03-05-2013
MOONSPELL - INSOMNIUM @ LE BIKINI (TOULOUSE) 01•05•2013 [live-report]
MOONSPELL et Toulouse : une belle histoire d’amour qui dure depuis déjà 18 ans : c’est bien simple, depuis le 22 octobre 1995 chacune de leur tournée (allez, à une ou deux exceptions près on va dire), a fait escale dans la ville rose ; et toujours en compagnie d’autres groupes non moins prestigieux : MORBID ANGEL en ‘95, THERION en ‘98, KREATOR en 2000, les locaux d’AERIA MICROCOSME en 2007, CRADLE OF FILTH et TURISAS en 2009 et aujourd’hui INSOMNIUM, pas mal du tout en-effet ! Oui, si vous savez bien compter, c’est donc le sixième passage des lusitaniens dans notre ville : dans le genre, seul PARADISE LOST a fait mieux, à la différence près que MOONSPELL ne m’a jamais déçu et a toujours su renouveler ses prestations. Le cru 2013 ne fera pas exception à la règle.
C’est devant un parterre de fans plutôt clairsemé qu’INSOMNIUM entre en scène. Ne les ayant encore jamais vus jusqu’à présent, j’avais hâte de les découvrir "en live" : ils ne m’ont pas déçus ! Certes, leur Metal est loin d’être révolutionnaire, mais ce son si typiquement finlandais et cette exécution irréprochable (niveau technique élevé), de leurs titres est plus que convaincante. Incisif, leur Death mélodique est joué avec une grande précision ; un Metal souvent mid-tempo assez nostalgique et parfaitement rôdé (plus de 15 ans d’ancienneté tout de même, ce ne sont pas non plus des nouveaux venus). Malgré ces qualités indéniables et le fait quepas mal de monde se soit visiblement déplacé exprès pour eux aussi, étrangement le public ne se déchaînera pas, loin de là : attentifs, observateurs, applaudissant poliment entre les morceaux, l’ambiance reste encore très timide. Certes, c’est pratique pour aller prendre des photos au plus près sans être bousculé (en l’absence de "pit" pour les photographes), mais bon… Un groupe a beau se donner à fond, si en face il n’y a aucun répondant l’alchimie ne peut fonctionner. Un concert ne se déroule pas que sur scène, il faut qu’il soit dans la salle entière pour qu’il puisse y avoir une vraie osmose, une étincelle de magie : bref, le principe du live en quelque sorte ! A revoir dans d’autres conditions.
Et ce sentiment de malaise est également perceptible pendant les vingt bonnes premières minutes de MOONSPELL : oui, la chaleur monte avec l’arrivée sur scène de la bande à Fernando, mais c’est encore très tiède… Et pour que nos Portugais préférés parviennent à transformer les quelques 350 personnes présentes (finalement assez peu pour un groupe de cette envergure), de simples spectateurs à de véritables acteurs du show, il leur faudra se dépenser sans compter, ce qu’ils feront assurément.
Le groupe démarre avec « Axis Mundi », titre d’ouverture au rythme martial de leur dernier album, le sublime « Alpha Noir ». Le chanteur, Fernando, portant le masque de Maximus (du film Gladiator) et scandant ses « Ipso Facto, Axis Mundi ! » dans un micro monté sur une épée ! Un peu kitsch, mais ça fait son petit effet. Comme indiqué plus haut, malgré tout le talent déployé par MOONSPELL, le public reste encore assez frileux en ce début de concert et il faudra attendre « Finisterra », son riff énorme et sa double grosse-caisse monstrueuse, pour qu’enfin la sauce prenne ! J’ai presque eu peur, mais désormais la symbiose sera totale : bon faut pas non plus s’attendre à des circle pit endiablés, du slam et pogo à tout va, mais la participation du public est enfin bel et bien là…
Surtout avec la set-list de rêve qui nous attend ! Car si le groupe propose logiquement pas mal d’extraits de son dernier album (« Lickanthrope », « Em Nome Do Medo », « Alpha Noir » ou encore « Love Is Blasphemy »), tous aussi bons les uns que les autres, ce sont les fans de la première heure (n’est-ce pas Sire Cédric ?!) qui vont halluciner… On sait pertinemment qu’on aura droit à leur incontournable « Vampiria », placé soit en milieu de set, soit en rappel, c’est selon… En revanche, on ne s’attendait pas à ce qu’ils jouent pratiquement en entier (!!!) « Wolfheart » , leur cultissime premier album, ainsi que bon nombre d’extraits de leur second méfait « Irreligious » ! Set-list de rêve je vous disais… La première énorme surprise pour moi sera d’entendre Fernando annoncer « Ataegina » (qui au départ ne figurait même pas sur « Wolfheart », ce fut un titre rajouté en bonus sur la réédition digipack de Century Media Records !). Ce morceau, aux accents pagan avant l’heure (1995, je le rappelle…), me replonge des années en arrière ou ce genre de sonorités « exotiques » était totalement inédit à l’époque ; quelle belle surprise d’entendre ce morceau aujourd’hui, en 2013, surtout qu’« Ataegina » sera suivi de sa "petite sœur" (dixit Fernando, qui fera pas mal d’efforts pour parler français) « Trebaruna » !
Et ce n’est pas terminé avec l’enchaînement du fameux « Vampiria » et la montée sur scène de la désormais célèbre danseuse Johanna (d’origine libanaise, on l’a déjà vu se mouvoir avec grâce sur scène aux côtés d’ORPHANED LAND, THERION ou encore Marty Friedman entre autres… Mais ses talents ne s’arrêtent pas là puisque c’est également elle qui chante la reprise de « Initials BB » de Gainsbourg sur le dernier THERION !), déguisée pour l’occasion en sombre vampire : effet garanti !
La série « Wolfheart » va se poursuivre avec les titres « Wolfshade », « An Erotic Alchemy » et en rappel l’indéboulonnable hymne « Alma Mater », c’est dire l’importance de ce premier album… Et concernant les titres de l’album « Irreligious » , on aura droit à « Opium », « Awake ! », « Mephisto » et « Full Moon Madness », rien que ça !
Alors si le début de la soirée a eu du mal à démarrer, ce concert s’est fini en véritable apothéose, j’imagine si cela avait été devant le double de monde… Comme pour SPIRITUAL BEGGARS il y a quelques jours, (voir mon live-report), même si déjà vu ici à Toulouse, j’irai sûrement revoir MOONSPELL le mois prochain au Hellfest… Et lors de leur septième passage sur Toulouse !
(Plus de photos du concert dans les jours qui suivent !)
18-02-2013
KORPIKLAANI - METSATÖLL @ Toulouse (Bikini) - 11•02•2013 [live-report]
Troisième concert en moins de trois ans pour KORPIKLAANI à Toulouse : la ville rose semble être fort appréciée des Finlandais et au vu du nombre de personnes présentes ce soir et surtout de l’accueil plus que chaleureux qui leur est réservé, l’inverse est également vrai ! Surtout que seulement dix mois après leur dernière prestation au Bikini (et un lundi soir en plus), rameuter plus de 450 personnes était un pari loin d’être gagné d’avance…
Et puis KORPIKLAANI sait bien s’entourer : si en 2010 ils assuraient encore la première partie d’ELUVEITIE, lors de leur dernier passage en 2012 nous avions eu droit à NIGHTCREEPERS, très bon groupe français, et surtout des géniaux fous furieux de TROLLFEST ! Cette fois, un groupe estonien qui m’est personnellement inconnu : METSATÖLL ("créature de la forêt") monte sur scène. Et pourtant, ce ne sont pas des jeunes premiers puisque leur formation remonte à 1999 avec déjà cinq albums à leur actif. Dans tous les sens du terme METSATÖLL représente fièrement les forces de la nature grâce à un folk metal tour à tour puissant, mélodique, dansant et victorieux. Unique groupe de première partie, il bénéficie d’une bonne heure afin de bien faire apprécier sa musique et de conditions équivalentes à KORPIKLAANI (backdrop à leur effigie, mêmes lights, son impeccable…).
Si certains morceaux me semblent plus accrocheurs que d’autres, tandis qu’à l’inverse d’autres sont plus "communs", l’impression générale, visiblement partagée par la grande majorité du public, est excellente. L’apport d’instruments traditionnels tels que la cornemuse, la flûte ou encore la cithare estonienne, parfaitement maîtrisés par un certain "Varulven" (Lauri Õunapuu de son vrai nom) apportent cette dimension pagan folk dont on se délecte à chaque intervention. Le musicien possède en outre une des voix les plus impressionnantes que j’ai jamais entendu : lorsqu’il prend la parole entre deux morceaux, je crois entendre Christopher Lee ; sincèrement quand il s’est exprimé pour la première fois j’ai cru qu’il s’agissait d’un sample ! Très bonne entrée en matière.
KORPIKLAANI reste fidèle à sa solide réputation en live : sans grande surprise certes, mais diablement efficace. Dès son entrée sur scène le vocaliste, Jonne, s’en donne à cœur joie : chantant, dansant, virevoltant et haranguant la foule avec un sourire communicatif qui fait plaisir à voir (le bougre n’a donc visiblement pas l’alcool triste…) ! Le nombre impressionnant de concerts donnés par le groupe ces dernières années ne semble donc pas avoir installé une certaine routine et le plaisir immodéré de se produire devant ses fans est bel et bien réel ; et même si le bassiste et l’accordéoniste sont toujours aussi stoïques cela ne signifie nullement qu’ils ne prennent pas autant de plaisir… Disons simplement qu’ils l’expriment différemment ! Bon, si on compare avec leur dernière prestation en remontant dix mois en arrière, il faut reconnaître que la folie est tout de même moins intense : cette fois personne ne monte sur scène pour danser avec eux et Jonne ne se jette pas dans le public, mais on assiste néanmoins à un très bon concert et on passe une fois de plus un moment mémorable en leur compagnie avec une set-list complètement remaniée… Et puis au menu, ou plutôt à la carte, toujours bière, tequila et vodka à volonté : de ce côté-là pas de changement ! Même leur reprise de « Iron Fist » (MOTÖRHEAD) fait toujours partie intégrante de leur répertoire. Côté public on a droit à une participation toujours aussi active avec slams, pogos en tous genre, circle-pit et wall of death de circonstance : le cahier des charges du parfait métalleux est parfaitement rempli, le tout dans la bonne humeur et avec une attitude festive des plus positives! Bon, on les retrouve quand maintenant nos KORPI’ préférés ? Ah oui : au Hellfest le dimanche 23 Juin sous la tente "The Temple" et peut-être à Toulouse en 2014 qui sait ?!
10-10-2012
ENSIFERUM - PROFANE OMEN - AMORAL @ Toulouse (Le Bikini) 25•09•2012 [photo-report]
PROFANE OMEN
AMORAL
ENSIFERUM

01-06-2012
ANNEKE VAN GIERSBERGEN - FRAMES - KILL FERELLI @ Le Bikini (Toulouse) 22•05•2012 [photo-report]
KILL FERELLI
FRAMES
ANNEKE VAN GIERSBERGEN
29-04-2012
EPICA – STREAM OF PASSION - XANDRIA @ Toulouse (Bikini) - 24•04•2012 [live-report]
Il est un peu plus de 23h, le concert d’EPICA bat son plein : j’en prend plein les yeux et les oreilles… Si je vous dis que je suis en train de vivre un moment merveilleux et intense grâce à un concert extraordinaire et que j’image mon propos de superlatifs toujours plus élogieux les uns que les autres, vous me rétorquerez « oui, mais il dit ça à chaque fois… », et du coup, je ne serais point crédible… Et pourtant. Qu’une seule personne présente ce soir ose me contredire ! Car c’est bien la vérité : la saison 2011/2012 des concerts de la région toulousaine est certes exceptionnelle en matière de programmation (MOTÖRHEAD, SCORPIONS, Alice Cooper, WITHIN TEMPTATION, Tarja, AMORPHIS, AMON AMARTH, PAIN, SLAYER, GUNS N' ROSES, PARADISE LOST, THIN LIZZY, PAIN OF SALVATION, KORPIKLAANI, THERION, WASP… Wow !), mais aussi dans la qualité des prestations live auxquelles nous avons pu assister jusqu’à présent. Avec en plus un public qui, malgré la crise et l’abondance de concerts, se déplace massivement. Certes, pour un groupe de l’envergure d’EPICA, on pouvait espérer mieux que les quelques 850 personnes de ce soir (la partie supérieure du Bikini reste fermée afin de ne pas trop disperser la foule), mais ne soyons pas trop exigeants, l’ambiance est bel et bien là. Et puis il faut dire que les Hollandais sont déjà venus à maintes reprises jouer par ici, ceci expliquant (en partie) cela.
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C’est aux alentours de 20h que les lumières de la salle s’éteignent pour la première fois et que XANDRIA investit la scène, réduite de moitié en profondeur, première partie oblige. Le son n’est certes pas encore parfait mais suffisamment puissant pour bien apprécier ce « gothic-metal à chant féminin » typique avec des lights eux aussi de qualité. Bref, de très bonnes conditions pour apprécier ce groupe à sa juste valeur : à eux maintenant de savoir s’y prendre pour nous faire voyager dans leur monde musical épique et féérique ! Malgré sa solide expérience, XANDRIA n’a jamais vraiment percé, sans doute la faute à un manque évident de personnalité. Si pendant longtemps ils étaient comparés, à juste titre, à WITHIN TEMPTATION, les morceaux tirés de son dernier album en date (« Neverworld’s End ») lorgnent plus du côté de NIGHTWISH, surtout avec l’arrivée de Manuela Kraller (ex HAGGARD) au chant lyrique. Il est vrai qu’il est difficile de parler de « XANDRIA touch » tant ses influences sont évidentes et sa pratique du genre très classique, néanmoins son approche, à défaut d’être originale, semble bien plus mordante que par le passé avec des guitares accordées bien plus bas et des riffs plus plombées. Techniquement c’est irréprochable et la chanteuse est elle aussi impressionante. Et puis on a droit à leur fameux « Ravenheart », incontournable titre pour tout fan de XANDRIA qui se respecte ! Pas mal du tout en définitive. Notons la présence ce soir à la basse de Fabio d’Amore (SERENITY, FAIRYLAND) en remplacement de Nils Middelhauve (le mari de l’ancienne chanteuse Lisa), atteint d’une infection sanguine.
Personnellement, je suis tombé amoureux de STREAM OF PASSION depuis leur premier album, mais surtout grâce au suivant, le merveilleux « The Flame Within », un sommet du genre, et la prestation de ce soir comble mes désirs les plus grands puisque la part belle est faite à ce second album avec l’interprétation d’une justesse impeccable de titres tels que « Games We Play » ou encore « In The End » et son intro au violon (dommage qu’il n’y ait pas plus de parties de cet instrument, vu le talent de Marcela ! Et ce n’est pas Katia Iva d’INNERLY, présente dans la salle, qui me contredira !). Alternant rythmes syncopés, mélodies latines et ambiances plus feutrées, STREAM OF PASSION est éblouissant dans un style musical qui lui est propre, là réside la grande différence avec XANDRIA.
Niveau playlist, on retrouve « Passion », du premier album « Out In The Real World », les plus récents « Lost » (quel morceau là encore !), « Collide » et « Darker Days » tiré du dernier album du même nom. Un des grands moments de la soirée reste la reprise très personnelle et réussie du « Street Spirit » de RADIOHEAD, sublime instant de pure émotion ou Marcela montre toute l’étendue de ses capacités vocales : magique ! Rappelons que le groupe a été formé par Arjen Anthony Lucassen, célèbre musicien et compositeur de la scène prog’ pour son travail au sein de AYREON et STAR ONE notamment.
Depuis le fameux « The Flame Within », c’est la vocaliste mexicaine Marcela Bovio (ex HYDRA et ELFONIA) qui mène le groupe, en étant la principale compositrice (textes et musiques)… Elle est véritablement l’âme de STREAM OF PASSION et sur la scène du Bikini elle dégage une telle émotion… Le mot passion est on ne peut plus approprié aux sentiments exaltés par sa voix. La moindre subtilité des ses mélodies, de ses lignes de chant est totalement incarnée, elle vit tellement ce qu’elle chante qu’elle parvient à me faire ressentir, jusqu’au frisson, ce qu’elle exprime. Un vrai moment d’intense bonheur musical pour moi.

Avoir pu discuter quelques minutes avec elle juste après leur concert fut vraiment très plaisant et a confirmé toute l’humanité du personnage : c’est elle-même qui tenait le stand du groupe, une belle leçon d’humilité, là encore. Tiens, pas comme EPICA qui faisait payer 30€ pour un « accès VIP » donnant droit à une rencontre avec le groupe, un poster dédicacé, un mug au logo du groupe, diverses babioles… Mais pas la place de concert ! Un comble… Autant faire payer les séances de dédicaces maintenant ! Et puis la démarche n’est absolument pas la même entre un groupe qui est obligé de venir rencontrer ses fans, car ils ont payé pour ça, et un groupe qui le fait spontanément ! Vraiment pas terrible tout ça par contre.
Niveau playlist, on retrouve « Passion », du premier album « Out In The Real World », les plus récents « Lost » (quel morceau là encore !), « Collide » et « Darker Days » tiré du dernier album du même nom. Un des grands moments de la soirée reste la reprise très personnelle et réussie du « Street Spirit » de RADIOHEAD, sublime instant de pure émotion ou Marcela montre toute l’étendue de ses capacités vocales : magique ! Rappelons que le groupe a été formé par Arjen Anthony Lucassen, célèbre musicien et compositeur de la scène prog’ pour son travail au sein de AYREON et STAR ONE notamment.
Depuis le fameux « The Flame Within », c’est la vocaliste mexicaine Marcela Bovio (ex HYDRA et ELFONIA) qui mène le groupe, en étant la principale compositrice (textes et musiques)… Elle est véritablement l’âme de STREAM OF PASSION et sur la scène du Bikini elle dégage une telle émotion… Le mot passion est on ne peut plus approprié aux sentiments exaltés par sa voix. La moindre subtilité des ses mélodies, de ses lignes de chant est totalement incarnée, elle vit tellement ce qu’elle chante qu’elle parvient à me faire ressentir, jusqu’au frisson, ce qu’elle exprime. Un vrai moment d’intense bonheur musical pour moi.

Avoir pu discuter quelques minutes avec elle juste après leur concert fut vraiment très plaisant et a confirmé toute l’humanité du personnage : c’est elle-même qui tenait le stand du groupe, une belle leçon d’humilité, là encore. Tiens, pas comme EPICA qui faisait payer 30€ pour un « accès VIP » donnant droit à une rencontre avec le groupe, un poster dédicacé, un mug au logo du groupe, diverses babioles… Mais pas la place de concert ! Un comble… Autant faire payer les séances de dédicaces maintenant ! Et puis la démarche n’est absolument pas la même entre un groupe qui est obligé de venir rencontrer ses fans, car ils ont payé pour ça, et un groupe qui le fait spontanément ! Vraiment pas terrible tout ça par contre.
Allez, troisième et dernier groupe de la soirée, voici qu’arrive la tête d’affiche EPICA après une bien longue intro ! Le décor de scène est sobre (des lights accrochés à des pieds courbés partent du bas de la scène jusqu’au dessus des musiciens et un grand rideau blanc en fond permet des jeux de lumière d’une grande beauté) et le son, une fois de plus, impeccable. Coen Jansen, qui avait posté en urgence la veille un message recherchant un clavier (le sien ayant rendu l’âme), a fort heureusement trouvé un modèle de remplacement.

C’est déjà la cinquième fois que je vois EPICA en live ; j’ai donc pas mal de points de comparaison par rapport à leurs prestations précédentes, et je dois avouer que ce soir ils sont dans une forme éblouissante. Simone, qui aimante littéralement tous les regards, est elle aussi très en voix ! Les autres musiciens assurent également le spectacle et semblent toujours très apprécier le Bikini, comme on les comprend ! Mais je reconnais ce nouveau bassiste avec ces mimiques et ces grimaces… En effet, déjà vu à Toulouse (au Ramier) avec Delain, il s’agit bien de Rob Van Der Loo (pas de doutes, avec un nom pareil, c’est du 100% hollandais !). Une grosse interrogation : comment vont passer sur scène les morceaux du dernier album « Requiem For The Indifferent »? Allons, ce n’est pas non plus un si mauvais album que ça, il ne faut pas exagérer, mais en tout cas pour moi le plus faible du groupe depuis ses débuts qui avait jusque là effectué un sans fautes. Ce qui est d’autant plus flagrant que le précédent, « Design Your Universe », était dans son genre un pur chef d’œuvre de « gothic death metal » puissamment orchestral ! Mis à part le très bon single « Storm The Sorrow », il faut avouer que les nouveaux titres souffrent de la comparaison avec les classiques tirés du premier album tels que « Sensorium » ou le royal « The Phantom Agony ». Fort heureusement, le groupe a pioché dans toute sa discographie de manière assez équitable et il faut avouer que les anciens morceaux, plus simples et accrocheurs à la fois, sont les plus acclamés. Espérons qu’ EPICA s’en rende aussi compte et prenne peut être un peu plus de temps entre la fin de la tournée et la préparation du suivant pour que ce « Requiem » soit vite oublié afin de nous concocter un album digne de leur gloire passée.
Après une belle prestation d’un peu moins de deux heures, le groupe termine avec le monumental « Consign To Oblivion » et ses accélérations frénétiques, un morceau fleuve à la fois épique et furieux, aux orchestrations dantesques : la meilleure des façons de terminer en beauté un très bon concert ! Le seul bémol que je mettrai à EPICA, outre ses derniers morceaux, est un professionalisme presque trop important, attention à la proximité avec son public, il faut désormais, pour les rencontrer, payer… Je ne souhaite pas non plus terminer ce live-report sur cette note car la soirée fut fabuleuse en tous points et je tiens particulièrement à remercier, non seulement l’organisation et le Bikini, mais aussi les trois groupes présents ce soir !

C’est déjà la cinquième fois que je vois EPICA en live ; j’ai donc pas mal de points de comparaison par rapport à leurs prestations précédentes, et je dois avouer que ce soir ils sont dans une forme éblouissante. Simone, qui aimante littéralement tous les regards, est elle aussi très en voix ! Les autres musiciens assurent également le spectacle et semblent toujours très apprécier le Bikini, comme on les comprend ! Mais je reconnais ce nouveau bassiste avec ces mimiques et ces grimaces… En effet, déjà vu à Toulouse (au Ramier) avec Delain, il s’agit bien de Rob Van Der Loo (pas de doutes, avec un nom pareil, c’est du 100% hollandais !). Une grosse interrogation : comment vont passer sur scène les morceaux du dernier album « Requiem For The Indifferent »? Allons, ce n’est pas non plus un si mauvais album que ça, il ne faut pas exagérer, mais en tout cas pour moi le plus faible du groupe depuis ses débuts qui avait jusque là effectué un sans fautes. Ce qui est d’autant plus flagrant que le précédent, « Design Your Universe », était dans son genre un pur chef d’œuvre de « gothic death metal » puissamment orchestral ! Mis à part le très bon single « Storm The Sorrow », il faut avouer que les nouveaux titres souffrent de la comparaison avec les classiques tirés du premier album tels que « Sensorium » ou le royal « The Phantom Agony ». Fort heureusement, le groupe a pioché dans toute sa discographie de manière assez équitable et il faut avouer que les anciens morceaux, plus simples et accrocheurs à la fois, sont les plus acclamés. Espérons qu’ EPICA s’en rende aussi compte et prenne peut être un peu plus de temps entre la fin de la tournée et la préparation du suivant pour que ce « Requiem » soit vite oublié afin de nous concocter un album digne de leur gloire passée.
Après une belle prestation d’un peu moins de deux heures, le groupe termine avec le monumental « Consign To Oblivion » et ses accélérations frénétiques, un morceau fleuve à la fois épique et furieux, aux orchestrations dantesques : la meilleure des façons de terminer en beauté un très bon concert ! Le seul bémol que je mettrai à EPICA, outre ses derniers morceaux, est un professionalisme presque trop important, attention à la proximité avec son public, il faut désormais, pour les rencontrer, payer… Je ne souhaite pas non plus terminer ce live-report sur cette note car la soirée fut fabuleuse en tous points et je tiens particulièrement à remercier, non seulement l’organisation et le Bikini, mais aussi les trois groupes présents ce soir !
Photos : Fred Moocher - Remerciements à Valérie Reux (Nuclear Blast France)
21-04-2012
KORPIKLAANI - TROLLFEST - NIGHTCREEPERS @ Toulouse (Bikini) - 10•04•2012 [live-report]
En ce morne lendemain du lundi de Pâques, orages et pluie battante ne donnent franchement pas envie de mettre le nez dehors, mais la perspective d’une soirée metal à tendance « pagan folk viking » avec une affiche telle que celle-ci aura finalement motivé quelques 500 personnes ! Et puis ce n’est pas quelques gouttes d'eau qui vont nous empêcher de rallier, une fois de plus cette année, le temple du Bikini !
Méconnus pour ma part avant ce soir, les Parisiens NIGHTCREEPERS ont été particulièrement convaincants en ouverture de cette belle soirée : bien en place, à l’exception de quelques petits ratés anecdotiques, ils se sont avérés être de sacrés outsiders de la scène nationale et européenne.Même s’ils sont jeunes et encore un peu trop impersonnels (ok, au niveau look on a l’impression de voir un TURISAS bis débarquer sur scène !), leur potentiel est indéniable et il y a fort à parier qu’on entendra reparler d’eux très vite. S’ils parviennent rapidement à s’affranchir du mimétisme de leurs principales influences, encore trop visibles, et développer plus en profondeur leur propre style, les NIGHTCREEPERS ont la faculté d’acquérir une stature encore bien plus importante et les quelques fans déjà présents (tout le monde, loin de là, n’était pas encore arrivé au début de leur prestation), ne s’y sont pas trompés en leur réservant un accueil des plus chaleureux ! Il faut dire qu’ils possèdent un atout majeur qui éclipse ces quelques imperfections de jeunesse : de très bonnes compos, et c’est bien là le principal, bien au-delà de leur look soigné qui fait couler beaucoup d’encre !
Bravo à eux. Pardon… « Hail Nightcreepers » plutôt !

Même si j’avais déjà vu leur nom ici où là, TROLLFEST fut ma seconde découverte de la soirée… Et pas des moindres ! Dès leur entrée sur scène, on sent que l’on va passer un moment mémorable : l’imposant vocaliste « Trollmannen » débarque déguisé en bouteille de je ne sais trop quel alcool (du Jagermeister ?), et le reste de la troupe (sept au total, dont un troll saxophoniste à la bedaine proéminente et un lutin accordéoniste sautillant), sont fagotés en sorte de fermiers crasseux, parfait pour nous filer la banane et donner au public, déjà bien plus nombreux désormais, l’envie de se lâcher, se défouler sans retenue… Ce qu'il ne manquera pas de faire, notamment lors d’un circle pit d’anthologie, l’exubérant Trollmannen sachant parfaitement comment s’y prendre pour faire réagir et participer l’assistance, avec une bonne grosse dose d’humour et d’autodérision !Musicalement, TROLLFEST est aussi on ne peut plus propice au headbanging et pogo en tous genres avec leur auto-proclamé « True Norwegian Balkan Metal », sorte de chaos contrôlé à base de folk metal éthylique bien déjanté et bougrement efficace, parfait pour la scène ! Entre eux et les Korpi’, ça ne doit pas boire de l’eau tous les jours en tournée… On comprend aisément que les groupes fassent la sieste l’après-midi ! Super ambiance, groupe qui s’éclate, j’ai tout simplement adoré.


Je garde un excellent souvenir de leur dernier passage dans la région toulousaine (le 25 octobre 2010 avec ELUVEITIE, au Phare de Tournefeuille), et retrouver les Finlandais en tête d’affiche dans cette prestigieuse salle du Bikini avec les conditions optimales que l’on connaît (encore une fois : quel son !), est un pur bonheur.
Avec pas moins de sept albums à leur actif (plus deux de plus lorsqu’ils évoluaient sous le nom de SHAMAN), ainsi qu’un huitième, « Kunnia » (« Honneur » en français), prévu pour cet été, KORPIKLAANI a désormais un répertoire conséquent et nous a proposé ce soir tous ses « classiques » tels que « Journey Man », « Wooden Pints », « Happy Little Boozer », l’éponyme « Korpiklaani » et j’en passe… Sans oublier sa célèbre trilogie alcoolique, dans le désordre, « Vodka/Tequila/Beer Beer » illustrée très concrètement sur scène par de grandes rasades à même le goulot, Jonne remplissant allègrement gobelets et cornes se tendant sur le devant de la scène (voir photos). « Vittu saatana perkele ! » en finnois…

Le public, bien chauffé par les deux groupes précédents, sera très participatif… C’est le moins qu’on puisse dire ! Même si parfois (pas de barrières entre la scène et la fosse), certains sont un peu trop envahissants et squattent à côté des musiciens trop longtemps ; mais c’est de bonne guerre, Jonne lui-même allant chercher deux jeunes metalleuses dans le public, et accompagnera même un fan dans une danse endiablée avant de se jeter avec lui (« double slamming » !) sur les premiers rangs… Excellent !
Grosse ambiance donc des deux côtés de la salle. On appréciera aussi leur nouveau violoniste, le shaman Tuomas Rounakari, ne tenant pas en place et assurant le spectacle avec ses pas de danse enflammés… Ce qui contraste avec Juho, l’accordéoniste impassible bien plus figé, de l’autre côté de la scène ! Moi qui ai pu prendre des photos tout au long du concert, je me régale.
Début avril, sur la scène de la Dynamo (Toulouse) les CRUCIFIED BARBARA reprenaient « Killed By Death », ce soir, nouvel hommage à MOTÖRHEAD avec « Iron Fist » (le bonus-track de l’album « Ukon Wacka »), revisité façon folk metal du feu de Dieu !... En tout dernier rappel, une belle surprise : « Li Lea Voibmi », titre issu de « Shamàniac », deuxième album du groupe, période SHAMAN.

C’est vrai qu’après la tornade TROLLFEST, le début du concert des Korpi’ souffrait un peu de la comparaison, mais le rythme et l’ambiance sont vite montés en puissance et le show s’est terminé de façon magistrale. Bref, encore une soirée mémorable grâce à ces trois groupes, au demi-millier de personnes qui se sont déplacés, à l’organisation de SPM Prod' et au sacro saint Bikini !

25-02-2012
TARJA - BENIGHTED SOUL @ TOULOUSE (LE BIKINI) - 21•02•2012 [PHOTO REPORT]



25-02-2012
TARJA - BENIGHTED SOUL - MYRATH @ TOULOUSE (LE BIKINI) - 21•02•2012 [LIVE REPORT]
Un immense drapeau à l'effigie de «What Lies Beneath» recouvre l'intégralité de la scène, laissant entr'apercevoir par transparence la silhouette des musiciens et de la Reine Tarja, grande maîtresse de cérémonie, sublimement masquée et drapée de satin noir du plus bel effet... Une introduction théâtrale très réussie avec un «Anteroom Of Death» aux accents de comédie musicale. Et puis, avant la fin du morceau, dans l'hystérie générale, drapeau et masque tombent, la scène se dévoile, une immense clameur parcourant le public. Grandiose!Tarja est souriante, visiblement déjà très émue par l'accueil phénoménal du public toulousain (même si composé «seulement» d'à peine plus de 700 personnes), qui hurle d'une même voix. C'est certain, la diva est pleinement épanouie et sa joie de partager ce moment privilégié avec nous est non feinte et communicative. Elle est libre Tarja. Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler.
Sa prestation de ce soir mérite sincèrement tous les éloges et les superlatifs. Sa voix reste unique, bien au dessus de toutes les chanteuses de gothic metal actuel, son statut d'impératrice n'est donc pas usurpé, même sans Nightwish. Sa performance vocale est époustouflante, mais son charisme, sa présence, son authenticité et sa générosité font surtout d'elle «a great performer» tout court. Elle subjugue, hypnotise et forcément tous les regards sont tournés vers elle. Son professionalisme est évident, mais s'éloigne fort heureusement de celui plutôt froid que peuvent avoir certaines «stars» qui n'ont plus rien à prouver et que l'on regarde béhat d'admiration, mais avec une certaine distance. Non, Tarja est vraiment très proche de son public, allant même jusqu'à descendre dans la fosse à la rencontre de ses fans. Tout en continuant à chanter, elle va serrer des mains, embrasser les gens... Un moment de pure magie et surtout de grande classe.

Derrière elle, où plutôt avec elle, des musiciens dignes de ce nom : le cogneur de fûts Mike Terrana (Axel Rudi Pell, Yngwie Malmsteen, Rage, Masterplan...), en tête, qui nous gratifiera d'un solo endiablé sur l'air du french cancan (!!) mais aussi du brillant guitariste Alexander Scholpp (Sinner), ainsi que de l'ex-Apocalyptica, Max Lilja au violoncelle.


Côté set-list, même si j'avoue ne pas forcément tout aimer dans sa récente carrière solo, la sélection de ce soir était impeccable, avec en plus l'incontournable «Nemo» de ses anciens compères et le «Over The Hills And Far Away» de Gary Moore qui a retrouvée une deuxième jeunesse, il y a une dizaine d'années, lorsque Nightwish l'a reprise sur l'EP du même nom. Sur la playlist (voir photo plus bas), était également prévu le sublimissime «Phantom Of The Opera» malheureusement écarté ce soir, un grand frisson supplémentaire qui aurait été le bienvenu, mais on ne lui en voudra pas si elle a voulu ménager ses cordes vocales pour les dates suivantes, car on le sait : il ne faut pas trop tirer sur la corde...
Je ne pense pas me tromper en disant que ce fut une soirée inoubliable pour la grande majorité des personnes présentes ce soir et une vraie communion entre l'artiste et son public. Tarja nous a tous charmés, espérons la revoir très bientôt (avec Nightwish d'ici quelques années ? Moi j'y crois toujours).


Je passe rapidement sur les deux premières parties, puisque je n'ai pu malheureusement rentrer dans le temple Bikini qu'au tout dernier morceau de MYRATH, mais visiblement leur prestation a été plus que convaincante de l'avis de beaucoup... Ce qui ne sera pas le cas de BENIGHTED SOUL, très décevants, poussifs et même pas vraiment en place. Le comble pour un groupe jouant depuis près de dix ans avec le privilège d'ouvrir pour Tarja sur toute la tournée européenne !
Enfin, de cette belle soirée je retiendrais surtout un regard, un sourire, une voix, une gestuelle, une chaleur, une émotion qui m'ont vraiment touché.
Tous nos remerciements à Roger et Olivier (Replica), et Clémentine (Le Bikini), pour sa patience et sa gentillesse.
14-01-2012
WITHIN TEMPTATION à Toulouse [Le Bikini] 15•10•2011


WITHIN TEMPTATION restait à ce jour l'une des plus illustres formations de «female-fronted gothic metal», à ne pas être venue jouer en terres toulousaines... C'est désormais chose faite ! Ils ont donc rejoint des noms tels qu'EVANESCENCE, NIGHTWISH, EPICA, THERION, THE GATHERING, AFTER FOREVER, TRISTANIA ou encore DELAIN.
Allez, croisons les doigts pour qu'un jour vienne s'ajouter à cette prestigieuse liste LEAVE‘S EYES, STREAM OF PASSION ou encore SIRENIA...

Samedi après midi, 15h.Des centaines de fans ont fait le déplacement à la FNAC-Wilson de Toulouse pour voir le groupe - au complet - de près, se faire dédicacer un CD, une affiche, une place de concert... Ou même un plâtre (si, si !), prendre quelques chouettes photos-souvenirs, et lui laisser parfois quelques cadeaux. Impressionnante file d'attente ! Le serpent de fans fait le tour d'une bonne partie du rayon musique et l'on se demande vraiment si chacun arrivera à avoir ses autographes, d'autant plus que WITHIN TEMPTATION, bloqué par une manifestation anti-nucléaire, arrive avec vingt minutes de retard.
Son timing étant très serré (nous n'avons pu obtenir d'interview cette fois là), on se dit que l'heure prévue des dédicaces va forcément se transformer en demi-heure du coup... En fait pas du tout. Le groupe a toujours été très proche de ses fans et l'a prouvé une fois de plus ce jour là : c'est bien une heure et demie que le groupe restera pour que tout le monde puisse les approcher ! Une grande disponibilité donc, mais aussi une vraie sincérité (Sharon, toujours très souriante et naturelle) ; pour un groupe de cette envergure, cela méritait d'être salué par ces quelques lignes !


Séance de dédicaces - photos : 2011 © Ludo Fabre
Samedi soir, 19h.
Si la file d'attente de la séance de dédicaces de l'après-midi était assez hallucinante, que dire alors de celle devant la salle de concerts ?! De mémoire, du jamais vu ici, ça promet... Mais on le savait : avec un concert totalement sold-out plus de deux mois avant (!!), c'est quelques 1400 fidèles qui investissent ce temple de la musique. Sans mauvais jeu de mots, quoique, autant de personnes dans un bikini, ça frôle l'indécence, en tout cas la soirée promet d'être chaude tant il est difficile de se frayer un passage ! Je passe rapidement sur la première partie assurée par TRIGGERFINGER, non pas pour leur musique qui semble vraiment intéressante mais en tout cas totalement hors-sujet ici. Certes, le WITHIN TEMPTATION 2011 est loin de ses origines typiquement goth metal à voix féminine et le choix de ses invités a le mérite de pouvoir être aussi large que possible, il n'empêche... Les personnes qui ont acheté leur billet avaient le droit, il me semble, à une première partie de plus grand prestige tout de même. Non mais pourquoi pas NO ONE IS INNOCENT en ouverture de MOTÖRHEAD tant qu'on y est ?!?

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
21h30.
Les lumières s'éteignent, un frisson et une clameur parcourent la salle...
Ambiance électrique. Pour la plupart des personnes présentes ce soir, l'expérience WITHIN TEMPTATION live est un baptême, une première. Mais tout d'abord, on a droit à une séance de cinéma avec la projection du court métrage d'ouverture de son dernier album «The Unforgiving», sur l'écran géant en fond de scène, en guise d'intro ; puis le concert démarre avec «Shot In The Dark», et une Sharon en pantalon de cuir noir moulant et un joli haut blanc... A la fois cygne blanc et cygne noir. S'ensuivent pas moins de quatre extraits du dernier album en date : «In The Middle Of The Night», «Faster» et «Lost». Et une évidence : ces nouveaux morceaux, bien que décriés par certains, passent très bien le test du live grâce à des mélodies toujours très catchy et bien amenées. En somme, des titres parfaits pour faire bouger une salle !

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
Il y aura toujours des mécontents pour dire «oui mais quand même, WITHIN TEMPTATION ce n’est pas comme avant, c'est super commercial maintenant, etc...», et je peux le comprendre. Mais d'un autre côté, si le groupe avait toujours poursuivi dans ce qu'il savait faire, on aurait critiqué leur stagnation et leur manque de prise de risques, éternel débat...
La vraie question à se poser en fait est de savoir si objectivement les dernières compositions sont bonnes et passent bien en concert. Pour moi la réponse par l'affirmative est évidente au vu du concert de ce soir !
Après, oui, tout est une question de goûts et je reste aussi un peu nostalgique de sa période plus goth, symphonique et caractéristique de l'âge d'or du métal à voix féminine... Mais ça ne m'empêche pas d'apprécier ce WITHIN TEMPTATION là également, qui a su évoluer sans pour autant perdre son âme et sa personnalité. Un virage qu'il n'a d'ailleurs pas entamé depuis hier : ne disait-on pas déjà que «Stand My Ground», sorti il y a tout de même sept ans, jouait sur les plates-bandes d'EVANESCENCE ou encore «What Have You Done» sur le terrain du rock US (titres d'ailleurs joués ce soir) ?
Bref, leur «pop-rock-metal-goth» d'aujourd'hui a aussi franchement de quoi séduire et que dire alors de Sharon ce soir... Toujours d'une grande générosité, elle est en pleine forme et prend de toute évidence toujours un grand plaisir à être sur scène et cela s'entend (sa voix est d'une justesse incroyable), cela se voit et se ressent pleinement !

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
Là où d'autres, après plus de quinze ans de carrière, jouent uniquement sur un professionnalisme froid, Sharon reste passionnée et heureuse d'être sur scène sans tricher. Et justement, le fait d'avoir su évoluer musicalement vers des sonorités plus modernes contribue forcément à ne pas ressentir une certaine forme de lassitude. Son enthousiasme est vraiment communicatif !
Les plus anciens fans ont tout de même droit aux classiques tels que «Ice Queen» (joué juste après la série des quatre morceaux ouvrant le concert, tirés de «The Unforgiving»), et plus tard «Mother Earth» et «Deceiver Of Fools».
Seul le tout premier album, «Enter» (peut-être aujourd'hui bien trop différent), n'est plus du tout représenté.

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
WITHIN TEMPTATION attache toujours beaucoup d'importance à l'esthétisme de ses représentations scéniques et c'est toujours le cas, visuellement on en prend plein les yeux avec un light-show éblouissant et un écran vidéo, prenant tout le fond de la scène, diffuse des images à couper le souffle (vidéos du groupe, images de montagnes majestueuses vues du ciel...).
Seul petit bémol : le manque d'une «poursuite» (ou «Follow Spot», servant à suivre les mouvements d'un artiste sur scène), pour éclairer le visage de Sharon qui du coup semblait chanter dans l'ombre. Mais ce n'est qu’un détail me direz-vous...

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
Il est clair qu'aujourd'hui le groupe possède une véritable cartouchières de tubes et l'embarras du choix pour réaliser leur set-list. Lorsqu'il dégaine des titres de la trempe de «The Howling» ou «Our Solemn Hour», repris en chœur par une grande partie du public, ce sont carrément des armes de destruction massive ! Les fameuses ballades chères à WITHIN TEMPTATION ne sont pas en reste avec «Angels» et «Memories».
Au final, une set-list difficilement discutable (vous savez, ces éternelles discussions d'après concert pour critiquer - on est français où on ne l'est pas - quels morceaux n'ont pas été joués !).

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
Dans des conditions scéniques et sonores aussi maximales (ah ! Ce Bikini que le monde entier nous envie...), et une salle pleine à craquer entièrement vouée à leur cause, Sharon a promis de revenir et on sait qu'elle tient ses promesses, alors on est certains de les revoir dans le coin d'ici quelques temps. Il est clair qu'au vu du concert de ce soir j'y serai !

WITHIN TEMPTATION 2011 © Fred Moocher
Set-list :
01 Shot In The Dark
02 In The Middle Of The Night
03 Faster
04 Lost
05 Ice Queen
06 The Howling
07 Our Solemn Hour
08 Stand My Ground
09 Sinéad
10 What Have You Done
11 Iron
12 Murder
13 Angels
14 Memories
15 Deceiver Of Fools
16 Mother Earth
Rappel
17 Stairway to the Skies
Hard Force Web & Tv Edition remercie l'équipe de Nous Prod, Roger et Olivier (Replica Records), Antoine, Fabrice et Hervé (Le Bikini), pour leur accueil.

















































































































































































































































































































































