MACHINE HEAD + DARKEST HOUR + DEVIL DRIVER + BRING ME THE HORIZON 23/11/2011 Paris (Zénith)

Mais quelle tristesse !
Alors que cette affiche était sans doute l’une des plus attendues de cette fin d’année, c’est un Zénith en petite configuration, avec tentures et sièges bâchés, qui accueille ce soir MACHINE HEAD. La faute à la date, en semaine ? À la proximité d’autres concerts (MOTÖRHEAD deux jours plus tôt, SCORPIONS le même soir auront peut-être éloigné des amateurs de hard-rock old school qui se seraient peut-être laissés tenter s’ils n’avaient pas eu un choix à faire...) ? Au tarif des billets qui est de plus en plus dissuasif ? Peu importe la raison, le résultat fait peine à voir !



Mais ceux qui auront fait le déplacement ne le regretteront pas.
La soirée commençant tôt, impossible de vous parler de DARKEST HOUR que j’ai manqué. DEVIL DRIVER s’en sort avec les honneurs grâce à son énergie sur scène et à la puissance de ses compositions. On ne peut pas en dire autant de BRING ME THE HORIZON. Après quelques minutes seulement, la belle ambiance créée par Dez Fafara et les siens retombe inexorablement pour laisser place d’abord à l’incompréhension, puis à la franche hostilité.
Le groupe sort sous les huées...
Le choix de son positionnement, juste avant la tête d’affiche restera un mystère...

Mais ne nous attardons pas sur ce petit raté puisque MACHINE HEAD prend ensuite possession des lieux, acclamé comme il se doit au son du «MACHINE Fucking HEAD» scandé par le public.
Quand «Sangre Sani», l’introduction du dernier album «Unto The Locust» débute, la tension monte d’un cran, jusqu’à l’explosion provoquée par les premiers accords de «I Am Hell».



La set-list fait la part belle aux morceaux du dernier album dont la complexité permet aux musiciens de faire usage de toute leur dextérité technique. Pourtant, ces démonstrations n’alourdissent pas le set, tant elles sont exécutées avec décontraction et un plaisir évident. À les voir comme ça, ça a l’air tout simple !

Comme à son habitude, Robb Flynn parle régulièrement avec les fans, balançant des verres, annonçant les titres ou se lançant dans un discours un rien corporatiste qui fait dire à certains qu’ils seraient prêts à voter Flynn en 2012. «Avant de faire cette musique, j’avais l’impression d’être un freak, jamais à ma place. Maintenant, je suis là où je dois être».

Malheureusement, de là où je me trouve (quelle idée d’aller se coller contre les enceintes des basses ?), sa voix est par moment un peu faiblarde, de même que la batterie de Dave McClain est parfois noyée dans la basse. Erreur stratégique de ma part, mais à en juger par les réactions de la salle, l’hystérie de la fosse et les acclamations entre les titres, le reste du public n’a pas à se plaindre. Ca slame, ça pogote et la fosse est par moment transformée en circle pit géant. Poings vers le ciel, sautant ou tapant du pied, le Zénith est possédé.
Naturellement, le groupe reprend les titres les plus emblématiques de sa carrière, Robb Flynn annonçant comme à son habitude «The Blood, The Sweat, The Beer».
Aucun album n’est oublié (voir la set-list complête en fin d’article).



Phil Demmel et Robb Flynn font preuve d’une bonne complicité sur scène (opérant des chorégraphies capillaires parfaitement synchronisées). Adam Duce (dont j’ai vraiment très très bien entendu la basse) assure également aux choeurs. Tous ont vraiment l’air de passer un bon moment, cela se sent et c’est contagieux.
Après une pause traînant en longueur, le groupe attaque son rappel avant de conclure avec l’inévitable «Davidian», puis quitte la scène pour de bon, après avoir balancé nombre de médiators et autres baguettes.
Un set costaud, une ambiance infernale, qui augurent plutôt pas mal le Hellfest à venir.


I Am Hell (Sonata in C#)
Be Still and Know Play
Imperium
Beautiful Mourning
The Blood, the Sweat, the Tears
Locust
This Is the End
Aesthetics of Hate
Darkness Within
Old
Declaration
Bulldozer
Ten Ton Hammer

Rappel :
Halo
Davidian

Un anniversaire Tout feu, tout Slash

Hier, nous apprenions qu’un important incendie avait ravagé l’Élysée-Montmartre, notre seconde maison à tous, nous privant probablement pendant plusieurs mois de notre salle de concerts préférée. Je ne pense pas qu’il soit possible d’effacer de nos mémoires les images du bâtiment en flammes ou de l’intérieur de la salle calcinée... Mais il est quand même important de se réjouir qu’il n’y ait eu que des dégâts matériels, et de se souvenir de tous les bons moments que nous y avons passés.

Comme un hommage à cette salle où j’ai passé tant de soirées, j’ai envie de partager avec vous l’un de ces souvenirs. J’aurais pu raconter une première rencontre assez marquante avec Robb Flynn (MACHINE HEAD), à l’époque où il pouvait se permettre de traîner dans la salle pendant les premières parties, ou la façon dont je me suis retrouvée à participer à une séance photos avec SOULFLY sur le toit du bâtiment, ou tous ces concerts réservés à quelques privilégiés comme METALLICA ou les RED HOT CHILI PEPPERS auxquels j’ai eu l’immense chance d’assister... Mais non, l’anecdote que je veux raconter ici est sans doute la plus personnelle et la plus incroyablement «Megateuf» qui me soit arrivée à l‘Élysée.

28 juin 1995. C’est mon anniversaire et j’ai vingt ans. Premier cadeau de la journée, ma copine Virginie se sacrifie et m’accompagne au concert de Slash et de son SNAKEPIT. Réelle preuve d’amitié, car ce n’est pas du tout son truc. Moi, je suis fan de base ; malgré la température, j’arbore le pantalon en cuir réglementaire, le t-shirt du groupe et des santiags... et autant avouer que si j’avais trouvé un chapeau haut de forme comme celui de mon idole, je l’aurais sans doute eu sur la tête ! Du concert en lui-même, je ne garde que quelques images et impressions confuses. Mais ce qui s’est passé ensuite, peu de risque de l’oublier.

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Les lumières se rallument et, comme à leur habitude, les videurs commencent à diriger le public vers la sortie. Et là, sous le regard incrédule d’un grand gaillard tout en muscles ou presque, Virginie grimpe sur la scène où les roadies s’activent déjà, arrache une set-list et me la ramène toute fière de son coup. Le vigile la regarde et hausse le ton, du genre «Non mais, ça va pas ? Qu’est-ce que tu fous ?». Et Virginie de lui expliquer très calmement que c’est mon anniversaire et qu’elle veut juste m'offrir un petit souvenir. Il se retourne alors vers moi et me demande confirmation. J’acquiesce. Il nous tend alors ce que nous prenons pour de simples stickers en ajoutant : «Eh bien, bon anniversaire alors !». Nous le remercions et le laissons poursuivre son évacuation. Par la suite, nous apprendrons qu’il se fait appeler "nounours" et si, par le plus grand des hasards, il lit ces lignes, je veux le remercier encore une fois. Car en examinant de plus près ce qu’il nous a donné, nous réalisons que ces stickers portent la mention «Guest» et que ce sont des accès backstages.

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Commence alors l’épisode «Wayne’s World» de la soirée. Aussitôt les passes collés, nous nous dirigeons vers l’accès aux coulisses de l'Elysée où quelques fans attendent. Après quelques instants, un autre vigile arrive et nous désigne du doigt. «This girl, this girl, C’mon !» Nous le suivons et entrons dans une pièce où les musiciens se relaxent après leur concert. Slash est assis tranquillement, torse nu (ouais les filles, torse nu !!!!), les cheveux entourés d’une serviette blanche. A côté de lui, Gilby Clarke profite d’un moment en famille avec sa compagne et leur petite fille. Un peu impressionnées, nous n’osons pas trop nous approcher. Slash nous y invite tout souriant. Il dédicace la set-list et nous échangeons quelques mots sur mon collier en forme de serpent. Pendant se temps, Virginie fait manger ses chips à la fillette de Gilby. Nous sommes dans une autre dimension... Et quand une porte s’ouvre et que Lars Ulrich apparaît... nous nous retenons de justesse de nous prosterner en clamant : «On est tout petits, on ne mérite pas !». Heureusement, la dignité, ça nous connaît ! Virginie commence à scruter les environs et demande si James n’est pas là. Hélas, Lars nous apprend, mime à l’appui, qu’il est à la chasse aux canards ! Lui aussi signe ma set-list et d’autres fans arrivant, on nous demande gentiment de laisser la place.

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Nous sortons finalement et pendant tout le trajet du retour, un grand sourire sans doute un peu niais s’affiche sur mon visage. Ce souvenir m’est d’autant plus cher que si, par la suite, il m’a été donné de revoir de nombreuses fois METALLICA en concert et même de faire une interview avec James Hetfield, je n’ai plus jamais vu Slash, ni en concert, ni en entretien.
Mais qui sait ce que l’avenir nous réserve ?

HARD FORCE contre-attaque !


Il y a bien longtemps, dans une galaxie très très lointaine...

1996. Je suis étudiante en licence de communication et je recherche un stage. Pas trop envie de me lancer dans la communication d'entreprise... Fan de metal, je me dis qu'il pourrait être intéressant de joindre l'utile à l'agréable. J'envoie donc CV et lettre de motivation à toutes les rédactions musicales de France.
Quelques semaines, plus tard, un coup de fil. Mon profil intéresse Hard Force. Premier contact établi, je commence par quelques recherches pour le compte du Club Hard Force.

Puis un matin, Serge Lamet qui a jusqu'à présent supervisé mes travaux me donne l'adresse de la rédaction et m'y envoie, du genre : "Dites que vous venez de ma part". Ce qu'il ne m'a pas dit, c'est que là-bas, personne ne m'attend.
Autant dire que les premiers jours, je suis un peu mal à l'aise. Mais finalement, une petite stagiaire peut avoir son utilité : standard, tri d'un bon mètre cube de photos en vrac, traduction... La route est longue avant de faire la une, mais elle est formatrice. Et puis il faut dire qu'on me donne ma chance : chronique de concert pour commencer, Slayer sur la tournée "Undisputed Attitude", puis premières interviews... Quatre années de musique, de rencontres, de voyages... La petite padawan a finalement rencontré l'Hard Force !

Quand tout s'arrête... C'est un sacré vide ! Les années passent, la vie m'entraine sur des chemins bien différents. Je garde quelques contacts virtuels.

Et il y a quelques mois, Christian Lamet reprend contact d'une façon plus formelle et me parle de ce projet fou. Un portail metal, une base de documentation pour TOUT trouver, et qui nous permette d'écrire, libres de toute contrainte éditoriale ou presque. Je ne réfléchis pas 5 minutes avant de lui répondre que s'il y a une petite place pour moi, j'en suis.

Nous y voilà ! Ou allons-nous ? Ce sera à vous qui lirez ces lignes de nous le dire. Ce que j'en attends moi ? Prendre autant de plaisir sur ce site qu'au sein du magazine... Et sans délais de bouclage !!!!

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