10-06-2012
"POUR LE ROCK N'ROLL" (LIVE REPORT NRV)
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| The Sticky Boys, pas loin de Paris, le 26 mai 2012 : PUTAIN DE ROCK N' ROLL ! |
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| Sticky Boys Alex Kourelis : ROCK N' ROLL ! |
Le rock n’ roll, c’est l’inverse du moyen : c’est le dépassement, c’est l’excessif, c’est le risque maximal. C’est le AAA que personne ne remettra jamais en cause. C’est ce riff qui te traverse, ce break qui te troue le cul. C’est peut-être la ligne de basse qui conclut "Echoes part I" sur le "Live à Pompei" des Floyd, c’est peut-être Jimmy Page qui, au Madison Square Garden, semble hésiter avant de lancer ses licks, dès l’intro de "Since I’ve been loving you", (voir "The Song Remains the Same"), c’est l’entrée de la batterie sur "Bathory’s Sainthood" de Boysetsfire, ce sont les paroles de
"For Whom The Bell Tolls", beuglées par Jamz, 1984 to 2012, avec Lars qui se panne tout seul sur ses breaks derrière. C’est ce que tu veux en fait : c’est le moment où que tu te dis que des mecs avec des boules ou des meufs avec des boobs sont allés chercher, avec leur instrument ou avec leurs tripes, des trucs qui n'existent pas, des trucs qui ne se tentent même pas, des trucs qui vont fouiller au plus profond de toi-même et y remuent tout ce qu’ils y trouvent.
"For Whom The Bell Tolls", beuglées par Jamz, 1984 to 2012, avec Lars qui se panne tout seul sur ses breaks derrière. C’est ce que tu veux en fait : c’est le moment où que tu te dis que des mecs avec des boules ou des meufs avec des boobs sont allés chercher, avec leur instrument ou avec leurs tripes, des trucs qui n'existent pas, des trucs qui ne se tentent même pas, des trucs qui vont fouiller au plus profond de toi-même et y remuent tout ce qu’ils y trouvent.
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| Sticky Boys Tom Bulot et sa tête de Nick Mason à la fin des années 60 : ROCK N' ROLL ! |
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| Sticky Boys JB Chesnot : ROCK N' ROLL ! |
Symétriquement, ce qui n’est pas super rock n’ roll, c’est la médiocrité ambiante, qui envahit tout, qui est devenue la norme, sans même qu’on s’en rende compte.
C’est sans doute le « Petit journal », qui se fout de ta gueule alors qu’il n’est pas équipé pour te comprendre (envoyer une équipe TV au Bataclan pour shooter Steel Panther et ne ramener que des fions et pas une paire de boobs, franchement… bonjour les baltringues).
C’est peut-être le mec qui te connait depuis trois minutes, te parle de bizness et se croit très malin, avec sa gueule de premier de la classe et son sourire chafouin.
C’est ce patron, ce donneur d’ordre, ce client qui te méprise parce qu’il est trop con pour imaginer son rôle autrement.
C’est plein de trucs pourris qui nous gâchent la vie et balancent pleins de coups de dagues dans l’espoir qu’on pourrait légitimement nourrir envers nos semblables s’ils faisaient tous du funboard ou allaient tous au Hellfest – par exemple, quoi.
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Six Hour Sundown - (6HS : Tom Gentry, James Bennett & Lauren Harris), toujours le 26 mai et toujours pas loin de Paris : JOLIMENT ROCK N' ROLL ! |
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| Le sourire de Lauren Harris : ROCK N' ROLL ! |
Bref, (attention, ce mot est peut-être devenu le symbole du plus petit dénominateur commun de l’ensemble des crétins qui sommeillent en chacun d’entre nous et de la médiocrité triomphante des enfants de 68), vous m’avez compris : le rock n’ roll est devenu l’un des seuls trucs qui soit resté impayable, incalculable, incommensurable.
Je suis incapable de dire, par exemple, si j’ai plus pris mon pied à Bercy ou au Brixton Academy devant des multimillionnaires comme les Guns n’ Roses ou Iron Maiden, au Camden Underworld devant des forçats des clubs comme Social Distortion, ou devant des mecs qui n’ont jamais vraiment percé, comme les très regrettés Mancuniens de Cecil, qui ont pourtant fait tout ce qu’ils ont pu en mettant le feu pendant des mois à tous les pubs Londoniens, au milieu des années 90. Je sais juste que chacun de ces groupes, dans son genre, est ou était profondément, irrémédiablement, définitivement, rock n’ roll (voir ce clip de Cecil, ou tous les autres que vous pourrez trouver, vous m'en direz des nouvelles...)
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| Ce petit air mutin : ROCK N' ROLL ! |
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| Mitch Witham (6HS) : ROCK N' ROLL ! |
Mais qu'est-ce qu'il raconte, quelle mouche le pique, où veut-il en venir et pourquoi il nous emmerde, vous demandez-vous tous, à ce stade...
Il s’agit notamment de justifier le fait de vous parler (rapidement, du coup) des prestations de deux groupes bien rock n'roll, sans mentionner une seul fois l’endroit où ils se sont produits.
Le titre de ce billet, « Pour le rock n’ roll ! » (double live report énervé) est effectivement un hommage au cri du cœur lancé par Alex Kourelis, le guitariste chanteur des Sticky Boys, à son public, le 26 mai dernier, dans une salle tenue par d'horribles Thénardiers comme on en trouve encore, malheureusement : « On est les Sticky Boys et n’oubliez pas, on est là pour le rock n’roll ! ». Comprendre : « On joue pour vous gratos ».
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Thomas (MOADM), même constamment dans l'ombre et donc flou : ROCK N'ROLL ! |
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Memories Of A Dead Man (MOADM) featuring la Soucherie, le 3 juin au Batofar (malgré le manque de lumière et la scène minuscule) : FURIEUSEMENT ROCK N' ROLL ! |
Je voulais donc juste dire aux deux groupes que j’ai vus jouer ce soir-là que j’avais passé un moment de rock n’ roll exceptionnel, tout en faisant savoir aux escrocs qui ont organisé l’enculade collective, ce même soir, qu’ils méritent métaphoriquement de crever, eux et tout ce qu’ils représentent.
The Sticky Boys, sortis de l'anonymat grâce à une pub TV de la SNCF qui les mettait en scène à la gare de l'Est, à Paris, et qui ont, depuis lors (et selon eux) "atomisé le Hellfest 2011", ont effectivement livré un show d'une intensité implacable, avec un moment particulièrement fort : une reprise sous amphèt' de "Kids in America", l'hymne eighties de Kim Wilde.
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| Ben (MOADM), en dépit de son fut' Adidas : ROCK N' ROLL ! |
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| Jef (MOADM) qui déballe ses baguettes en plein break : TOTALEMENT ROCK N'ROLL ! |
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| Tony (MOADM) qui va péter son solo du public : ÜBER ROCK N'ROLL ! |
Enfin, je voulais absolument saluer un mec vraiment rock n’roll, et lui dédier ce billet. Il s’agit de Roger Wessier, qui vit ces jours-ci un enfer : il organise l’accueil de la presse du Hellfest, qui est aussi, pour l’éternité, le temple infernal du rock n’roll.
Bon courage et merci à lui ! Pour les autres à vendredi !
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| Sticky Boys JB avec son plus jeune fan : ROCK N' ROLL ! |
Set-list Sticky Boys, le 26 mai près de Paris :
01 Rock'n'Roll Nation
02 Bang That Head
03 Fat Boy Charlie
04 The Way To Rock n'Roll
05 Kids in America (Cover Kim Wilde)
06 Girls In The City
07 Big Thrill
08 The World Don't Go Round
09 I Fought The Law (Cover Bobby Fuller)
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| Les pieds nus sur scène : ROCK N' ROLL ! |
Set-list Six Hour Sundown, le 26 mai près de Paris :
01 Shadow
02 Smoke
03 Angel
04 1000 Miles
05 Fire & Lightning
06 Candle
07 Silence
08 Running
09 Live for Freedom
10 Rain
11 All my life
12 Jekyll & Hyde
Set-list Memories of A Dead Man, featuring la Soucherie,
le 3 juin 2012 au Batofar, Paris :















































































