16-12-2010
FEAR FACTORY + HIGH ON FIRE + DAATH @ Paris [La Maroquinerie] - 14•12•2010

Si comme moi vous êtes dans la trentaine, nul doute que votre adolescence aura été marquée par nombre de groupes ayant émergé ou explosé au milieu des années 90, en vrac : NIRVANA, MACHINE HEAD, SEPULTURA et ...FEAR FACTORY. Et vingt ans plus tard, tous n’ont pas connu le même sort. Si certains ont purement disparu, d’autres ont réussi à s’imposer et à construire une carrière impressionnante.
Et certains ont connu un parcours plus complexe qui nous laisse dans l’expectative en ce soir de retrouvailles.
Retrouvailles incomplètes puisque le line-up a changé et que Christian et Raymond (qui est fort) manquent à l’appel, remplacés désormais au sein du groupe, respectivement par Byron Stroud et Gene Hoglan. Si le groupe y gagne en surcharge pondérale, il n’y perd rien en talent.
[vidéo mise en ligne sur YouTube par C0v3rgirl]
Le premier choc est thermique. Il fait très très froid dehors et très très chaud dans la petite salle parisienne où l’ambiance a déjà été sérieusement électrisée par DAATH. HIGH ON FIRE prend vaillamment le relais avec son metal groovy et poisseux à souhait.
Mais rien n’est comparable à la ferveur qui monte du public quand FEAR FACTORY entame son set avec un extrait du dernier album, «Mechanize».
Un concert de FEAR FACTORY, c’est un peu comme un grand karaoké metal et chacun reprend en choeur les paroles des classiques du groupe...
Et ce petit coup de pouce n’est pas inutile car si niveau musiciens, ça joue, au niveau des voix... La faute à la chaleur ? A un manque d’échauffement ? A des retours un peu faiblards ? Allez savoir ! Mais pendant la première moitié du concert, Burton chante faux sur tous les passages clairs.
Rougeaud, essoufflé... Par moment, il fait vraiment peine à voir. Heureusement, quand le chant redevient agressif, le chanteur retrouve sa gouache, et peu à peu, la justesse revient, même sur les passages les plus difficiles.
[vidéo mise en ligne sur YouTube par C0v3rgirl]
«Shock», «Edgecrusher», «Demanufacture» entre autre : FEAR FACTORY explore l’ensemble de son répertoire. Même si la salle ne s’y prête pas vraiment, avec ses piliers, ses nombreuses marches et un plafond assez bas, quelques stage-divers émergent du public.
C’est naturellement «Replica» qui clôt les hostilités, nous laissant en proie à des impressions mitigées. FEAR FACTORY n’a pas démérité ce soir, mais après une absence de plusieurs années, ce concert n’est pas tout à fait suffisant pour nous convaincre que la fabrique à peur tourne à plein régime. On attend donc la suite avec d’autant plus d’impatience.























































