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KADINJA • Interview Pierre Danel & Quentin Godet

par Benjamin Delacoux
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Dec
28
2018


Formé en 2013, le groupe KADINJA explore un mélange de djent et metal progressif avec des riffs accrocheurs, des rythmiques soutenues et grooves. Après un EP nommé « Eponymous » en 2013 et le 1er album « Ascendancy » en 2017 qui suscite des éloges de la part des fans et de la presse spécialisée qui le définissent comme une bouffée d'air frais dans la scène metal moderne. C'est à l'occasion de la sortie de « Super 90' » le 18 janvier que nous avons pu rencontrer Pierre et Quentin, les deux guitaristes du groupe parisien récemment signé sur le label Arising Empire, le label fondé en 2015 par Markus Staiger, également fondateur de Nuclear Blast Records.

 

« Super 90' », votre second album, célèbre à sa manière cette période de la fin du 20ème siècle, comment est venue cette idée ?
Pierre : l’idée vient du fait qu’on est quasiment tous bientôt trentenaire dans le groupe, sauf Quentin du coup et Steve qui sont un peu plus jeunes et on s’est retrouvé ces dernier temps avec Morgan et Philippe à beaucoup réécouter et revoir des films des années 90, des trucs qui ont bercés notre enfance. Je pense qu’il y a un élan de nostalgie quelque part et on a voulu rendre hommage à ça et c’est un l’album qui traite de plusieurs sujets et notamment de l’enfance aussi donc voilà, c’est une sorte de rétrospective, d’hommage. L’idée est venue simplement, on a voulu faire quelque chose qui ressemblait plus à la production musicale des années 90, en analogique, sans trigger les batteries sans faire tout ce processus de grosse production sans que ça sonne moins gros et du coup ce choix nous a même guidé aussi sur des lignes de chant qui faisaient des clins d’œil à KORN et pas mal de groupes qu’on écoutait avant et du coup c’est parti de là, la pré-production s’appelait « Super 90' » et on s’est dit  pourquoi ça ne serait pas le nom de l’album ? 

Vous arrivez aussi globalement à un âge ou vous sentez que l’innocence de l’enfance vous quitte et la rudesse de l’âge adulte arrive, que vous passez un cap et que ça fait du bien de replonger dans ce qui a bercé votre jeunesse ?
Pierre : c’est exactement ça, pour ma part c’est une grosse période de nostalgie là où je n’arrive pas à écouter un truc qui dépassait 1999 pendant un long moment, où je me suis re-maté tous mes vieux films d’enfance où j’ai ressorti les consoles et joué à des vieux jeux, je pense qu’on a tous fait ça, Morgan aussi qui est un gros nostalgique de tout ça, ou on se repartageait des vieux morceaux « tiens tu te souviens de cet album, de ce morceau... ».
Quentin : même moi qui n’était pas très vieux à ce moment-là, beaucoup de mes influences musicales, jeux vidéo, cinéma, je me rends compte que tout vient de cette période-là aussi, tout ce que j’aime appartient à cette période aussi et du coup avec le groupe c’est quelque chose qu’on voulait vraiment retranscrire. Dans le metal c’est vraiment les années 90 jusqu’au tout début 2000, après pour tout le reste en musique, car je n’écoute pas que du metal et c’est peut-être ce que j’écoute le "moins", tout le reste la pop, la funk et tout ce que tu veux, je suis très années 70 et 80.
Pierre : on est des gros fans de Michael Jackson
Quentin : on est aussi habitué à jouer de ces styles là aussi car en dehors de KADINJA on est musiciens de studio et donc on est amené à jouer plein de styles de musique différents, tous les Michael, les EARTH WIND AND FIRE, donc ça fait partie de notre bagage et peut-être que sur les compos ça se ressent mais en tout cas ça a une influence énorme sur notre manière de jouer.

Les morceaux sont très accès sur le djent tout en restant accessibles pour le non initié, vous ne vous forcez pas à vous diriger vers un style particulier ?
Quentin : Pierre est bien mieux placé pour le dire mais on ne force rien, il n’y a pas de but, le principal c’est que ça nous plaise et que ça ressemble à ce qu’on imaginait au début et que chacun y trouve son compte. Il faut qu’on soit content d’écouter l’album et de tous se retrouver dedans et chacun avec ses petits détails, tiens j’ai apporté ça, à ce moment-là, la prise s’est passée de telle manière, il y a des moments d’émotions assez forts sur certaines prises, sur beaucoup de trucs, c’est un groupe d’amis finalement.

Ce qui en ressort est assez viscéral en quelque sorte...
Quentin : oui vachement par rapport à l’album précédent qui a été fait plus mécaniquement, là on ressent que c’est notre album, on s’y retrouve plus, on ne cherchait pas à faire du djent ou à faire du metal machin, c’est un album de metal avec nos influences et les couleurs qu’on a voulu mettre dedans.

Vous avez aussi joué en acoustique pour la tournée Unplugged de KLONE, ce qui montre aussi votre polyvalence...
Pierre : alors on a fait une date avec eux qui s’est passée assez difficilement car une fois celle-ci bookée on est partis en tournée avec MONUMENTS pendant un mois et demi et du coup on n’a pas eu le temps de se voir avant, à peine rentré de tournée chacun avait plein de trucs à faire avant la date et on s’est retrouvé littéralement la veille à devoir tout réarranger et à devoir tout retravailler, du coup c’est une date qui sur le moment nous a fait beaucoup rire parce que le jour J ça s’est bien passé, on a été franc avec le public, on est montés sur scène on a dit aux public : « on est absolument désolé car on a pas eu le temps de bosser grand-chose et on espère que ça vous fera au moins rire. ».

Ce qui est plutôt franc et inhabituel comme annonce...
Quentin : oui et on a eu des critiques qui on dit qu’en effet ce n’était pas parfait et d’autres gens qui ont aimé et c’était complètement le jeu mais en revanche une chose est sûre c’est quelque chose qu’on a envie de développer. Sur l’album « Super 90' » il y a une chanson acoustique issue des sessions d’enregistrement du disque précédent, c’est une introduction pour annoncer qu’il y aura un concert acoustique en marge des autres concerts qui eux seront éledctriques.
Pierre : il y aura plusieurs recettes, plusieurs formules, on a pensé à faire des morceaux instrumentaux et réadapter les parties de certains titres, si on avait des tournées avec des groupes qui sont plus instrus, s'il faut réarranger en jazz, en big-band, on ne veut pas se priver, les compos sont modulables, elles ne sont pas figées sur l’album.
Quentin : et puis c’est cool quand on se met à la place du public d’avoir un groupe qui propose des variantes, surtout dans le style que l’on fait car c’est une musique tellement écrites et précises où il y a très peu de place pour l’improvisation. C’est bien d’aller voir des concerts mais si c’est pour avoir la même chose que sur le disque, ça peut-être bien pour certains mais pour d’autres personnes c’est aussi intéressant de proposer autre chose, d’apporter de la nouveauté car là, le public ne s’ait pas à quoi s’attendre quand il vient. Avec Pierre et les autres ont est très fans des groupes comme SNARKY PUPPY qui ne jouent jamais la même chose d’un soir à l’autre, je les ai vu cinq ou six fois et c’était jamais le même concert. C’est un de mes groupes préférés, c’est un tel travail de musicalité et tellement différent de notre scène et c’est quelque chose qu’on aimerait bien apporter dans nos concerts.
Pierre : on est aussi un groupe d’improvisateurs, on ne fait pas qu’appliquer classiquement ce qu’on fait, le metal est souvent apparenté au style classique où il faut une exécution parfaite et on est loin de cette image-là, on ne cherche pas à être le plus propre possible, on essaie d’être le plus groovy possible, si ça doit baver ça bavera et si on peut, plus tard on ajoutera de l’improvisation dedans, ce serait vraiment bien.
Quentin : c’est un public qui n’est pas forcément habitué à ça donc peut-être qu’il faut y aller par étape et qu’il ne va pas piger au début mais honnêtement à un moment ou à un autre on avance, on fait ce qu’on veut. C’est bien si le public est réactif et je pense qui le sera, après si ça ne plait pas on fait ça aussi pour nous. On cherche à être le plus authentique possible en tout cas.

Lorsque vous composez, est-ce que vous vous donnez des challenges techniques, ou les structures rythmiques viennent d’elles-mêmes ?
Quentin : on essaie parfois de faire des trucs les plus débiles possibles et si ça ne nous fait pas rire alors c’est que ça ne marchera pas et donc il y a deux trois riffs sur l’album où on se disait « allez on fait le truc le plus débile » et sur ce point oui on peut se mettre des challenges, sinon, on n’est pas dans la recherche de la technicité absolue.
Pierre : on n’est pas dans la recherche de démonstration mais plus de l’effet, on a tous baigné dans la musique qui était techniquement avancée, notre oreille s’est éduquée avec cela donc on ne cherche pas forcément à faire quelque chose de technique mais plus une musique qui vient de notre cerveau et de l’effet que ça procure, je suis plus dans l’effet, j’aime bien être perdu dans un morceaux, ne pas savoir où je retombe, j’aime quand c’est blindé de subtilités mais pas dans la conviction de faire quelque chose de dur, on s’en mord suffisamment déjà les doigts sur scène.
Quentin : c’est aussi pour ça qu’il y a très peu de solos sur l’album.
Pierre : la technique soutient ce qu’on a dans notre tête en fait.



Y a-t-il un morceau qui vous a donné du fil à retordre ?
Pierre : il y a un morceau qu’on a composé où on a quasiment tout effacé et gardé que le pont, je me suis retrouvé avec Morgan à retravailler tout le truc et en deux heures et demi on avait bouclé le morceau, donc c’était un peu un challenge et en même temps ça s’est fait rapidement, naturellement et finalement c’est un des morceaux le plus catchy de l’album, c’est "Strive", avec une formule simple : couplet refrain. On en avait un comme ça sur l’album précédent, qu’on avait fait à la dernière minute, c’était "'Til the Ground Disappears".
Quentin : issue d’un pont d’une pré-production qui datait de deux ans.

Votre premier album « Ascendancy » est sorti en 2017, « Super 90' » sort le 18 janvier, vous aviez beaucoup d’idées de morceaux en tête, ou avez-vous aussi utilisé des idées du précédent album qui avaient été mises de côté ?
Quentin : sur « Ascendancy » toutes les compos ont été faites entre le moment où le groupe s’est formé et lorsque l’album est sorti, donc il y a eu une période de composition assez longue, quand on a sorti « Ascendancy » on avait déjà quelques titres pour « Super 90' » qui étaient déjà faits, pas beaucoup mais une partie, mais c’est un album qui est allé super vite.
Pierre : on y avait passé tellement de temps avant et comme on a eu le temps d’écouter, de découvrir d’autres choses on est reparti quasiment de zéro pour faire « Super 90' ». On n’a pas pu être influencé par l’album d’avant je pense.

Vous avez profité d’une certaine inertie, vous étiez parti sur votre lancée ?
Pierre : oui et je pense qu’on avait aussi pour but de fermer une porte avec certains codes qu’il peut y avoir avec ce style de musique, pas qu’on n’aime pas mais qui nous correspondaient moins. Quitter le numérique, la démonstration, les solos de guitare tout le temps à outrance, quitter le côté djent pour être djent, pour faire quelque chose qui nous ressemble plus, naturellement.

Parlez-nous du titre "Véronique"...
Pierre : alors avant on avait un running-gag qu’on appelait "Dominique" et on avait utilisé cette petite chanson d’intro pour les concerts « Dominique, nique, nique, s’en allait tout simplement… » donc, on a appelé le morceau "Dominique", on aime bien garder parfois des noms de pré-production comme ça. Un jour on a fait une réunion avec le groupe et notre nouveau bassiste Steve, qui est aussi le manager, on se baladait à Saint Anne et on s’est retrouvé devant la plaque d’une pédopsychiatre où il y avait inscrit son prénom : Véronique, et pour une raison qui nous faisait beaucoup rire, la conversation de groupe sur Facebook s’est appelée Véronique... tout s’appelait Véronique et quelque jours après, la compos est sortie et on a gardé le titre, en plus ça faisait un rappel du running-gag précédent. Voilà pour le titre, sinon c’est le morceau central de l’album, si on devait résumer qui on est en un morceau, le plus représentatif, c’est celui qu’on choisirait. Il a mis tout le monde d’accord, je pense que c’est celui qui est le mieux construit, c’est celui qui nous procure le plus d’émotions aussi, qui représente vraiment ce qu’on veut donner, le côté technique, violent, hargneux et en même temps planant, progressif et efficace, je pense qu’il y a tout ce qu’on voulait mettre dans ce titre. Donc voilà, c’est le prénom d’une pédopsychiatre et il faut savoir que c’est un morceau qui traite de la maltraitante des enfants et de l’enfance en général et d’ailleurs l’album est basé sur l’enfance d’où le titre et la pochette qui s’y réfèrent. C’est très drôle que ce soit le prénom d’une pédopsychiatre.

En à peine cinq ans vous avez déjà joué aux côtés de ANIMALS AS LEADERS, MONUMENTS, ADAGIO, BETRAYING THE MARTYRS... Vous montrez que la France sait aussi se faire une place dans l’univers du metal progressif et technique ? Vous ressentez cette reconnaissance croissante à votre égard !
Pierre : de plus en plus oui, et ça fait extrêmement plaisir et ça s’active vachement avec l’arrivée de cet album, en plus on a signé avec Arising Empire, on voit la marge de facilité, toutes les portes qui s’ouvrent et qui étaient difficiles d’accès à l’époque, on avait déjà la chance d’arriver à se mettre sur de bons plans, faire de bons concerts mais là c’est vrai que c’est beaucoup d’opportunités, beaucoup de tournées, une belle réaction des fans parce qu’on s’attendait aussi à se faire critiquer du fait d’avoir changé par rapport à « Ascendancy » et du coup on se trouve avec un nouvel album qui est différent avec une production plus nature et quelque chose qui est moins dans les clous, moins conventionnel. En tout cas on est très agréablement surpris et honorés de voir qu’on commence à représenter en France quelque chose d’important.

De nouvelles opportunités de dates pour l’été 2019 ?
Pierre : complètement, là il y a beaucoup de choses qui se passent mais pour le moment on ne peut pas trop en parler, la prochaine tournée ce sera onze dates en Chine et deux au Japon en février. Ça arrive à grands pas, ça fait un moment qu’on en discute, on avait des contacts, ça a été annulé l’année d’avant car on s’y était pris trop tard et on n’était pas encore prêts à faire ça, donc on a pas mal de belles opportunités et ça va être une année riche.

Vous venez de terminer le 'Phronesis Tour' avec MONUMENTS, avec quel artiste souhaiteriez-vous partir en tournée ?
Pierre : en réalité, je pense à MESHUGGAH, GOJIRA, ce sont des groupes avec qui ce serait extraordinaire.
Quentin : pour le moment ces trucs-là restent encore du domaine du fantasme.
Pierre : si on devait passer une étape supérieure et bien qu’on ait essayé de se détacher de ce groupe qui nous a beaucoup influencé au début je pense que PERIPHERY serait un groupe qui serait une bonne idée, ANIMALS AS LEADERS, tous ces groupes-là qui se sont développés ces dix dernières années dans ce style.
Quentin : comme tu dis, on revient d’une tournée avec MONUMENTS et c’était totalement un rêve pour nous, s'il y a un groupe qui nous a influencé au début c’est bien celui-là et dès le début, en 2013 on en discutait déjà, savoir avec qui nous souhaitions faire une tournée dans le réalisme d’une idée et c’était déjà celui-là à l’époque.
Pierre : pourtant ce n’est pas le plus grand groupe mais il nous touche particulièrement, il a posé des bases, on adore les gars qu’on connaissait partiellement déjà à l’époque et là ça nous a encore plus soudé et même si je devais résumer le truc et répondre à ta question je redemanderais de tourner encore une fois avec MONUMENTS car c’était vraiment bien.

Quel moment particulier, ou sujet des années 90 qui vous a le plus marqué ?
Pierre : quand j’ai vu mes premiers Star Wars, je crois que ce sont des films que je regarde encore quinze fois par ans et toujours avec des yeux d’enfants, je ne les trouverai jamais mal fait, jamais vieillis. Toute cette arrivée du cinéma, cette période Steven Spielberg, Georges Lucas, je crois que c’est ce qui m’a marqué et c’était mes rêves de gamins, avec tes petits jouets et l’imaginaire qui s’y raccroche.
Quentin : houlah moi… heu ma naissance (rires). De ce que j’ai vécu à cette époque là, je ne suis pas bien vieux car je suis né en 1996, ce n’est pas une période où je me souviens d’avoir vécu des choses mais si j’avais voulu être présent à cette période là pour vivre quelque chose… peut être ma naissance oui, non je plaisante ! Ce que j’aurais adoré voir c’est le "Dangerous Tour" de Michael Jackson, c’est un concert que je regarde tout le temps depuis que je suis tout petit, Bucarest en 1992, le DVD qu’ils avaient fait, pour moi c’est le summum de la musique live.

Quel est le moment musical que vous gardez en tête ?
Pierre : le meilleur moment musical ? 1999, « Issues », KORN, le meilleur album du monde !
Quentin : je suis d’accord. Et le « Pulse » de PINK FLOYD de 1995, extraordinaire !
Pierre : ouai l’album de KORN c’est mon match avec le metal je crois, ça s’est vraiment fait avec ce groupe. J’écoutais un peu de heavy, je commençais la guitare et je me souviens de mon cousin qui écoutait le groupe et il écoutait l’album « Follow The Leader » et il m’avait dit « Il faut que je te fasse écouter de la musique d’homme ! », il n’avait que 14 ans (rires) alors doucement gars (rires) et il m’a mis ça et j’ai fait : « putain de merde j’aime bien » et je me souviens de mes parents qui disaient « C’est inaudible ce qu’il écoute ton cousin » et je ne pouvais pas leur dire que j’aimais bien (rires) donc voilà ce souvenir m’a vraiment marqué et après a suivi « Issues » que j’ai écouté sur une borne au supermarché du coin, c’est un truc qui se faisait avant…
Quentin : tu ne trouves plus d’albums de metal dans les supermarchés…
Pierre : le metal faisait front à la pop, le metal était une musique populaire, tu le retrouvais dans les bornes d’écoute à la Fnac, Auchan... tu avais des affiches, il y avait MTV et même M6 diffusait des clips de metal. En tout cas j’ai découvert tout ça avec le groupe KORN et qui du coup est une influence sur quelques lignes de voix sur l’album.

Qu’est-ce que vous ne regrettez pas des années 90 ?
Quentin : l’inaccessibilité du porno !

Aller choper un magazine porno dans une librairie c’était une mission...
Pierre : c’était l’enfer et c’est tellement plus excitant de le faire comme ça. Le modem 56k j’admets que ce n’était quand même pas le rêve non plus. En réalité il n’y a pas grand-chose que je regrette mais je n’aime pas la modernisation de trop de choses, c’est cool d’un côté mais en même temps on est noyé dans un océan de merde aujourd’hui et on ne sait même plus quoi croire, quoi faire. Les gens ont deux vies, une sur Facebook et la vraie, parfois même trois avec Instagram, Twitter… Je remarque que parfois lorsqu’on est ensemble on est tous là avec nos tablettes, nos téléphones et c’est ce que je regrette aujourd’hui en fait et heureusement qu’à l’époque ça n’existait pas. Finalement il n’y a pas de trucs que je ne regrette pas de cette période là, quand bien même tu avais un téléphone portable il te servait qu’à téléphoner et ce n’était pas un four micro-ondes, une cafetière, une caméra… Donc pas de regrets 

Et pour finir, si je vous dis gaming ?
Quentin : Super Mario 64 !
Pierre : Golden Eye, Nintendo 64 ! Playstation aussi avec Tony Hawk et sur Megadrive les Mortal Kombat, Streets Of Rage, Golden Axe tous ces trucs là, Sonic…
Quentin : les Zelda, Pokemon aussi…
Pierre : ouai, si tu me dis gaming alors Zelda Ocarina Of Time sur Nintendo 64, un chef d’œuvre. Ma première console c’était la NES avec le Mario et mon Dragon Ball Z et tu devais souffler sur la cartouche avant de la mettre dans la console… ça manque de faire ça. Donc gaming pour nous c’est très axé sur les vieux jeux même s'il y a des supers jeux maintenant. Je suis moins geek que je ne l'ai été avant.
Quentin : je joue moins aux jeux récents car ça a l’air tellement compliqué d’y jouer, tous les FPS tous ces jeux là, tu as 36 missions, un tas de commandes…
Pierre : on est moins dans le ludique. On parlait de Zelda, quand ce jeu est sorti c’était censé être un jeu compliqué alors que maintenant c’est une promenade de santé. En revanche je mets au défi quelqu’un de rejouer à Mario 64, on y a joué avec Steve et on avait l’impression qu’on était demeuré parque qu’on ne comprenait pas où il fallait aller…
Quentin : c’est très drôle que tu en parles, ma sœur ma offert Mario 64 mais en version Nintendo DS donc avec peut être de meilleurs graphismes…
Pierre : et tu comprends rien !
Quentin : tu rigoles, je suis déjà au niveau 100 alors que je l’ai commencé la semaine dernière ! Alors fou moi la paix ! (rires)


« Super 90' », 2e album de KADINJA, disponible le 18 janvier chez Arising Empire.
www.facebook.com/KADINJA


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