25-11-2011
MACHINE HEAD + DARKEST HOUR + DEVIL DRIVER + BRING ME THE HORIZON 23/11/2011 Paris (Zénith)
Mais quelle tristesse !Alors que cette affiche était sans doute l’une des plus attendues de cette fin d’année, c’est un Zénith en petite configuration, avec tentures et sièges bâchés, qui accueille ce soir MACHINE HEAD. La faute à la date, en semaine ? À la proximité d’autres concerts (MOTÖRHEAD deux jours plus tôt, SCORPIONS le même soir auront peut-être éloigné des amateurs de hard-rock old school qui se seraient peut-être laissés tenter s’ils n’avaient pas eu un choix à faire...) ? Au tarif des billets qui est de plus en plus dissuasif ? Peu importe la raison, le résultat fait peine à voir !
Mais ceux qui auront fait le déplacement ne le regretteront pas.
La soirée commençant tôt, impossible de vous parler de DARKEST HOUR que j’ai manqué. DEVIL DRIVER s’en sort avec les honneurs grâce à son énergie sur scène et à la puissance de ses compositions. On ne peut pas en dire autant de BRING ME THE HORIZON. Après quelques minutes seulement, la belle ambiance créée par Dez Fafara et les siens retombe inexorablement pour laisser place d’abord à l’incompréhension, puis à la franche hostilité.
Le groupe sort sous les huées...
Le choix de son positionnement, juste avant la tête d’affiche restera un mystère...
Mais ne nous attardons pas sur ce petit raté puisque MACHINE HEAD prend ensuite possession des lieux, acclamé comme il se doit au son du «MACHINE Fucking HEAD» scandé par le public.
Quand «Sangre Sani», l’introduction du dernier album «Unto The Locust» débute, la tension monte d’un cran, jusqu’à l’explosion provoquée par les premiers accords de «I Am Hell».
La set-list fait la part belle aux morceaux du dernier album dont la complexité permet aux musiciens de faire usage de toute leur dextérité technique. Pourtant, ces démonstrations n’alourdissent pas le set, tant elles sont exécutées avec décontraction et un plaisir évident. À les voir comme ça, ça a l’air tout simple !
Comme à son habitude, Robb Flynn parle régulièrement avec les fans, balançant des verres, annonçant les titres ou se lançant dans un discours un rien corporatiste qui fait dire à certains qu’ils seraient prêts à voter Flynn en 2012. «Avant de faire cette musique, j’avais l’impression d’être un freak, jamais à ma place. Maintenant, je suis là où je dois être».
Malheureusement, de là où je me trouve (quelle idée d’aller se coller contre les enceintes des basses ?), sa voix est par moment un peu faiblarde, de même que la batterie de Dave McClain est parfois noyée dans la basse. Erreur stratégique de ma part, mais à en juger par les réactions de la salle, l’hystérie de la fosse et les acclamations entre les titres, le reste du public n’a pas à se plaindre. Ca slame, ça pogote et la fosse est par moment transformée en circle pit géant. Poings vers le ciel, sautant ou tapant du pied, le Zénith est possédé.
Naturellement, le groupe reprend les titres les plus emblématiques de sa carrière, Robb Flynn annonçant comme à son habitude «The Blood, The Sweat, The Beer».
Aucun album n’est oublié (voir la set-list complête en fin d’article).
Phil Demmel et Robb Flynn font preuve d’une bonne complicité sur scène (opérant des chorégraphies capillaires parfaitement synchronisées). Adam Duce (dont j’ai vraiment très très bien entendu la basse) assure également aux choeurs. Tous ont vraiment l’air de passer un bon moment, cela se sent et c’est contagieux.
Après une pause traînant en longueur, le groupe attaque son rappel avant de conclure avec l’inévitable «Davidian», puis quitte la scène pour de bon, après avoir balancé nombre de médiators et autres baguettes.
Un set costaud, une ambiance infernale, qui augurent plutôt pas mal le Hellfest à venir.
I Am Hell (Sonata in C#)
Be Still and Know Play
Imperium
Beautiful Mourning
The Blood, the Sweat, the Tears
Locust
This Is the End
Aesthetics of Hate
Darkness Within
Old
Declaration
Bulldozer
Ten Ton Hammer
Rappel :
Halo
Davidian


























































