HATEFEST EXTREME TOUR 2011 @ Paris (Alhambra) - 04•12•2011 [live-report]

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Pour sa seule date française (voire presque non germanophone), le Hatefest a décidé de faire escale dans la très parisienne salle de l'Alhambra. Accueillant peu de concerts du style, c'est souvent l'occasion pour une bonne partie de métalleux de découvrir une salle spacieuse et agréable, dont la configuration permet à la fois un contact entre les groupes et le public, tout en évitant l'impression de se trouver dans une boîte de conserve. Néanmoins, les 1000 personnes que peut accueillir le lieu seront loin de se montrer sur place. C'est donc devant une fosse chichement fournie (mais qui se remplira tout de même au cours de la soirée), que les hostilités débutent, dans une ambiance qui peine d'ailleurs à s'installer.

Suite à l'annulation des Germains DAWN OF DISEASE encore sur les affiches officielles de la tournée, ce sont les Autrichiens LOST DREAMS qui débutent ce Hatefest avec bonne volonté. On comprend d'ailleurs rapidement que le choix du groupe de remplacement s'est fait à la va vite. Si le chanteur qui s'égosille sur scène a le charisme d'une huître agonisante, le style proposé ne joue pas non plus en faveur de son aura tant le deathcore mélodique de LOST DREAMS sonne convenu, faible et peu inventif.

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LOST DREAMS 2011 © Leonor Ananké

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LOST DREAMS 2011 © Leonor Ananké

Le public ne réagit pas, quelques petites blagues fusent même à l'encontre d'un "leader" à bout de souffle après deux morceaux et c'est presque avec soulagement qu'une partie de l'auditoire applaudit très calmement lorsque la fin du set arrive enfin. Pourtant, LOST DREAMS n'est pas un groupe à oublier en soi, simplement sa présence sur une affiche aussi fouillée et complète ne laissait pas de place, ou très peu, pour un groupe manquant d'expérience.

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LOST DREAMS 2011 © Leonor Ananké

Quelques instants plus tard, AZARATH et son black/death estampillé pur produit polonais arrive sur scène et la soirée prend alors une tournure autrement plus intense. La musique déversée par les quatre gaillards est un concentré de brutalité, de technique et de vitesse qui en souffle plus d'un au passage. Cet aspect glacial de la musique d'AZARATH est sublimé par une attitude tout aussi impérieuse, qui dérange parfois mais fait aussi partie intégrante du storyboard de la prestation.
Pas un sourire, peu de communication, sauf pour annoncer les morceaux, mais étrangement, personne ne semblait s'attendre à quoi que ce soit d'autre.

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AZARATH 2011 © Leonor Ananké


Le rôle de prêcheur imperturbable exécuté par Bruno (chant/basse), colle à une musique maléfique dont les titres ne font qu'annoncer la tempête qui s'abat sur l'Alhambra : "Beast Inside", "Whip The Whore", "For Satan My Blood" et bien d'autres encore.
Inferno, tranquillement installé derrière ses fûts, propose un jeu différent de celui de Behemoth (mais tout aussi technique), majoritairement axé sur l'usage presque abusif de la double grosse caisse, qui mitraille métronomiquement chaque petite seconde du set, ne laissant ainsi à quiconque aucune possibilité de répit. Forcément, du côté de la fosse, la masse gronde et s'agite, entame quelques furieux pogos tout en se délectant de cette messe noire menée par la crème de la scène polonaise actuelle, qui pourtant n'est plus toute jeune et a su se maintenir à travers le temps.

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AZARATH 2011 © Leonor Ananké

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2011 © Leonor Ananké

Après ce grand moment de sérieux, place à un peu de second degré (voire plus), avec les teutons de MILKING THE GOATMACHINE. Si certains se rappellent encore de leur mémorable passage au Trabendo en janvier dernier, pour la plupart, l'heure est à la découverte d'un groupe qui sait mettre l'ambiance en un coup de bouc... Aidé par un mystérieux complice haranguant la foule dès le début du set, le death tendance grind des quatre bêtes ne laisse personne de marbre, pas même les nombreux blackeux venus soutenir MARDUK.

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MILKING THE GOATMACHINE 2011 © Leonor Ananké

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MILKING THE GOATMACHINE 2011 © Leonor Ananké

Ca va vite, c'est drôle, on reprend rapidement les paroles en cœur de "Ding-Dong Motherfucker", "Milk Me Up Before I Go Go", tout en prenant le temps de s'extasier sur la puissance du chant d'un batteur visiblement polyvalent, c'est le moins qu'on puisse dire de lui.
Sur le front de scène, le spectacle est aussi assuré par les six-cordistes, véritables poseurs animaliers, qui ne perdent pas une occasion de rendre leur jeu grandiloquent, les jambes grandes écartées le temps d'un solo ou bien encore tout courbés sur leur instrument ; le spectacle est tout aussi visuel qu'auditif.
Si les compositions sont majoritairement courtes, elles n'en restent pas moins intenses et bien senties accusant une technique mise en relief par un jeu scénique efficace et original. Concrètement, MILKING THE GOATMACHINE a trouvé la recette du succès et c'est sans aucun doute qu'on entendra reparler d'eux très prochainement.

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MILKING THE GOATMACHINE 2011 © Leonor Ananké

A peine 19h00 et il est déjà temps pour les occultes MARDUK de prendre possession d'un Alhambra qui les acclame déjà.
Débutant sur l'efficace et presque antique (sinon mythique) "On Darkened Wings", le groupe tient à démontrer qu'il n'a pas changé depuis toutes ces années. Le public jubile, Mortuus est déjà tout trempé de sueur à côté de la basse de Devo qui propulse le morceau vers des profondeurs que sa version studio n'atteignait pas.

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MARDUK 2011 © Leonor Ananké

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Si la prestation reste simple dans sa forme et sans grands artifices (corpse paints classiques et simples bannières sur scène), le fond en est nettement plus intéressant. Contre toute attente, la formation nous distille ce soir un set équilibré qui ne vise pas à nous exploser les tympans par son ultra violence. Au contraire, un certain nombre de titres nuancés viennent égrener la performance, permettant à chacun de reprendre ses esprits tout en savourant la finesse dont MARDUK peut parfois être capable.
Pour exemple, le groupe ne voit aucun inconvénient à passer du démoniaque "World Funeral" au plus sournois "Womb Of Perishableness". Il ne faut toutefois pas oublier que si MARDUK n'a pas sorti d'album depuis 2009, un nouvel EP est tout de même venu compléter la discographie du groupe depuis cet été : "Iron Dawn". Sur les trois titres que comporte ce dernier fils de la Bête, deux sont joués ce soir, se confondant parfaitement dans le reste de la set list : "Blood And Sunflowers", puis "Headhunter Halfmoon".

La fosse frétille tout du long, plus ou moins violemment selon les morceaux et ne manque pas d'apprécier la prestance scénique d'un groupe qui connaît son public et parvient à le délecter grâce à des tripes bien présentes mais sans jamais trop en faire. Un set somme toute admirable qui aura ravi un bon nombre des fidèles fans de la formation qui constituent visiblement une part non négligeable du public de la soirée.

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MARDUK 2011 © Leonor Ananké

Set-list MARDUK :
- On Darkened Wings
- Nowhere, no one, Nothing
- Slay the Nazarene
- Blood and Sunflowers
- Azreal
- Black Tormentor of Satan
- World Funeral
- Womb of Perishableness
- Headhunter Halfmoon
- Baptism By Fire

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MARDUK 2011 © Leonor Ananké

Si personne n'arrive à emmètre un avis commun sur ce que TRIPTYKON aurait à proposer de mieux que CELTIC FROST, la prestation de ce soir permettra au moins à tout le monde d'avoir une base fiable pour ne plus parler sans véritable preuve à l'appui.
C'est donc avec une certaine dose de curiosité que le public accueille le quartet helvétique qui pénètre sur scène dans un silence religieux, créant d'emblée une ambiance syncrétique. Difficile de ne pas se faire à l'évidence que CELTIC FROST est à TRIPTYKON ce que SEPULTURA était au SOULFLY primitif : les covers du mythique groupe suisse occupent près de la moitié du temps de jeu, ce qui n'est d'ailleurs pas pour déplaire au plus grand nombre...

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TRIPTYKON 2011 © Leonor Ananké

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Pour les plus jeunes c'est donc en quelque sorte l'occasion d'assister au simulacre d'un concert de CELTIC FROST, et pour les plus vieux de se rappeler la gloire passée du groupe. Mais il serait dommage de ne s'intéresser qu'à cet aspect de la prestation et d'en occulter tout le reste. Car ce que propose ce soir TRIPTYKON est un voyage musical de haute volée, quelque chose de lourd, sombre et ambiant, serein en apparence mais en réalité profondément dérangé. Le charisme tout en finesse de Tom en est en grande partie responsable mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que si la prestation se montre si convaincante c'est aussi parce que le groupe semble être parvenu à construire une certaine cohésion entre tous ses membres...

Échange de regards tantôt espiègles, tantôt sérieux, blagues chuchotées de temps à autre à l'oreille de V. Santura, l'ambiance est visiblement proche du beau fixe. Le public semble d'ailleurs ne pas pouvoir détacher les yeux de la scène, quelque part fasciné par la puissance inconsciente que dégage le dark metal de TRIPTYKON.
Au bout de presque une heure de jeu et six titres sublimement interprétés (difficile de décerner une mention spéciale tant l'ensemble ne souffre d'aucune faiblesse), le quartet se retire dans le même silence qui l'avait amené là, face à un public qui garde la bouche grande ouverte de béatitude.

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TRIPTYKON 2011 © Leonor Ananké

Set-list TRIPTYKON :
- Procreation (of the wicked) (Celtic Frost cover)
- Goetia
- Circle of the Tyrants (Celtic Frost cover)
- Descendant
- Into the Crypts of Rays (Celtic Frost cover)
- The Prolonging.

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KATAKLYSM 2011 © Leonor Ananké

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Place maintenant aux maîtres de cérémonie, nos humoristes francophones préférés, les Dieux du caribou, du tabernacle mais aussi de la Corona : KATAKLYSM (what else ?). Autrement, les 5 gaillards distillent un death metal de bonne qualité, mais il faut bien avouer que le sens de l'humour québécois mérite également le détour.

Malgré un son quelque peu en dessous du niveau auquel le groupe nous a habitué, l'énergie dégagée, la débordante envie de bien faire et un contact ultra chaleureux avec l'audience permet presque aux plus exigeants de passer outre ce défaut technique.
Si Maurizio nous fait rire avec son accent québécois et ses bons mots entre chaque morceaux, Stephane Barbe détient lui la palme de l'ébriété et de la clownerie, allant même jusqu'à donner au public, sous forme d'aparté, la bouteille de vin de Mauricio en plus de distribuer les habituelles Coronas à tout va.

Du côté des fûts, Max Duhamel se fait plus discret mais non moins efficace, son jeu de roulés à la caisse claire, reconnaissable entre mille, confère toujours cette sonorité spéciale aux compositions du groupe.

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KATAKLYSM 2011 © Leonor Ananké

KATAKLYSM nous abreuve logiquement de ses meilleurs titres sans oublier son dernier rejeton "Heaven's Venom" au travers d'une set-list bien pensée qui mêle avec homogénéité les titres du dernier album ("Push The Venom", "At the Edge Of The World" et "A Soulless God"), aux désormais classiques du genre ("Taking The World By Storm", "Illuminati", ou encore "Crippled and Borken"). Le tout forme un condensé de death metal ravageur, qui achève de convertir les Blackeux encore dans la salle (de toute manière, Mauricio les avait prévenus en début de set : "Eeeeeh les Blackeux, dans 5 minutes vous allez adorer le death metal").
Après une bonne heure de défoulement, de rigolade et de death metal "in your face", la soirée s'achève déjà, couvre-feu parisien oblige. On en aurait pourtant bien repris.

Set-list KATAKLYSM :
- Let them Burn
- Manipulators of Souls
- Push the Venom
- The Ambassador of Pain
- Taking the World By Storm
- The Road to Devastation
- As I Slither
- Numb and Intoxicated
- Illuminati
- In Words of Desperation
- At the Edhe of the World
- Crippled and Broken
- A Soulless God.

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KATAKLYSM 2011 © Leonor Ananké

Cette première édition parisienne du Hatefest, bien que n'ayant pas ameuté beaucoup de public, ne pêche en revanche pas au niveau de la qualité des groupes et des sets proposés. Les différents styles sont parvenus à se mélanger presque naturellement pour permettre au public parisien (agrémenté de quelques provinciaux ayant fait le déplacement), de passer une excellente soirée.

Tous mes remerciements à Fred (Garmonbozia), mais également à Hard Force.

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Alhambra
Altar
Amanda Somerville
Amenra
Amon Amarth
Amoral
Amott (Michael)
Amplifier
Anathema
Anonymus
Anselmo (Phil)
Aosoth
Arcania
Arch Enemy
As I Lay Dying
As They Burn
Ascension
At The Gates
Ava Inferi
Avulsed
Azarath
Bas Productions
Base Productions
Bataclan (Le)
Bataclan (Le).
Before The Dawn
Behemoth
Belenos
Beneath The Massacre
Benighted
Betraying the Martyrs
Black Bomb A
Black Dahlia Murder (The)
BlackRain
Bonecrusher Fest 2013
Bullet
Caliban
Cannibal Corpse
Cattle Track
Channel Zero
Charlotte Wessels
Children of Bodom
Circle Takes The Sqaure
Clisson
Colossus of Destiny
Cordle (Nike)
d'Angelo (Sharlee)
Dagoba
Dark Funeral.
Death Angel
Deep in Hate
Deez Nuts
Delain
Devil in Me
Devildriver
Devils Bridge
Devin Townsend Project
Dew Scented
Divan du Monde (Le)
Down
Dragonforce
Dropkick Murphys
Duplantier (Mario)
Dying Fetus
Ear Music
Edguy
Ektomorf
Eluveitie
Emmure
Empreinte
Endstille
Ensiferum
Enslaved
Enstille
Entombed
Epica
Ereb Altor
Esprit du Clan
Essence
Eths
Evergreen Terrace
Exivious
Faithless Messiah
Fear Factory
Fhobi
Finntroll
First Blood
Forgotten Tomb
From Ashes Rise
Frost
Gamma Ray
Garmonbozia Inc
Ghost Brigade
Glazart
Glazart (Le)
Glorior Belli
Gojira
Gorguts
Gorod
Gossow (Angela)
Grand Magus
H2O
Hackneyed
Halcyon Way
Hank III
Hard Force
Hate
Hatebreed
Hatefest
Hateshere
Headbang
Heaven Shall Burn
Heidevolk
Hell
Hellbangeuse
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Helloween
Hounds
Hypno5e
Hypocrisy
Hypokras
Ihsahn
Ill Nino
InMate
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Inside Project
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Integrity
Isole
Job For a Cowboy
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Khaos Over Europe Tour.
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Koritni
Korn
Korpiklaani
Krakow
Kreator
Krisiun
Kruger
Kscope Music
Kylesa
Lacono (Maurizio)
Legion of the Damned
Listenable Records
Lock Up
Loco Muerte
Lost Dreams
Machine (La)
Machine Du Moulin Rouge (La)
Machine Head
Madball
Mainstage
Mainstage 1
Mainstage 2
Malevolent Creation
Marduk
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Milking The Goatmachine
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Pain
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Regarde les Hommes Tomber
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Satyricon
Savigny le Temple
Scène Bastille (La)
Septic Flesh
Shadowside
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Skull Fist
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The Black Dahlia Murder
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Walls of Jericho
War From A Harlouts Mouth
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Xandria