24-01-2013
PMFF V @ Paris (Divan du Monde) - 11•01•13 [live-report]
C'est un week-end marquant pour le metal hexagonal. Déjà, l’apocalypse annoncé par le peuple maya n’a pas eu lieu. Mais surtout ! La prophétie du PARIS METAL FRANCE FESTIVAL V c’est bien pour maintenant et ça va faire mal. L’humanité est sauvée, le Divan du Monde de Paris est en fête et Phill, l’organisateur de cet évènement inter-cosmique, est le seul qui possède la Vérité. Gloire à lui.
Quelques mots sur l’organisation, les groupes sont repartis sur les 3 jours que dure ce festival par genre : ce vendredi correspond à celui du death and co, le samedi glam-rock/prog puis enfin pour le jour du seigneur, heavy/speed/thrash.
Une affiche plus qu’alléchante avec un concentré de formations de renom, voire celle sans qui, nous serions différents. Bref, quand on voit ce qui nous attends aujourd’hui, c'est presque du délire…
Ouverture des portes 16h00. L’inauguration sera placée sous le signe de l'éclectisme musical et du masque mexicain. 6:33 (à prononcer 6 heures 33), de bien curieux garçons à l’attitude joviale qui ne cessent de faire parler d’eux, gracieusement accompagné d’un autre allumé du ciboulot, Arno Strobl (CARNIVAL IN COAL). La palette de style abordé est conséquente. Même débordante, de la funk à la techno en passant par la samba et même un semblant de rap.
Tout est exécuté alternativement en gardant évidement une trame metal assez brutale, à savoir des riffs épais et de la double pédale (sans batteur) en veux-tu en voilà. Un univers singulier qui bien évidement rappel celui d’un certain Mike Patton. C’est un peu alambiqué mais le spectacle glisse pas trop mal, malgré une certaine appréhension.
Le divertissant va subitement prendre une tournure plus… campagnarde. Ce nom sonne comme un mythe. Pouvoir les apprécier en concert est rarissime, leur présence est donc une chance... Agressive Agricultor. La formation culte des 80’s en provenance des contrés reculés du sud-ouest et à la fière allure rural underground n’est pas morte, bien au contraire. Ils vont nous botter les fesses à travers leurs riffs punk-metal-thrash et leurs paroles uniquement basées sur la dure vie paysanne et la dure boisson.
Bleu de travail, béret et distorsion, nos bidochons des champs sont très en forme et nous jouent plusieurs titres de leur répertoire classique, tel que "La Voie Lactée" ou "Léon le Gros Porc" et sans bien sûr oublier "René le Roi du Metal". Même leur dernier album sera passé en revu avec "Mariage Agricole". Marrant et efficace, des gars bien de chez nous qui rentre dans le lard directement avec peu (voire pas) de technicité et surtout un quintal de dérision. Ils nous quitteront sur "Ma Charrue n'Avance Plus", merci d’avoir offert ce brin de campagne aux gens de la ville.
Les premières notes de death de la soirée, enfin ! On passe la seconde avec cet autre grand nom du paysage metal français ayant apporté sa pierre à l’édifice, MERCYLESS mené par son fondateur Max Otero, en chair et en os. La technicité ici ne fait aucun doute. Voix d'outre tombe, une brutalité avérée et une vivacité mortuaire de l’ensemble du combo, le tout dans une ambiance plus que sombre (dans le vrai sens du terme car peu de lumière).
Telle une vision mystique, le backdrop représentant la couverture de l’album "Abject Offerings" nous nargue par son pessimisme divinatoire. Les Alsaciens assurent un show qui ne peut que ravir les fans du style, c’est à dire toute la salle. Un retour dans le passé, en 1992 avec notamment le titre "Without Christ" et "A Message for All Those Who Died".
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| NO RETURN - Sibylle Colin-Tocquaine - PMFF 2013 © Christographe |
Voici un des plus gros défenseurs de la cause, les indéboulonnables NO RETURN. Lorsque ces derniers lanceront les hostilités, cela signifie d’une part que nous sommes à la moitié du PMFF déjà... mais surtout que nos 45 prochaines minutes sont assurées d’être magistrales. L'imposant frontman L. Chuck D. nous assène ses paroles avec une force hors pair. La rapidité et la puissance des compositions thrash/death feront s'affoler dangereusement le pit.
La majorité des titres sont récents dont "Inquisitive Hegemony" et "Bordeline" du dernier opus. Grande surprise, Sibylle, chanteuse de cet autre groupe des 80’s purement précurseur WITCHES, viendra leur prêter main forte sur "Fanatic Mind". Ils clôtureront leur set avec deux classiques, "Contamination Rises" et "Vision of Decadence". Présent en 2008, la bande à Alain Clément n’a pas dit son dernier mot…
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| AGRESSOR - PMFF 2013 © Christographe |
Plus ça défilent, plus la jubilation s’accentue. On reste dans les fondements et pas des moindres puisqu'il s'agit d'AGRESSOR. Il constitue aussi l'une des pierres angulaire du death metal français, leur reformation en 2011 après 5 ans d'absence ne pouvait être qu’une excellente nouvelle.
Les Antibois n’étaient pas déjà là en 2012 ? Oui mais bon Dieu leur présence est obligatoire. Les anciens comparses de LOUDBLAST (mais ça c’est pour après) avec l’excellent split "Licensed To Thrash" sont d’humeur destructrice, les personnes qui ne désirent ne pas être bousculés sont donc invités à s’éloigner du pit. Sibylle reviendra pousser la chansonnette rauque pour l’inévitable "Someone To Eat". Concert énorme.
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| LOUDBLAST - PMFF 2013 © Christographe |
21h45 tête d'affiche et dernier groupe de la première journée, c'est l'heure des parrains du metal, le monument LOUDBLAST. Les voir, ou plutôt les apprécier sur scène, est toujours un moment dont on ne se lassera jamais. Une entrée en douceur avec "Flesh", puis on va sortir des sentiers battus deux morceaux plus tard (dont le redoutable "Emptiness Crushes My Soul") pour "Cross The Threshold" avec vidéo classé X en arrière fond.
Festival spécial, concert spécial, Il y aura une myriade d’invités pour des morceaux surprises. Le bassiste d'ARKHON INFAUSTUS, j’ai nommé 666 Torturer, opérera sur "The Horror Within" ainsi que le standard "Orgasmastron", qui, pour ce dernier titre, fera réapparaître par magie la douce voix de WITCHES, ainsi que le guitariste de talent Christophe Godin. Et encore et encore des invites, Arno Strobl vient se joindre à toute cette clique pour "Mandatory Suicide" et la reprise du prince des ténèbres Ozzy "Bark at the Moon". Un show complètement atypique.
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| LOUDBLAST - Christophe Godin - PMFF 2013 © Christographe |
22h30, c'est la fin. Le message était clair depuis le début, cette édition 2013 sera (tristement) la dernière. Tel un bouquet final où tout le savoir faire de 5 ans d’existence était réuni en un week-end. Il ne faut pas omettre qu’il reste encore 2 jours de festival. Mais on peut d’ores et déjà affirmer que le premier volet de ce triptyque métallique est une franche réussite. Il n’est aussi pas trop tard pour dire merci à l'équipe du PMFF et surtout à Phill dont l'initiative de réunir un si joli monde (tel Jésus ressuscitant même des groupes) fut admirable tout au long de ces années.
21-04-2012
MY ROCK BATTLE @ Paris (Flèche d'Or) le 06•04•12 [live-report]
Pour cette 4ème édition du MYROCK-BATTLE, la soirée s’annonce très intéressante et surtout éclectique : du death au hardcore, on aura que l’embarras du choix. Ce qui rend le combat d’autant plus jouissif est la présence en tant que parrain du cultissime LOUDBLAST.
Je vous rappelle le principe de ce tremplin : cinq groupes jouent un set de 30 minutes chacun, le public vote en introduisant un bulletin (unique et remis à l'entrée), dans l’urne portant le nom de la formation de leur choix. La limite des votes étant fixée au moment où les parrains rentrent sur scène, c'est-à-dire en fin de soirée. L’heureux gagnant participera à la finale du 6 juin prochain et qui sait, peut être remporter le gros lot : partager l’affiche du Hellfest 2012. Que le meilleur gagne !
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| Pervert Asshole - Paris 2012 © CélEye Kopp |
Éclaboussures de sang, pied de micro en squelette, masque de catcheur mexicain pour le guitariste et bien d’autres artifices sont présents, soignant ainsi l’image décalée et crado de Pervert Asshole. Tout comme le teneur du micro qui lui, est grimé en savant fou avec un imposant pénis sur l'arrière de sa blouse maculée d’hémoglobine.
Show décadent avec alcool, allure zombifiée, sueur et samples de film interdit aux moins de 18 ans. Dans un esprit Death’n’Roll, aux inattendus relents punk et aux très évidentes paroles équivoques, les maniaques à cheveux long ne laissent pas indiffèrent, les fans expriment leur joie dans ce pit en ébullition.
L'intérêt est surtout visuel, la musique en elle-même est suffisamment correcte pour que la salle ne baille pas. Dernier morceau, dernier outrage avec un frontman en slip kangourou blanc qui n’aura cessé, avec un étonnant sens du naturel, d'amuser la galerie. Va t-il le faire? Oh oui, nous avons le droit à un magnifique panorama de son arrière train, un peu facile mais toujours rigolo.
FaITHless mesSIAH sera introduit avec assurance par la très sympathique présentatrice de la soirée, comme étant influencé par GOJIRA et ARCH ENEMY. Ne ressemblant ni à l'un ni à l'autre, que ce soit de près ou de loin, je me dis que la demoiselle a été un poil trop ambitieuse.
Malgré ma légère déception, je me résigne vite à passer outre (le cas contraire aurait été stupide de ma part). Hélas, même en prêtant l'oreille la plus attentionnée, ce groupe aux compositions peu accrocheuses, n’aura que mon indifférence. En y ajoutant une voix pas assez potable à mon goût, j’en arrive à la conclusion que le Hellfest risquerait de s'endormir. La suite vite !
Un groupe qui jouit d'une certaine notoriété, notamment sur la place de Paris. Son énergie m’est déjà familière, je lui souhaite donc bonne chance. Ces pistoleros à bandana ont des compositions 100% hardcore, 100% efficaces. Le frontman au flow hispanique et inépuisable, est digne des références new-yorkaises en la matière, comme le bassiste qui assure un backing-vocal très vivant. LOCO MUERTE possède la carrure pour l'emporter.
Place au parrain de la soirée : Loudblast ! Groupe inutile de présenter tant par son aura que par sa puissance de frappe. En vu de leur titre honorifique et de leur prestance, il paraîtrait même déplacé d'émettre un quelconque avis sur leur set, je vais donc m'abstenir et vous laissez en juger avec ces quelques photos…
Prestations courtes pour tous les groupes, suffisant pour se créer une opinion. A l’annonce du gagnant, les félicitations pleuvent, LOCO MUERTE jouera la finale le 6 juin.
Prochain rendez-vous au même endroit le vendredi 4 mai pour un MY ROCK BATTLE 5ème édition, chapeautée par un autre grand nom de la scène française : BLACK BOMB A !
Plus de photos sur la page de Céline Kopp









































































