il manque une touche personnelle, un petit quelquechose qui fait la différence avec les autres et très nombreuses formations pratiquant ce style musical. Bref, ce copié-collé m’a laissé sur ma soif.

C’est au tour de BENEATH THE MASSACRE d’investir la scène. Autant je n’ai pas été totalement séduit par le groupe précédant, autant je dois maintenant me rendre à l’évidence, mon étonnement est tel que je suis totalement rivé sur le jeu des québécois. Musique intense, brutalité peu commune, tempo ultra soutenu et breakdowns efficaces, le tout maitrisé avec une technicité hors pair.

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BENEATH THE MASSACRE - Paris 2012 © Christographe
Outre des plans de folie sur leur instrument respectif, le guitariste et le bassiste s’adonnent régulièrement au tapping sur des parties harmonisées s’il vous plait. Point sombre avec le timide jeu de lumière et l’utilisation de stroboscopes beaucoup trop excessive, à tel point qu'il est difficile de focaliser sur le groupe plus de 30 secondes sans détourner le regard afin de reprendre son souffle oculaire.
Ce désagrément est cependant à l'image de la déferlante de décibels. Plein les oreilles, plein (trop) les yeux, une belle mise en bouche pour le "Get Infected Tour 2012" programmé dans quelques jours ici même. Le frontman nous annonce de nombreux morceaux issus de leur prochain opus "Incongruous", annoncé agressif. Fin de l’excellent set des Canadiens, qui nous ont offert un show où tout est bon à prendre et où tout le monde semble en avoir eu pour son argent.
Vu leurs prédécesseurs, cela va être à mon avis difficile de faire mieux. Dès le premier morceau, CARNIFEX montre les crocs et sort directement l’artillerie lourde, alors amateurs de sensations fortes, restez encore jusqu’à la fin ! Ce son est comparable à une machine de guerre.

BENEATH THE MASSACRE - Paris 2012 © Christographe
Une impression de destruction qui ne sera que confirmée tout au long du set : "Slit Wrist Savior", "The Diseased And The Poisoned", "Until I Feel Nothing". De même, lorsque les deux guitaristes nous dévoilent fièrement l'envers de leur instrument arborant le doux message "Kill".
Outre les classiques circle pits, les formations qui demandent expressément plus de stage diving à leur public ne cours pas les salles, Scott Lewis le fera, lui. Et plutôt deux fois qu'une avec ce "Show Me What You Got !" lancé aux fans ainsi qu’un "Bang Your Head !", qui veux tout dire. Messages qui ne toucheront que très peu d’intrépides à sauter le pas sur scène mais un grand nombre s’activeront dans un circle pit bien agité !
Riffs entêtants, breakdowns à couper le souffle, CARNIFEX nous satisfera pleinement de A à Z. Avant dernier titre, le puissant "Lie To My Face" puis enfin le point d’orgue avec "Hell Chose Me".

A mon humble avis, le meilleur "broyeur d'os" de la soirée est sans aucune hésitation BENEATH THE MASSACRE qui nous a offert une très bonne prestation, mélange détonnant de plans techniques et brutaux renforcés par une rapidité à outrance. Un festival sympathique en somme, même si l’utilisation abusive des stroboscopes me fait dire que le lighteux n’était pas d’humeur ce soir.

Retrouvez la galerie complète de ce Bonecrusher 2012 ici

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CARNIFEX - Paris 2012 © Christographe

Remerciements à Charles et Yohann (Himmedia) et Christophe Claude pour les photos. 

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