Faithless Messiah @ Paris (Scène Bastille) - 13•01•2012 [Live-Report]
La rentrée musicale se poursuit de manière presque intimiste à La Scène Bastille, ce soir investie par trois groupes franciliens grâce à l'initiative de FAITHLESS MESSIAH, valeur montante de la scène parisienne dont une interview est également disponible
ici .
Mais commençons d'abord avec
CATTLE TRACK qui se charge de mettre en condition la petite audience présente dans une salle qui n'est pas toujours aussi humblement remplie. Le quintet officie dans un style assez classique où bon nombre d'influences se rejoignent (heavy, thrash, mélo), pour un résultat parfois technique, d'autres fois moins.
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| CATTLE TRACK 2012 - © Leonor Ananké |
CATTLE TRACK privilégie l'aspect mélodique aux parties plus rentre-dedans et on ressent l'envie du groupe de sortir de la linéarité à travers quelques solos et autres envolées se voulant dynamiques. Mais voilà, le rendu sonne un peu trop plat pour provoquer un véritable enthousiasme dans l'audience en dehors de quelques irréductibles amis et de musiciens plutôt expressifs sur scène. En revanche, la formation est dotée d'un organe qui laisse deviner d'intéressantes possibilités, aussi bien dans les aigus que les tons graves, mais la timidité de ce frontman ou plutôt son manque d'aisance ternissent ce qui aurait pu être l'atout majeur du groupe. En résumé, c'est sur une formation qui a encore besoin de se roder, que la soirée s'est ouverte tranquillement, mais
CATTLE TRACK peut, on le devine, faire bien mieux encore.
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| CATTLE TRACK 2012 - © Leonor Ananké |
La place se libère pour permettre à la formation suivante,
COLOSSUS OF DESTINY, d'entrer sur scène. On passe immédiatement dans un registre plus lourd et hargneux à la frontière du sludge et du hardcore. La musique est sombre, tantôt grasse tantôt hystérique et mélange avec succès les différentes sonorités qui la traversent, le tout porté par un puissant chanteur qui semble pourtant déjà ailleurs. Cette attitude s'esquisse plus précisément au fur et à mesure du set, et cette apparente non-chalence cynique qu'arbore le crieur en chef finit par laisser deviner un manque d'assurance qui n'a pourtant pas lieu d'être .
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| COLOSSUS OF DESTINY 2012 - © Leonor Ananké |
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| COLOSSUS OF DESTINY 2012 - © Leonor Ananké |
Toutefois, ce qui se passe sur scène est globalement entraînant grâce à des musiciens qui triturent leurs instruments avec application, parfois même un peu trop, quitte à mettre de côté l'aspect relationnel de la prestation.
Avec deux EP à son actif et un premier album en gestation, COLOSSUS OF DESTINY n'est pas prêt de s'arrêter en route, d'autant plus que la dimension live qui est offerte ce soir permet à tout auditeur de saisir la profondeur des compositions. A la fois révolté et désespéré, chaque titre parvient à apporter son lot d'émotions même si quelques petits détails restent encore à régler ; en particulier celui d'un son par moment trop aiguë, à la limite du supportable, bien qu'il semble que cet aspect technique ne soit pas entièrement imputable au groupe.
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| COLOSSUS OF DESTINY 2012 - © Leonor Ananké |
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FAITHLESS MESSIAH fête ce soir la réédition de son premier album «Ghosts» sur le label M&O Music et n'est décidément pas venu en touriste.Une intro angoissante où une voix radiophonique raconte le mal-être du monde met immédiatement la salle en condition avant le début officiel des hostilités. Et lorsque le groupe entame les premières notes de «Before My Eyes», il n'est plus possible d'en douter : FAITHLESS MESSIAH mérite bien son titre de tête d'affiche. La précision du doigté de Stan sur sa guitare, la profondeur et la puissance de sa voix servent des compositions riches et fouillées qui laissent une forte impression sur le public.
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| FAITHLESS MESSIAH 2012 - © Leonor Ananké |
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| FAITHLESS MESSIAH 2012 - © Leonor Ananké |
Les autres musiciens ne sont cependant pas en reste, bien que plus discrets, et ne manquent pas de déverser toute leur énergie disponible dans une interprétation plus que rythmée de leurs propres parties, oscillant entre technique et mélodie ou bien mélangeant carrément les deux. Les premiers rangs, visiblement motivés, s'animent et se meuvent sur les passages les plus agressifs, le tout dans une ambiance bon enfant que le groupe utilise à son avantage, introduisant ainsi avec malice le titre éponyme , «Ghost», grâce à l'appui du public.
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| FAITHLESS MESSIAH 2012 - © Leonor Ananké |
Si le son s'est amélioré depuis la prestation de COLOSSUS OF DESTINY quelques instants plus tôt, cette tendance au suraiguë se poursuit une nouvelle fois sans oublier, sur un plan plus visuel, l'absence d'un lightshow digne de ce nom, ce qui semble d'ailleurs être chose récurrente à la Scène Bastille. Néanmoins, FAITHLESS MESSIAH n'entend pas en rester là : en plus de proposer un original solo de basse (qui souffrira tout de même de quelques petits accrocs) un nouveau titre baptisé «Synchronized» est présenté au public. Visiblement, le groupe n'arrête pas le progrès et la niaque qui l'anime se retrouve à travers un niveau artistique et technique encore revu à la hausse. Après environ une heure d'un set qui s'achève, peu de doutes subsistent quant au talent des parisiens FAITHLESS MESSIAH qui se constituent lentement mais sûrement un public digne de ce nom.
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| FAITHLESS MESSIAH 2012 - © Leonor Ananké |
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| FAITHLESS MESSIAH 2012 - © Leonor Ananké |